‹ Chronique de Charles VII, roi de france (volume 5)Chapitre 124 sur 230 · Guy de Nelle · texte numérisé non relu

Guy de Nelle

4. Sur les affaires de Saint-Riquier et de Mons en Vimeu, conférez Jean Chartier, ci-dessus, t. i, p. 19, chap. (.

Jean Chartier. III. 12

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Bourguignons et de Flamans , jousques environ cinq mille combattans , qui assiégea lesdits François dedens Saint-Riquier , elles fermèrent, excepté une porte, tout environ, de siège moult fort. Adonc envoyèrent lesdits assiégés lettres pour quérir sescours à Compiengne , où estoit, pour le roy, le seigneur de Gamaches , et les cappitaines tenant les pais et marches de Beauvoisin pour le roy ; aussi en Champaigne devers Eustache de Confolans , lieutenant pour le roy audit pais de Champagne, et devers La Hire, qui estoit cappitaine de Vitry ; et devers Jehan Raolet, cappitaine de Beaumont en Ergonne et de Mouzon, avec trois cens lances soubz lui. Lesquels cappitaines s'assemblèrent à Compieigne les uns, et à Soyssons les autres. Et puis chevauchèrent droit à Saint-Riquier pour secourir lesdits Françoys assiégés.

Et quant le duc de Bourgoigne sceut leur venue, il leva son siège de devant Saint-Riquier et passa à Abbeville, et chevaucha jousques à ung village nommé Mons ', à trois lieues d'Abbeville, pour courrir sus ausdits cappitaines, qui venoient à eulx. Lesquelx cuidoient se assembler avec ceulx qui estoyent dedens le Crotoy et Saint- Riquier. Mais la marée, qui estoit grosse, les

I. Mons en Vimeu. La Picardie, revue littéraire, etc., publiée à Amiens, contient dans l'une de ses livraisons de l'année 18(7, p. 14s et suivantes, des détails étendus et circonstanciés sur Tartillerie et les munitions du duc de Bourgogne, et sur diverses particularités relatives à cette bataille. Ces documens, extraits des archives du département du Nord, et communiqués par M. le docteur Le Glay, sont publiés et mis en œuvre par M. le baron de la Fons-Mélicoq.

août) Chronique de Jean Raoulet. 179

empescha , et ne se y peut joindre que Poton de Santrailles , qui passa à no • lui quatriesme.

Quant lesdits Françoys vidrent les Bourguignons venir à grosse armée , ilz se misdrent en ordonnance et marchèrent droit à eulx. Aussi avoient les Bourguignons fait leurs ordonnances et mis deux aies ^ aux costés; dont l'une vint à ung molin à vent, aux archers des Françoys, qui estoit là à part , et les desconfirent, et en tuèrent environ deux cents. Incontinent lesdits enseignes desdits Françoys joignirent tout droit à la banière du duc de Bourgogne, lequel s'en fuyt jousques à Pintigny 5, où avoit pluseurs enseignes. Et là furent faiz plusieurs beaux et nobles faiz d'armes. Et combien que la bataille des Bourguignons fust molt espesse et aspre, toutes fois François se boutèrent fort avant ; pour quoy ils entrèrent dedens, mais à grant peine; car aucuns des Bourguignons avoient leurs lances croysées sur l'arson des selles en l'arrest. Là fut tué le seigneur de la Vieuville 4, portant la cote d'armes du duc, avec pluseurs Bourguignons et aussi pluseurs françoys mors et bléciez.

Adonc se misdrent Flamands et Bourguignons

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