‹ Chronique de Charles VII, roi de france (volume 5)Chapitre 155 sur 230 · Bellaguet, p · texte numérisé non relu

Bellaguet, p

2i8 Abrégé François [141 9 mai 12-

indignés; et , sans plus avant procéder, demoura tout au point que devant'.

Pendant le temps des trêves données pour devoir appointer, les Angloys , comme faulceurs de leur foy, le douziesme jour de may en l'an mil quatre cent dix-neuf, prindrent par amblée le chastel de Yvry-la-Chaucée ^ , lequel estoit fojt et avantaigeux pour guerre. Parquoy furent les trêves rompues, et firent guerres Françoys et Anglois , nonobstant que se tenist encore ladite Journée près de Vernon par les seigneurs.

Et 5 lors, quant le roy vit que riens n'y avoit esté accordé, il manda de rechief à Monseigneur le Daulphin que, pour mieulx réprimer l'oultraige des Anglois, il feist accord avec le duc de Bourgogne. A quoy respondit Monseigneur le Daulphin que voulentiers le feroit. Mais pour la dissuasion d'aucuns ses familiers, et aussi du duc de Bourgogne , il différa de convenir pour faire paix l'espace de troys moys , après lesquelz ils promisdrent de chacun costé eulx tenir à Corbeil et à Melun jousques à ce que entre eulx fust fait paix et accord.

Pour lequel faire fut assigné le neufiesme4 de juillet audit an, et lieu de convencion sur la chaucée que l'on appelle le ponteau Saint-Denys, près Melun. Duquel furent faites tentes et petits

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