‹ Chronique de Charles VII, roi de france (volume 5)Chapitre 78 sur 230 · I. Voy. ci- après , page loo, note. i · texte numérisé non relu

I. Voy. ci- après , page loo, note. i

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deçà, ils auroient conquesté grant partie dudit pays avant que y peussions pourveoir. Et aussique nous estions loingtz partis de Berry, pour aller sur nostredit filz le Daulphin , et que au pays n'avoit aulcuns gens d'armes , et tout le peuple mal content , et que à icelle heure estoit temps qu'ilz venissent, ou jamaiz. Et avecques ce, que quand ilz vendroient, qu'ilz amenassent le plus qu'ilz pourroient, et que il leur disî que ledit d'Alençon estoit fort esbahy qu'il n'avoit eu aucunes nouvelles d'eulx ne de sondit poursuivant ; et qu'ilz le lui renvoyassent et feissent savoir de leurs nouvelles, et qu'il leur dist franchement que ce n'estoit rien de leur fait ne de leur entreprinse , c'ilz ne monstroient autrement qu'ilz vousissent besongner.

Aussi qu'il leur parlast desdits vingt mille escuz, dont il avoit donné charge audit Hotinton. Et avecques ce, qu'il charga audit Thonmas Gillet de dire audit duc d'Iorck que de tous les siens de par deçà, il estoit le mieulx aymé en Normendie, et estoit celui pour qui les gens du pays seroient le plus. Et charga en oultre audit Gillet qu'il dist ausdits Angloiz que , après leur descente, ilz feissent leurs ordonnances , crys et publicacions telles qu'il avoit dictes et desclairées audit Hotinton. Et que se on parloit audit Gillet du mariage de la fille de nostre dit nepveu avec le filz aisné dudit duc d'Iorck , il dist de ladite fille ce qu'il en savoit et avoit veu ; et qu'il bailla audit Gillet, pour porter audit duc d'Iorck , certaines lettres contenans la forme qui s'ensuyt : «Seigneur, etc., je me recommande à vous et vous prie que en toute haste me facez savoir de

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voz nouvelles et pencez de moy, car il est temps. Pour Dieu » , metez diligence en vostre fait et vous acquitez ceste foiz , car trop ennuyé à qui actent ; et en toute haste envoyez argent , car vostre fait m'a chier cousté et à Dieu soyez, qui vous doint ce que désirés. Escripî ubi suprà. » Et dessoubz : « Le tout vostre (N). » ' .

Disant oultre que, ung peu devant Noël ensuivant, il envoya ung homme, nommé Pierre Fortin, à Callaiz, et lui donna charge de parler, ausdites ensaignes du poulce , ausdits Wideville et Jacques Haye , et savoir à eulx c'ilz avoient eu aucunes nouvelles desdits Pouencé et Thonmas Gillet. Oultre, dist et confessa que entre ladite feste de Noël et la Typhanie => oudit an, lesdits Pouencé et Gillet revindrent d'Angleterre par devers lui. Et lui fist son rapport ledit Pouencé à part dudit Gillet, par lequel il lui dist que ledit duc d'Iorck et le chancellier d'Angleterre le mercioient de son bon voulloir, et que le parlement d'Angleterre n'estoit point encores assemblé , ne le roy d'Angleterre en Testât de lui en faire responce finalle- maiz que brief on tendroit parlement, et besongneroit l'en si bien que le duc d'Alençon en seroit content, et que nosdits ennemis lui en feroient savoir de leurs nouvelles par ledit \Videville dedens karesme lors après ensuivant, et que nosdits ennemys ou aucuns d'eulx avoient baisié les armes ou l'ensaigne des lectres dudit duc d'Alençon , lesquelles portoit ledit Pouencé, son poursuivant , pour l'honneur dudit d Alençon.

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