‹ Chronique de Charles VII, roi de france (volume 5)Chapitre 185 sur 230 · DES GRANDES CHRONIQUES. 25 F · texte numérisé non relu

DES GRANDES CHRONIQUES. 25 F

dedens certains molins à vent, au bout du pont près le marché. Dedens lesquelz estoit le conte de Vycestre, qui fut frappé d'une pierre de canon envoyée par les François, tellement qu'il fut mort incontinent. Pourquoy iceulx Anglois, des molins se misdrent aux champs, pour combatre avec les Françoys, qui les assaillirent si asprement qu'ilz prindrent ou misdrent tous à mort , excepté ung qui s'enfuit. Mais pour ce qu'il avoit servi le roy Henry d'Angleterre, par sa cruaulté le fist planter et enterrer tout vif et morir inhumainement.

Puis après, quant ledit siège eut tenu longtemps en continuant les assaulx, saillies et escarmouches, d'un costé et d'autre, les François, qui n'avoient plus de vivres ne d'autres provisions, furent contraints se rendre à la voulenté ' du roy Henry, qui leur promist faire grâce et les traictier humainement; ce qu'il ne leur tint pas, mais aucuns en fist morir contre sa promesse, et les autres il mist à grosses rançons et les envoya prisoniers à Paris et en pluseurs autres lieux. Puis pilla ladite ville et le marché et y mist grosse garnison d'Anglois; puis s'en ala à Paris. Et assez tost après il fist et constitua le duc de Clerence son frère ^

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