‹ Chronique de Mathieu d'EscouchyChapitre 52 sur 90 · Ternant. — 3. Estissac · texte numérisé non relu

Ternant. — 3. Estissac

qu'il me viiille , elc. j car ma pension ne me porroity etc.

XLI. Item, luy deviser les pertes que j*ay eues elce quej'ay souffert pour luy, etc.

XLIl. Item, peut fere faindre audit mon. qu'il me a assés agréable, car je luy ay faint que je foys semblant de vous amer, etc., et que audit ses {sic\ etc. Tay dit pour savoir d'eulx, etc. ^ pour luy redire, mais qu'il se puet tenir seul, que je n'en deist lors ne diray que à son avantaige, etc., mais d'aucunes foys devant mondit seigneur, etc., et autres ay bien dit et diray que je ne vous ayme point, etc., alléguant ma demourance, etc. ou quel(|ue autre chose, non toutes foys à sa foule, etc.

XLIII. Jtemy s^il vient à ce point d'avoir lesdides lettres, etc., qu'il en ait unnes dudit mon., etc.

XLIIII. Iterrij lui parler de la venue du oon. de Suf. S qui porra estre cause de rompre ladicte con., pour quoy il peust encores dissimuler en doulceur, sans riens bailler, etc., et qu'il ne se soulcie, que je luy feray bien savoir de tout.

XLV. Itenij lui dire comme j'ay faing à mon var.', que je suy venu devers luy pour ung mariaige, etc.

Lettres closes dudit Mariete à mon. de Boargongne.

XLVI.^ Mon très redoubté seigneur, à vostretrès bonne grâce très humblement me recommande. Comme monseigneur de Croy peust bien derreniérement appercevoir, par ce que je luy escrips, que avant que je m'en retournasse devers monseigneur feroye tant, se possible m'estoit, que reviendroye voua dire

i . Comte de Sufiblk. — 2. Varlet. — 3. Voy. d-dessout, p. 306.

ce que pour riens n'eusse escript, qui fort vous touche, je suis venu jusques cy, et n'ay de personne esté cogneu encores, et pour aler devers vous ay pensé, se ainsi vous semble bon, que m'envoyez ung de voz varletz de chambre, ou Charles de Rochefort, que mieulx amerez et cognoistrez avoir meilleur entendement et le savoir tenir secret, et sans varlet,car le mien pourteur de cestes lui fera bien compaignie, et que en vostre part, par quelque unne des portes derrière, je voyse à vous. Monseigneur, se autre voye advisez meilleur, mandez-le moy, car je feray ce qu'il vous plaira. Et pour Dieu , monseigneur, ne vous en vueillez descouvrir, fors à celuy que m'envoyerez, auquel vous plaise bien commander sur tout tant qu il vous craing vous offenser et despaire, qu'il ne faille point de le tenir bien secret. Monseigneur, je vous prie que rompez cestes présentes en tant de pièces que elles ne se puissent relire, ou les bruslez. Mon très redoublé seigneur, je prie à Dieu qu'il vous doint joye parfaicte de tout ce que vostre très hault et très noble cuer désire. Escript à Coyche ce jeudi ii jour de juing.

Vostre très humble et très obéissant serviteur, celuy, etc.

Autres lettres dudit Mariete à mondit seignenr.

XLVII. Mon très redoublé seigneur, je vous envoyé les choses par escript que je vous dis hier qui vous touchent; quant des autres où le seneschal dit que vous estiés cely en ce monde que plus je deusse haïr, la responce que je lui en feiz, la façon et manière comme je l'entretiens bien aussi de mon fait, ce que vous en devisay, pense que vous souffit de l'avoir oy.

282 CHRONIQUE DE RIATHIEU D*ESOOUCHT.

Se bon vous semble, monseigneur, vous monstrerez à monseigneur de Toumay ^ lesdictes choses, aussi les commissions que me feistes bailler à monseigneur de Croy ; et seroye bien joyeulx qu'il les leust devant vous, se c'estoit vostre plaisir^ et que à ce soir vous pluce conclurre ma délivrance, afin demain au plus malin je m'en puisse retourner. Monseigneur, je vous supplie ainsi le Tere^ et me mander heure, se vous voulez que je voyse à vous, et Charles de Rochefori ou Jehan pour moy quérir.

XLVIII.' Item^ que mondit seigneur a conclu de vous fere bonne chière, quant il sera devers le Roy, pour plus tost avoir entrée à ce qu'il tend, qui est d'avoir le gouvernement du Roy et de tous poiiis vous defTaire; et ceste chière lui conseillent vous fereChastill. Stiss. etRe'.

XLIX. Item^ se vantent les dessusdis que à vous def faire ne fauldront point, disant qu'ilz ont la pluspart du conseil pour eulx , comme le chan., Prie, Saint., Couix/, lesquelz dient qu'ilz s'entretiennent bien avec vous et que ne le cuiderez en pièce, et que s'il Taillent par ce moyen, que une dague jusques au manche en fera la raison ; et à ce se trouvera Jehan de Dail.', qui dit qu'il en vouldroit estre l'exécuteur; et conclud mondit seigneur avecques les dessusdb que l'un ou l'autre sortiroit son eifect.

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