‹ Chronique de Charles VII, roi de France (volume 4)Chapitre 71 sur 240 · Chapitre · texte numérisé non relu

Chapitre

Lit de justice tenu par le roy^ appelle Us douu pers de son royaulme et autres ses conseillers.

L'an mil quatre cens dnquante-huit manda le roy aux douze pers de France, tant d'église que lays, et à ceulx de sa court de parlement, que ung chacun se rendist en la ville de Montargis du premier au huictiesroe jour de juing , auquel lieu il avoit intencion de tenir son lit de justice ou convencions pour aucuns affaires touchans le fait de son royaulme moult grandement. Ce qu'ilz firent en la pluspart, et là furent par l'espace de deux moys pour traicter de l'expédicion, aboliccion et condampnacion du duc d'Alençon , cousin germain du roy et l'un des pers de France , lequel estoit prisonnier pour certains crismes de lèze-majesté qui lui estoient imputez et dont on disoit qu'il estoit couppable.

Et estoient en ceste dite convencion Messeî»

gneurs le conte de Dunoiz et de Longueville , le chancellier de France , Maistre Pierre du Refuge, général de France, et plussieurs autres seigneurs et officiers. A ceste dite convencion ne

comparoir. Mais ce non ol)Stants il n'y vint point, pource que, par le traicté fait à Arras entre le roy et lui , il n'estoit ne ne povoit être contraint à quelque assemblée ou convencion , sinon de son bon gré et voullenté.

]4j8] Chronique de Charles VII. 91

Les deux moys dessusdits durans se tenoit le roy à Baugency , espérant tousjours aller audit lieu de Montargis , maiz lui doublant la mortalité et mauvaiz air se deppartit et donna congié à ung chacun de s'en retourner sur son lieu , et fut transmuée ladite convention au quinziesme jour dudit moys prochain ensuivant en la ville de Vendosme et oudit an mil quatre cens cinquante-^ huit».

Le quatriesme jour d'aoust mourut le pappe Pius , et oudit an quinziesme jour d'aoust , vindrent audit Vendosme par mandement tous les conseilliers pour le roy en sa court de parlement, tant lays que d'église ; et mesmement l'évesque de Pans et l'abbé de Saint-Denis , qui n'avoient

[)oint esté à Montareis, Et fut enfin prononcé 'arrest contre ledit ducd'Alençon, tel qu'il s'en suit :

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