‹ Chronique de Charles VII, roi de France (volume 4)Chapitre 164 sur 240 · Bellaguet, p. 375,chap · texte numérisé non relu

Bellaguet, p. 375,chap

2jo Abrégé François [1419

sur son chaperon la croix Saint André, qui estoit signe du duc de Bourgogne, ainsi que lui vivant ils faisovent. Aussi fut défendu de par le roy que nul souldoyer ou adhérent du duc de Bourgogne ne fréquentast ne se transportast en manière ^ui fust I avec les gens de Monseigneur le Daulphm, que l'on appeloit les Armignacz. Pourquoy aucuns Âirent punyz rigoreusement pour ce qu'ils avoient seulement parlé à eulx >.

Non seulement 3 les Parisiens furent desplai* sans de la mort du duc de Bourgogne, mais aussi pluseurs autres officiers parmy le royaume, qui pilloyent le peuple et gouvemoient à leur plaisir, parle port qu'ils avoyent de lui. Lesquelx, en signe de deuil, portèrent habiz et vestemens noirs, et es églises firent célébrer solempnellement les funérailles et obsèques , pource que les principaulx gouverneurs du roy estoient adhérents et fauteurs du duc de Bourgogne, tant du mort que de son fils qui luy succédoit. Ils craignoient la puyssance de Monseigneur le Daulphîn , lequel ils cognoissoient bien , pour les injures, forces, violences et inhumanités qu'ilz avoyent faiz à ses adhérents , les avoir en hayne. Ils convindrent ensemble et conclurent, à l'instiçacion du duc de Bourgogne , fils du mort, de faire paix avec les Anglois, anciens ennemys de France ; car autrement il ne sembloit pas povoîr résister à la puissance de Monseigneur le Daulphin ne venger la mort du duc de Bourgogne 4.

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