CHAPITRE CCLXVII
Somment le tdgnearmfiint EnFerrandde Majorqné passa en Morëe, et prit darence de yiye force « et fut maître de toate la contrée ; et comment tons cens de Clarence et de la Morëe le reconnurent pour mottre et seigneur, et lui prêtèrent serment.
Gbgi étant terminé , il se rendit heureusement k Messine , et partit pour Clarence ; il débarqua à deux milles de la cité. L'armée sortit de Clarence ^▼ec deux cents hommes ^ pour lui en disputer rentrée. Que vous dirai-je ? Les almogavares qui étaient ave le seigneur infant prirent terre , et 9 réunis aux gens de trait , ils attaquèrent ces troupcis, les dissipèrent et ouvrirent la route.
Dant^cet intervalle, on fit débarquer les chevaux ; et quaxid iiy eut sur terre une cinquantaine d'hommes à . cheval, et que le seigneur infant fut armé , préparé et monté à cheval , il fit déployer la bannière , ne voulant point attendre son autre cavalerie ^ et fit son attaque avec ces cinquante bavaliers et les j^lmogavares. Il fondit sur les ennemis et les mit eQ déroute. Us prirent la fuite vers la cité y le seigi^eur infant les battant et leê poursuivant. Que vous dirai*je ? Ils entrèrent avec eux dans la cité , et tuèrent tout ce qu'ils voulurent. Ces
gens auraient tous péri ; mais quand on fut dans 1 a cité les habitants s'écrièrent : « Seigneur, merci 1 M seigneur, merci !»11 arrêta ses troupes et veillai* à ce que désormais il ne pérît plus personne.
Alors les galères, ainsi que toute la flotte, seren ^«dirent à la cité , et tous les hommes y entrèrent t. Les habitants se soumirent, et prêtèrent foi et honrr^iamage au seigneur infant En Ferrand; car ils n' '^'ignoraieut pas que la principauté lui appartenait : ,
par madame sa femme. Quand il eut reçu lec air
serment, il alla assiéger le château de Bellve^EU, qui est un des plus beaux châteaux du monde, et voisin de Clarence. Il attaqua le fort , dressa s^^s balistes , et il resserra si bien ceux du château:^ » qu'en peu de jours ils se rendirent à lui. Ensuite -e il parcourut le pays à cheval , et chaque place ^^e rendit volontiers à lui , parce qu'il avait fait li^r^e en public le testament du prince Louis , qui transmettait sa principauté à la belle-mère du seigneur ^ infant. Ainsi donc la principauté lui appartenait- ; et à cause de la donation, et parce qu'elle avait su revécu Jlong- temps à la princesse sa sœur; et tous savaient bien que c'était à elle que devait retourn&ï la principauté.Ensuite il produisit laâonatioa entï^ vifsqu'elle en avait faite àl'infante.Il montra aussi qu'en mourant elle avait fait un testament , p3.r lequel elle avait fait héritière madame Tinfant^ » s^. fille, et. puis oomment madame Tinfante, p^^ ^n testament J'avait laissé à l'infant En Jacques,sc:'i^ fil?^ et substitué au seigneui^infant En Ferrand , si
^■^) DR RASfOn MUNTANBR. «333
»a-fils venait à mourir. Ayant produit ceci en iblic , dans la cité de^Clarence , le seigneur innt envoya des lellres de tous côtés, afin que lacun se tînt pour dit que la principauté apparnait à son fils , et que si son fils mourait , elle délit revenir à TinfantEn Ferrand. Ainsi , tout le ^nde lui obéit , comme étant seigneur de nature : de droit, et le seigneur infant les tint en vérité ; en justice. Je vais cesser de vous parler duseileur infant, et revenir à l'infant En Jacques.