Lettre de Henri VI au duc de Somerset
De par le Roy.
Très chier et très amë cousin^ Vallois, heraull d armes, naguères nous a rapporté lettres closes de par très haiilt et puissant prince nostre très chier oncle de France, et avec ce nous a exposé diverses choses assés au long déclarées en certaines instructions baillées audit Vallois de par icellui nostre oncle, desquelles lettres et instructions vous envoyons copie enclose en ces présentes ; sur lesquelles de présent faisons res« ponse à nostre dit oncle , ainsi que pourrez veoir par la copie de noz lettres que lui porte ledit Vallois ; laquelle copie est aussi enclose dedans cestes, affin que ayez pleuière congnoissance de tout. Très chier et très amé cousin, vous savez le parfait vouloir que avons à bonne paix avec nostre dit oncle, par tous bons, raisonnables et lionorables moyens; et eomnoent c*est nostre désir et voulenté que les trêves et autres appoinctemens faiz et accordez entre nous et nostre dit oncle, en espérance de plus legièrenient parvenir au bien de paix, soient gardez et entretenuz, et que se par avanture aucune chose estoit faicte et attemptée . au contraire d*une part ou d'autre, que deue reptn»V ' cion en soit faicte ainsi (|ue au cas appartendra. Sur ; toutes lesquelles choses, vous principalement, et ei^*
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Yostre compaignie aucuns autres noz ambassadeurs,^ et mesmement en vostre prudence et bonne diligence, comme raison est, en avons parfaicte confidence, si voulons et vous mandons bien acertes que vacquez et entendez, et par nos ambassadeurs et commis qu'il appartendra faictes très efTectuelment vacquier, besoigner et entendre aux choses demandées, si diligemment et si deuement que à nous ou aux nosires raisonnablement on n'en puist donner charge et „ que nostre honneur y soit gardé. Et ce faictoft en telle manière que nostre dit oncle ou autres doresenavant n'aient cause d'envoier pour ces matières par devers nous^ car difficile chose seroit à nous et à nostre conseil estant par deçà de respondre et deuement appoinctier des affaires de par delà, sans congnoistre les mérites, qualitez et circonstances des cas. Donné soubz nostre signet à Westmoustier le m® jour d'octobre, l'an xxvii® de nostre règne.
A nostre très chier et très amé cousin le duc de Somerset, nostre lieutenant gênerai et gouverneur de par nous en noz Royaume de France et duchié de Normandie.
Au dot : Copie des lettres clozes envoyées par le Roy d'Angleterre jm duc de Somerset touchant le fait des attamptax.
(Ms. fr. 4044, f. 61.)
3 octobre.