‹ Chronique de Mathieu d'EscouchyChapitre 64 sur 90 · Cf. ci-dessous, p · texte numérisé non relu

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Sur le vin® interrogatoire, il le confesse.

Sur le iil', dit qu'il ne dira pas qui lui a aydé à le celler ne à passer le Rosne. Et au regart du defferrer, dit qu'il se defferra soy mesmes, car les fers estoient mal cloues, et aussi il se rendy à Nostre Dame. Interroguë quans jours il fut mussié, dit que six jours entiers. Interrogué à quelle heure et quel jour il s'eschappa, dit qu'il n'en dira riens, car il ne vouldroit point que celuy qui lui ayda à eschapper et à le celler et à passer le Rosne eust point de mal pour lui, et pour ce n'en dira autres choses.

Sur le x* interrogatoire, dit que il trouva les memoriaulx entre Tours et les Motiz, et les myt en sa boeste ainsi qu'il a dit au procès fait à Lion, et autres choses n'en scet. Interrogué s'il a escript lesdis memoriauU* dit que non. Interrogué qui les avoit doncques escript, veu qu'ilz parlent de lui et de son fait propre seulement, et des ambaxades et afaires qu'il a euz, ce que nul autre ne puet bonnement savoir, dit qu'il ne scet dont ilz sont venuz ne qui les a escripz.

Sur le xi", dit qu'il a escript que il estoit en dangier par hayne que monseigneur l'argentier avoit contre lui et qu'il pleust à monseigneur et à ceulx de son hostel qu'ilz lui voulsissent ayder à le fere defferrer et délivrer. Interrogué pour quoy il escripvoit à monseigneur qu'il mandast ou chastellain qu'il le delivrast et qu'il le feroit si soubtilment que le Roy n'en sauroit riens, dit qu'il le fit, car il lui sembloit qu'il n'avoit pas fait chose pour quoy il deust estre détenu. Interrogué s'il a point présenté d'argent à personne pour estre délivré, dit que ouy au chastellain de Yrieu à qui il présenta ii^ frans, afin qu'il le muçast.

298 CHROMQUK DK MATHIEU D'ESCOUCHY.

Sur le XII* interrogatoire, il le confesse.

Sur le xii]% dit que Casin Chaille le mena devers monseigneur de Bourgoigne, dès Nancy où il le trouva, et ledit Casin avoit beaucop des blans, et ledit qui parle en prist, dont les aucuns il employa pour employer devers mondit seigneur de Bourgoigne, et les autres il garda tous blancs, poursoy ayder se besoing eust esté ; et depuis furent mouillez et demeurèrent en sa boeste ; et lui retourné devers mondit seigneur, lui en furent baillez des autres, et croit qu'ilz ont esté trouvez dedans sa boeste.

Sur le xuify dit qu'il en eust plusieurs blans. loterrogué s'il en a point emploie au Lieige, dit que ouy. Interrogué s'il en a baillez a aucuns chanoynes de Lieige pour avoir chevaulx ou autres dons, soubz umbre que monseigneur leur ayderoit devers le Pape et le Roy et ailleurs où il pourroit, dit que neonii. Interrogué qui escripvoit les lettres que se bisoient èsdis blancs, dit que ung sien valet clerc nommé Symonet. Interrogué se sur lesdictes lettres escriptes ausdis chanoynes il se veult rapporter audit Symonety dit que non, car il est son ennemy, pour ce que le fit mettre en prison à Mons en Heynault.

Sur le XV*, dit qu*il ne lui souvient quel nombre il a euz desdis blans.

Sur le xvi' interrogatoire, dit qu*il ne lui souvient comment ne combien lesdis blancs ont esté emploiec, si non ainsi qu il a dit dessus.

Sur le XVII*, dit que lui venu des voyaigea, il oUia de les rendre.

Sur le XVI11* interrogatoire, dit qu'il a euz des blanci seellés de monseigneur, dont monseigneur le chanodier

eust cedule de lui, et ne tes a point emploiez, ains les doit avoir rendu à mondît seigneur le chancellier; et s'il ne les lui a renduz, et que icellui monseigneur le chancellier ait encores sa cedule, ilz doivent estre en son coffre qu'il a à Paris ou en celui qu'il a à Valence.

Ledit jour après disner, ou lieu et en la présence des seigneurs dessus nommez, a este interrogué ledit maistre Guillaume Mariete sur les memoriaulx dont dessus, ou X® interrogatoire, est faicte mencion, dont la copie dessus incorporée lui a esté exhibée et leue de mot à mot, coilacionnée à l'original, et signée par Jaques Mathieu, notaire de Lion. Et sur tous les poins contenuz en ladicle copie, dit sur tout qu'il n'en scet riens et qu'il n'en ouy oncques parler, excepté l'article qui fait mencion du Lieige, et celui qui parle d'ung corsier; desquelles choses il dit qu'il puet estre que en sesdictes boestes en avoit aucunes mémoires ^ ausquelles il se rapporte, s'il les a escriptes.

Lesquelles choses ainsi ouyes par les seigneurs dessus nommés, et après plusieurs amonicions et exortacions Taictes audit Mariete de dire et confesser la vérité ; et attendu les indices et véhémentes suspicions, et autres choses, tant dessus escriptes que contenues ou procès fait à Lion à l'encontre de lui, et que autrement il ne vouloit dire ne confesser; et eue sur tout ensemble conférence et meure délibération, ont prononcé et ordonné lesdis seigneurs, en la présence dudit Mariete, qu'il soit questionné à la torture jusques il ait confessé la venté de sa bouche.

Et après incontinent l'ont fait despoiller, et^ en le despouUant, ont estes trouvez ou poignet de son

300 CnROMQUE DE MATHIEU D'ESœUCHY.

poqK>inl quatre fers aguz, et une tranche plume, eC une lettre de monseigneur Targentier, et ung seei de cuyvre. Interrogué qu'il vouloit Tere desdis fers et où il les avoit pris, dit qu'il les prist en la franchise â Lion, en une chappellcy et estoiant d'ung chandellier d'esglise, et à iceulx fers se defTerra, quant il s'eschappa de Indicte franchise; et du tranche plume il laîlloit ses plumes; et la lettre est celle que monseigneur Targentier lui envoya pour le fere venir devers lui ; et le seel est le seel dont il a acoutusmé user en ses commissions et autres affaires.

Après a esté porté ledit Mariete en la grande sale dudit chastel de la Coste , ou lieu de la torture.

Et là Tout fait lyer lesdis seigneurs à la corde, Is amonestant et exortant qu'il deist la vérité ^ lequd D*a riens voulu dire , sinon que lui estraignoit trop les mains. Et après Font fait ung pou tirer, jusques environ quatre doiz dessus terre^ laquelle il ne touchoit point, pour ce qu'il tiroit et retraihoit ses jambes pourœ qu'il n'avoit es pies que les fers, et lesquelles , s*il les eust estendues , il eust bien touchié ladicte terre. Et à la fin , après plusieurs ammonestemens , n'a voulu riens confesser ne dire , fors crier et soy plaindre. Et atant Font fait deslier lesdis seigneurs et porter en la chambre où il est détenu prisonnier , et le amonester souvent qu'il deist vérité^ mais riens n'en a voulu dire ne confesser.

L'endemain qui fut dimenche, m' jour de oian, bien matin, ainsi que ledit maistre Régnier de Bouligny s'en vouloit partir dudit lieu de la Coste, et ertoit à cheval pour aler à Valence besoignier sur oertaines affaires de mondit seigneur le Daulphin, vint deven

lui Boyssey , huissier d'armes dudit seigneur, ayant

la garde dudit Mariete, qui dist et rapporta audit maistre Régnier que ledit Mariete lui prioitpour Dieu qu'il veint parler à lui, car il se vouloit audit maistre Régnier découvrir d'aucunes choses. Et pour ce délaya ledit maistre Régnier son parlement jusques au lendemain , et ala parler audit Mariete ; et après rapporta ausdis messeigneurs les chancellier et gouverneur que icellui Mariete vouloit parler autrement qu'il n'avoit ùàtj mais que c'estoit au moins de gens que faire se pourroity et qu'il diroit toute la vérité.

Et après disner, eue deliberacion entre lesdis seigneur, fut conclud qu'il seroit interrogué et répète en la présence de moy, notaire et secrétaire dessus nonuné, et autres qu'il appartiendroit, pour tirer et avoir la vérité des cas et forfaictures commis et perpétrez par ledit Mariete.

Le lundi mi' jour dudit moys de mars, oudit lieu que dessus, par mesdis seigneur les chancellier, gouverneur, Régnier, Guy Pape et Guillaume Becey, vicesgerent du procureur du Roy, en la présence aussi de moy Jehan Botu , notaire et secrétaire dessusdit , a esté interrogué et répété ledit Mariete de et sur les memoriaulx dont la copie lui a esté exhibée et leue, comme dessus est contenu, et s'il les a escrips et à quel fin; lequel Mariete a respondu et dit qu'il a escriptes toutes les mémoires et cedules qui furent trouvées à Lyon dedens sa boeste et qui lui furent monstrées par ledit monseigneur l'argentier. Toutes voyes ne scet pas s'il y a plus ou moins ou autrement escript en ladicte copie que es originaulx.

Après disner, ou lieu que dessus et en la présence

302 CHKOMQl E DE MATHIEU D'ESCX)l CHT.

des seigneurs dessus nommez, a esté interrogué et répété ledit Mariete sur les mémoires et articles cooteDuz en ladicte copie, laquelle lui a esté leue article par article; et sur chascun d'iceulx a respondu, par le serement qu*il a fait, qu'il les a escripz, ainsi qu'il est contenu es originaulx qui ont esté trouvez en ses boestes, lesquelx il a escrips de sa main, et ainsi le confesse ; et s*en rapporte ausdis originaulx et aussi à ladicte copie qui lui a esté leue, excepté que s'il y avoit en ladicte copie aucune faulte en sillabes, vocables ou lettres, qu*on doye ester ausdis originaulx.

Interrogué à quel fui il escrivy lesdictes mémoires, dit que ce fut à la promocion de monseigneur le seneschal, qui lui promist faire beaucop de biens.

Et après ce, a esté amonesté ledit Mariete par lesdis seigneurs et par plusieurs Toiz, qu*il ne chai^st personne pour deschargier soy ne aulruy : dit, sur la dampnacion de son ame, que ce qu'il dit il ne le dit point par contraincte ne pour amour ne faveur ne hayne de autruy, mais pour la seule vérité.

Interrogué pourquoy il escripvoit èsdis memoriiulx aucuns noms eu une sillabe ou en une lettre, dit que mondit seigneur leseneschal le lui faisoit faire^afin que, s'ilz eussent esté trouvez, que Ven ne s'apparceusl pas si tost que ce estoit.

Interrogué comme il les entend et que signifSent lesdictes lettres et sillabes, dit : au premier article desdis memoriaulx, par mon.j s'entend monseigneur le Daulphin ; par le se. , monseigneur le seneschal ; par de tA . ^ c'est de TÂgnès ; par chan, , c'est le chaoœllier de Bourgoigne; par Cro., le sire deCroy; par dEsi.^ le conte d'Estampes; par ^i4, c'est du Roy; par ma.

vostre^ c'est madame de Bourgoigne; par An.^ c'est Angleterre.

Sur le 11% dit comme dessus, et que par R. s'entend le Roy.

Sur le lu^ article, amha.y sont les ambaxadeurs du Roy alez en Angleterre.

Sur le iiii", le pre. est le président de Bourgoigne; M^ Od.^ c'est maistre Odart; et Ber.^ c'est Bertrandon, qui sont à monseigneur de Bourgoigne.

Sur le V*, 7Vr., c'est Ternant; et Char.^ c'est monseigneur de Charny ; et au surplus comme dessus.

Sur le VI*, dit comme dessus, et que mad. leur /. c'est la fille du Roy qui estoit mariée au filz de monseigneur de Bourgoigne.

Sur le vu% par iVe., s'entend monseigneur de Nevers.

Sur le vin% dOr.j s'entend monseigneur d'Orléans.

Sur les xf et xii% dit comme dessus.

Sur les autres jusques au xvii* incluz, dit comme dessus.

Sur les XVIII*, par le R, de Cec/. et monseigneur Ch. ^ s'entend le Roy de Secille et monseigneur Charles d'Anjou.

Sur le xix% par monseigneur le D., c'est monseigneur le Daulphin ; et par ^r^., c'est monseigneur de Bretaigne.

Sur les autres jusques au xxv*, s'entend comme dessus.

Sur le xxv', par Ljr,^ /)r>., etc., s'entend Lisle, Douay, et les autres pays engaigiez que tient monseigneur de Bourgoigne.

Sur le xxvi', dit qu'il ne lui souvient pas qu'il en-

304 CHRONIQl K DE MATHIEU D'ESCOUCHT.

tend par les niajs^ mon,^ et croit qu^il y a autrement en Toriginal.

Et pareillement dit de Fi. , qui est contenu es xx\ii\* etxxxiiir articles.

Sur les \xvn et autres articles jusquesau xxxr inclus, dit ({uecon,^ c'est laconvencion; et lapa.^ c'est la paix; et tre,^ c'est trêves; et la d.^ c'est la duchesse ; par Char. , c'est Chamy.

Sur le xxxvf^ dit que Ter., c'est Temant.

Sur le xLiiii*^ et xlv* articles, dit que con. de Suf,^ c'est le conte de Soufîort ; et i^ar. , c'est le varlel dudit Mariete.

Sur le xLvui* article, entend messeigneurs de Chastillion, d'Estissac et maistre Régnier de Boulongny.

Sur le xux^jchan.^ c'est monseigneur le chanodlier de France; Prie, c'est monseigneur de Prissigny.

Sur les autres articles, dit comme dessus, et que Stic. , c'est monseigneur de Stissac, le Dieu de Sa. , c*est le pape de Savoye; Cado.y c'est Cadorat ; Ber.^ c^eA Bernes; Sojt.^ c'est Saxonie.

Lesquelles choses ouyes par mesdiz seigneurs les chancellier , gouverneur et maistre Régnier y et eue entre eulx deliberacion, pour ce qu'ilz sont nomma aucunement esdi/ memoriaulx , et pour certaines autres causes qui à ce les meuvent , ont conclu ensemble qu'ilz ne procéderont plus avant à interroguer ledit Mariete, ce que pourront faire lesdiz messires Guy Pape et Guillaume fiecey,pour bien de justice, et avoir la venté desdictes matières , ainsi qu'il apparCiendia par raison.

Ainsi a esté procédé et respondu ^ moy présent.

Signé: BoTcn.

PIÈCES JUSTinCATlVES. 305

Et après , le mardi cinquiesme jour dudit moys de mars, par lesdiz monseigneur Guy Pape, conseiller Dalphinaly et Guillaume Becey, procureur substitut du Roy y en la présence aussi de moy , Jehan Botu j notaire et secrétaire, dessus nommez, a esté interrogué ledit maistre Guillaume Mariete par son serement et sur la peyne que dessus , sur les articles contenus es memoriaulx par lui confessez avoir esté faiz et escrips de sa main et trouvez en ses boestes ; ausqueU il a respondu de son bon gré et sans aucune contrainte ainsi qu'il s'ensuyt :

Premièrement, sur les premier, second et autres articles ensuyvans jusques au xvn' incluz , dit et confesse que lesdiz articles, ainsi qu'ilz sont contenuz et escrips, lui a fait faire et escrire monseigneur le seneschai de Poictou. Interrogué comme se puet fere , attendu que lesdiz articles parlent contre mondit seigneur le seneschal, dit qu'il vouloit que ledit Mariete usast de ce lengaige à mondit seigneur de Bourgoigne, pour sentir et savoir quelle entencion et vouloir avoit ledit monseigneur de Bourgoigne contre ledit monseigneur le seneschal. Interrogué se ledit monseigneur le seneschal a veu lesdiz articles, dit que ouy , et qu'il les lui monstra quant il les eust fait de son commandement, à Chinon , tant en la chambre que au retrait de mondit seigneur le seneschal , excepté le premier , lequel icellui Mariete leust audit seneschal.

Sur les xviii'' et xix^ articles, dit comme dessus. Interrogué se monseigneur le duc de Bretaigne, nommé èsdiz articles, a riens veu ne sceudu contenu en iceulx, dit que non ; mais vouloit ledit seneschal ainsi le dire

à mondit seigneur de Bourgoigne pour plus le mettre en crainte envers ledit seneschal.

Sur les XX*, xxi* et xxii" articles^dit comme denus.

Sur les xxiii% xxiiii" et autres articles jusques au xxxiiif incluz y dit que mondit seigneur le seneschal les lui a ainsi fait escripre , pour rapporter à mondit seigneur de Bourgoigne , et ce pour savoir se entre mondit seigneur le Daulpliin et monseigneur de Boiuigoigne avoit point d'aliance, et pour savoir sur ce l'intencion et vouloir de mondit seigneur de Bourgoigne. Interrogué se jamais il ouy parler ne faire mencioD à mondit seigneur le Daulphin ne à aucuns de MS gens des eiitreprinses contenues èsdiz articles , dit que non. Interrogué s'il rapporta les choses contenues èsdiz articles à mondit seigneur de Boui^oigne , dit que ouy , faignant qu'il n'amast pas ledit seneschal y conune aussi il faignoit non le amer en toutes les antres choses contenues es articles precedens. Dit ausâ que ledit seneschal les lui faisoit ainsi dire , et disoit que mondit seigneur de Bourgoigne ayme fort estre adverty et advise de toutes besongnes , et que par œ moyen il savoit tout. Interrogué qui estoit présent avecques mondit seigneur de Bourgoigne quant il faisoit ce rapport, dit que monseigneur de Croy et dod autre y car le chancellier n*y estoit pas.

Sur le xxxv*", xxxvi*" et autres ensuyvans jusque! au xLvi^ excluz , dit qu'il les a escript et dit à mondit seigneur de Bourgoigne, du vouloir et commandement dudit monseigneur le seneschal, comme dessus.

Sur les XLvi'' et xLvn% interrogué, confesse avoir escriptes les lettres aux fins dessusdictes, et dist de

bouche audit monseigneur de Boui^oigne ce dont en icelles est faicte mencion.

Sur les XL VI II* et xlix* articles , dit que ledit senescbal les lui fit escrire, faignant qu'il parlast audit seneschal; disant oultre qu'il vouloit que ainsi ledit Mariete le deist au Roy , pour ce qu'il disoit le Roy estre très soubtil à entendre , et que le Roy luy porroit répliquer beaucop de choses, et que ledit seneschal sa voit assez la manière de parler du Roy , et pour ce les lui fit escrire en celle façon et les dire devant ledit seneschal , comme s'il feust le Roy ; lequel repliquoit audit Mariete les paroUes qu'il pensoit que le Roy repliqueroit. Interrogué se mondit seigneur le Daulphin, monseigneur de Chastillion, monseigneur de Stissac ne maistre Régnier savoyent riens du contenu èsdiz articles, ne se jamais il leur en avoit ouy parler , dit que non. Interrogué s'il a dit le contenu èsdiz articles au Roy, dit que ouy, excepté de la Dagne'; car mondit seigneur le seneschal luy dist, après qu'il eust veuz lesdictes mémoires , qu'il n'estoit jà besoing parler de ladicte Dagne ne aussi de lui singulièrement, mais de ceulx qui sont au gouvernement du Roy en gênerai , afin que le Roy ne pensast point que ce fust une chose forgée. Interrogué à quel fin ledit seneschal lui faisoit dire ces parolles, dit que pour plus tousjours esloigner mondit seigneur le Daulphin du Roy.

Sur le L* et li*, dit qu'il ne lui recorde de présent à quel fin il les escripvy.

Sur les Lif j Liif , Liiii* et lv* , dit que ledit senes-

i. Agnès.

chai les lui a fait escrire et dire au Roy 9 pour esiloigner mondit seigneur comme dessus.

Sur les LVi"* etLvii^, et autres jusques au uu* indu/, dit qu'il les a escrips , du commandement et aui fins que dessus.

Sur les Lxii*, lxiii* et autres jusques au lx&i* induz, dit que ce fut ung rapport qu'il fit à mondit seigneur le seneschal des choses contenues ausdiz articles, pour lui complaire , lequel rapport il lui fist mettre par escripty en la manière qu'il est dit. Interrogué s*il a ouy dire à mondit seigneur de Stissac les parolles contenues au Lxvi* article, dit que non.

Sur les Lxxif et autres jusques au lxxvii* incluz, dit que ledit monseigneur le seneschal les lui ordonna ainsi escrire , comme s'il parlast à lui , afin de les aina rapporter au Roy; et disant que le Roy estoit fort soubtil et que ledit Mariete ne cognoissoit pas ses manières; pour quoy il vouloit que à lui, comme parlant au Roy , il recitast lesdictes choses , à celle fin que ledit Mariete feust plus asseure et adverty de répliquer au Roy sur ce qu'il lui porroit dire. Interroguë ft*il ledist au Roy, dit que ouy, au moins lapina part. Interrogué s'il a ouy dire à mondit seigneur ne à mondit seigneur de Stissac, ou à autre, les choses contenues èsdiz articles , dit que non , si non audit seneschal.

Sur les Lxxvui*^, dit que Jehan Ardoyn luy dist partie du contenu en icellui article , c'est assavoir jw* ques au fait de Gennes encluz. Le surplus dudil artîde a ouy dire audit senesclial , et ainsi ledit Mariete le mist par escript pour le rapporter à mondit seigneur le Daulphin, et le luy rapporta.

Sur les Lxxix"* et autres articles jusques au uxzv* kt

cluz , dit que les choses contenues en iceulx il mist par escript pour rapporter à mondit seigneur , et le lui deist à Valence.

Sur les Lxxxvi* article , dit que mondit seigneur le seneschal le lui fit escrire et dire au Roy , et avant qu'il le deist au Roy , ledit Mariete dist audit seneschal qu'il De Tavoit pas ouy dire à mondit seigneur le Daulphin ne aux autres nommez audit article ; ledit seneschal iuy disoit qu'il le pou voit bien dire, car il estoit vray, et qu'il l'avoitsceu par des gens de mondit seigneur, et que le Roy le savoit bien , et quant il le diroyt au Roy, vcu qu'il estoit à mondit seigneur , le Roy lui en sauroit bon gré et que ce lui seroit cause d'ung grant bien. Interrogué que sont ceulx de l'ostel de mondit seigneur qui font savoir les nouvelles devers le Roy et mondit seigneur le seneschal , dit qu'il n'en scet riens.

Sur les Lxxxvii* et autres articles ensuyvans jusques à la fin , dit que monseigneur le seneschal les lui a fait escrire par manière d'instruction , pour ainsi le rapporter à mondit seigneur de Bourgoigne, pour extaindre et abolir l'extimacion de mondit seigneur le Daulphin, ou cas que ledit Mariete iroit devers mondit seigneur de Bourgoigne, et que le Roy auroit voulu qu'il y alast, mais il dit non y avoir esté depuis, et par ainsi qu'il n'a point rapporté au Roy , audit monseigneur de Bourgoigne, ne à autres» le contenu desdiz articles.

Interrogué en quel temps il escrivy lesdictes mémoires , dit que , au regart de ceulx qui touchent monseigneur de Bourgoigne , ce fut dernièrement, le Roy estant à Chinon ou à Rasilly ; et au regart de ceulx qui touchent le Roy et mondit seigneur , ce fut qu'il les

3i0 CHRONIQUE DE MATHIEU D'ESœUGHT.

escrivy et deist au Roy à Boui^es , environ a ung an \ et après ce qu'il fut revenu de devers mondit seigneur et qu'il eust parlé à lui à Valence.

Le mercredi sixiesme jour de mars à matin , ainsi que les seigneurs s'en vouloient partir dudit lieu de la Coste pour s'en retourner à Grenoble, ledit Mariete envoya dire audit maistre Guillaume Becey et à moy Botu, notaire et secrétaire dessusdit, qu^il vouloit parler à nous. Et pour ce alasmes devers lui en h chambre où il est détenu prisonnier; lequel nous deist , de son propre mouvement , qu'il s^estoit advisé celle nuyt sur les mémoires qu'il a escriptes, c'est a^ savoir sur le lvii* article ', là où il dit : Item se vom ne croyez i^os amis , etc. Sur quoy dit que véritablement ledit Mariete estant à Bourges, avant qu'il voulsist dire au Roy ce que monseigneur le seneschal lui avoit fait mettre par mémoire contre mondit seigneur le Daulphin et ses gens nommez èsdictes mémoires, qu'il y demoura l'espace de huit jours; et ung jour entre les autres , après ce que ledit monseigneur le 8^ neschal eust disné avec monseigneur le chancellierde France , et en la gallerie de l'ostel dudit monseigneur le chancellier % mondit seigneur le seneschal deaumda audit Mariete s'il avoit point parlé au Roy ; lequel Inj respondy qu'il y avoit esté de matin , mais que le Roy estoit jà retraict et ainsi n'avoit peu parler à lui. B après ledit Mariete dist audit seneschal : « Monsei» gneur^ vous avez del'auctorité et de lachevance beancop; il me semble qu'il vauldroit mieubL disaimii-

i. Cf. ci-dessous, p. 340. — »• 2. Cestle lxti*. 3. Cf. ci-dessous, p. 340.

1er de ces choses dire au Roy , car demain ou puis demain il le dira ou fera savoir à monseigneur le Etaiulphin , et ainsi vous et moy serions gastez. » Et pour ce conseilloit qu'il valoit mieulx s*en tayre. Lequel seneschal lui respondy : a Vous estes foui , nen parlez plus , car le Roy le scet desjà bien , et quant vous le lui direz, il en sera très content, veu que vousestesde Tostel de mondit seigneur. » Et oultre lui dit que le Roy estoit bien adverty et advise de non reveller ne dire ce qu'on lui dit : car despuis qu'il a descouvert et dit ce que autresfoys on lui avoit dit , il a perdu de savoir beaucop de choses , où il a eu grant dommaige. « Et pour ce dictez le lui seurement , car je vous asseure qu'il n'en dira jamais riens ; et aussy le Roy est tout adverty de non fere venir mondit seigneur devers luy y car il scet bien que s'il y estoit il y auroit brouillyz. »

Et après ce , et aussi par avant j plusieurs et diverses foys, a esté amonesté et enorté ledit Mariete qu'il ne deist riens sinon la vérité, et qu'il ne blessast point son ame pour accuser ne excuser quelconque personne que ce soit. Lequel Mariete a respondu et dit plusieurs foys que il scet bien que il a desservy la mort, et que il prent sur sa conscience que ce qu'il a dit est vray; et ne le dit point pour paour, ne pour amour, ne pour hayne qu'il a à personne du monde, ne pour excuser ou accusser aucun , si non pour la propre vérité, laquelle il veult dire et maintenir devant Dieu et tout le monde.

Ainsi a esté procédé et respondu moy présent.

Signé: Botdti.

L'an que dessus de la nativité Nostre Seigneur mil

cccc quarante et huit , et le huitiesmejour de mars, pour ce qu'il veint à la notice de monseigneur le Daulphio que maistre Guillaume Mariete , détenu es prisons de la Coste^ est oit mal dispK)sé de sa personne , et afin que il n'alast pas de vie à trespassement sans attendre la vérité des cas pour lesquelx il est détenu , enrùjt devers ledit Mariete messeigneurs messires Estiome Guillon y chevalier et président , Jehan Baille et Guy Pape, docteurs en loys, conseilleurs, pour le repeler sur les matières dont autresFois il a respondu , et loi faire les interrogatoires necesseres; et aussi maistre Paule des Yiolars, docteur en médecine, pour U donner ce qu'il sera necessere à la santé de sa personne. Lesquelx arrivèrent oudit lieu de la Goste k samedi ix^ jour dudit moys de mars à matin ; ensemble moy Jehan Botu, notaire royal et secrétaire dalphimi. Et ledit samedi ^ après disner , alèrent oudit diaslet de la Coste lesdiz monseigneur le président, me»sire Jehan Baille et messire Guy Pape , et moy arec eulx, devers ledit maistre Guillaume Mariete, en h chambre où il est détenu. Duquel ilz ont reoeu b serement aux sainctes euvangiles de Dieu de dire cl confesser la vérité; en lui disant qu*ilz estoyent¥6Mi devers luy pour le repeter et interroguer sur ce doni 1 a autrefoys respondu ; en le exortant qu'il die la i^ rite et qiril ne charge ne descharge personne pos quelque occasion que ce soit , si non ainsi que la re» rite est ; et que s'il a respondu plus ou moins, qai detraye ou adjouste en ses responses, ainsi qu'il J19 . semblera estre vray. Lequel Mariete a récite et ditdff son propre mouvement de bouche ausdiz seigneunei . k effect la plus |grant] partie des choses contenues Mb

"v^liieinoriaulx, lesqiielx il a escript de sa main, ainsi ■Ivqii'il est contenu en la copie sur laquelle il a autresfois

Bspondu, reservez les erreurs qui porroient estre en ^Iftdicte copie ; et lesquelx memoriaulx il fit du comnandement et à la promocion de monseigneur le seoeschal de Poictou, ainsi qu'il a dit en sa responsepar lui faicte devant messire Guy Pape et maistre Guillaume Becey , et moy notaire et secrétaire dessusdit. ^ Et oultre plus dit qu'il s*est advisé, et est vray que l|iiant mondit seigneur le seneschal lui faisoit reciter devant lui les paroUes qu'il devoit dire et après dist au V Roy y touchant mondit seigneur ^ icellui seneschal ad- TÎsa ledit Mariete que en parlant au Roy il feust bien ferme en son propos, et qu'il priast bien au Roy que personne ne sceust riens desdictes choses ; et s'il veoit que le Roy , par aucune façon , voulsist que ledit se- [ neschal ou autre de ceulx de son hostel sceust riens desdictes choses, que icellui Mariete s'enquist bien non voloir sur tous lesdictes choses estre descouvertes ne communiquées audit seneschal ; et que hardiement il deist beaucoup de mal dudit seneschal au Roy, afin qu'il n'apperceust pas qu'il veinst dudit seneschal. Et laquelle faincte fit ledit Mariete en parlant au Roy; lequel lui deist en eHect tout ainsi que mondit seigneur le seneschal Tavoit advisé , et que de toutes ses choses il lui escripvist souvent ce qu'il en seutiroit ; et puis se advisa et lui deist qu'il ne lui escripvit pas , mais à aucun autre de son hostel. Et lors ledit Mariete lui demanda à qui il vouloit qu'il en escrivist ; et le Roy lui dist que audit seneschal hardiement. Et ledit Mariete respondit qu'il n'estoit pas besoing que ledit seneschal en sceust riens j car c'estoit le plus double

314 CHRONIQUE DE MATHIEU D'ESCOUCSiT.

homme du monde et parloit voulentiers. Et le Roy lui deist : <k Par Saint Jehan ! je vous en croy; or escripvez doncques au conte; » et entendoitde monseigneur de Tantcarville. Et atant le laissa.

Dit aussi que en parlant au Roy desdictes choseï contenues èsdiz memoriaulx touchant mondit seigneur, ainsi qu'il est contenu èsdiz memoriaulx, et qu'il a respondu devant lesdiz Pape et Becey , touchant le gouvernement que mondit seigneur devoit prendre , le Roy lui respondit qu'il n'estoit pas bien vraisemUabk que mondit seigneur alast devers lui s'il ne le maih doit^ et comme se porroit fere. Et ledit Marietereipondit que mondit seigneur y iroit pose ores qu'il ne feust mandé, et mettroit entour le Roy et en son horiel ceulx qui bon lui sembleroit, et les autres deboulerok par les moyens contenuz èsdiz memoriaulx. Et afin que le Roy creust mieutx la chose , lui parla de certaiiM aliance de monseigneur de Bourgoigne et du Roy d'Aragon , dont ledit seneschal l'avoit advisë ; et à quoj adjousta le Roy grant foy , et lui demanda qui ceulx d' entour lui qui estoient bien de mondit gneur et desquelx il se aideroit en sesdictes enlii^ prinses; et il lui nomma monseigneur le chancdliffi monseigneur de Precigny , monseigneur Charles d'Aajou, monseigneur de Laval ^ monseigneur le nuur» chai de Loyac.

Le Roy lui demanda de monseigneur de Foix; etl lui dit qu'il haîssoit fort mondit seigneur, et que lud ledit seneschal estoient tous ungs. Combien que leA Mariete sceust bien le contraire, car mondit sdgawr ' de Foix lui a dit plusieurs foys qu'il estoit à «KwA [ seigneur, et que l'eutretenement qu'il fidsoita:viecliA ^

seneschal n'estoit que faincte; et ainsi le lui a dit plusieurs foys ledit monseigneur de Foix, mesroement une nuyt qu'il ala au retrait avec ledit seneschal, ouquel retrait il osta la chandoille au page qui la tenoit; et fut à Bourges à Tostel qu on dit appartenir à mondit seigneur de Reims, à l'occasion de la trésorerie de Bourges.

Dit aussi que derrenièrement à Tours, devant Noël, il parla au Roy du commandement, et à la promocion que dessus; et lui dist que monseigneur de Bourbon avoit esté à Saint- Anthoine et avoit passé par mondit seigneur, et que par le moyen de monseigneur de Cler^ mont, son Blz, il pourroit avoir beaucop de choses qu'il feroit savoir à mondit seigneur.

Interrogué en quel lieu il bailla audit seneschal les mémoires dessusdiz contenuz èsdiz articles touchans monseigneur de Bourgoigne, dit que ce fust ou chastel de Chinon^ en une chambre que tenoit ledit seneschal qui est derrière la chappelle; et après que ledit seneschal eust fait lire par ledit Mariete le premier article, il ala au retrait, et leust le demourant en la présence dudit Mariete, et lui promist de faire tant de biens que merveilles, disant qu'il ne seroit pas durable entour le Roy, mais que tant comme il y seroit, qu'il lui feroit beaucop , c'est assavoir donner offices , argent et mariaige, s'il s'en trouvoit point de bien bon; et que neantmoins il estoit bon qu'il s'entreteinst tousjours avec monseigneur, afin que se le seneschal estoit débouté , que ledit Mariete demourast en estât, et quant il ne seroit avecques le Roy, si avoit-il assez des biens pour ledit Mariete , auquel il ne fiiuldroit jamais.

3l<i CliROMQUE DE MATHIEU D'ESGOUCHT.

Interrogué où il parla à monseigneur de Bourgoîgne, dit que à Brucelles.

Interrogué qu*il eust de lui, dit que à une fojs iii*^ escusy qui fut à la derrenière ambaxade qu'il Gt pour monseigneur le Daulphin, et à l'autre Tciz iii"^ mailles de Rin, qui fut par Tintercession de moodit seigneur le seneschal vers mondit seigneur de Bourgoigne.

Et après ce, lui ont esté leuz lesdiz mémoires de mol à mot et article par article, et les responses fûctes sur iceulx devant lesdiz messires Guy Pape et Guillaume Becey, en le interroguant s'il veult persister en îœlles responses ; lesquelles par lui ouyes et bien entendues, dit par sondit serement et sur la dampnacion de son ame qu'il y veult persister et y persiste, en y adjou»tant ce que dessus est escript ; et aussi modlBant et dyminuant ainsy qu'il s'ensuyt, c'est assavoir :

Sur les xxxyfj xxxvii' et xxxvia' articles desdiz mémoires, où il dit qu'il y a faulte en ladicte copie par erreur de cellui qui Ta escripte. Et est vray que de la matière contenue en iceulx , après qu'il en eusl fais certains mémoires, mondit seigneur le seneschal \m lui fit refaire en autre manière et lengaige, el coriigier et rayer en plusieurs lieux, et s'en rapporte aux originaulx.

Iterriy sur les l^ et li' articles, dit qu'il ne croit pas les avoir ainsi escripz, toutesfoiz se rapporte à roriginal.

Sur les Lvi% lvii* et autres articles jusques sa LX!** incluz, adjouste et dit que mondit seigneor le seneschal les lui ordonna ainsi escrire en comme parlant à lui, afin que quant il les lai

roit, ledil seneachal se monstreroit à les ouyr comme le Roy, pour le induire mieulx de la manière du Roy, et pour laisser aucunes des choses contenues en iceulx, et les autres dire ainsi que bon semblent audit seneschai, qui lui dist aucunes choses avoir sceues d'aucuns de Tostel de mondit seigneur; lesquelles choses il mist ainsi par escript freschement qu'il les lui eust dictes, sans.ordre, pour ce que ledit seneschal lui dist que sur tout reparleroit à lui, pour en faire dire au Roy ce qu'il vouldroit, et comme autrement en son autre response est touchié. Et parmy icelles choses il mist ce qu'il vouloit dire au Roy pesle et mesle touchant son fait; èsquelles choses, s'il estoit en meilleur disposicion, pourroit mieulx respondre.

Et en reparant la response faicte sur les lxi' ' et autres articles, jusques au lxxi incluz, dit qu'il dist audit seneschal, pour lui complaire, ce qui est contenu oudit Lxi® article jusques à ce point : me demanda j etc. ; et au regart du surplus de tout le contenu èsdiz articles, dit que mondit seigneur le seneschal luy dist les choses contenues en iceulx, disant les avoir sceues par aucuns des gens de mondit seigneur, et les lui fit mettre par escript, et autrement, comme est contenu en son autre response.

Sur les Lxxii'' et autres articles jusques au lxxvii* incluz, conferme ce qui est contenu en son autre response; et que mondit seigneur le seneschal lui disoit avoir sceu les choses contenues en iceulx articles, tant pour (sic) aucuns des gens de mondit seigneur que par aucuns des siens qui avoyent esté devers mondit sei-

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