‹ Chronique de Ramon Muntaner (volume 3)Chapitre 80 sur 159 · CHAPITRE GCXXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE GCXXV

GoBiBieAt ^ Rocafort fk w^ jaèuMipn.f LMtenajre > ot jr hrûUet incendia toas les navires, galères et b$ii:que^ qujl étaient là ^ et .<}omBiei|t la Compagnie dëlibëra d'aller combàttr,e les Alains , et le sort décida (pie moi y En Aamon Muntaner , je resterais à la garde de Gallipoli .

T ASSOIS que <i^la.s'étaijtpa$^ , ëo jKop^oirt était aljié courir en u,nJtieu.qoi.eajLen Mer Maje^re^ atqui a^pm I^^tenayre , pù^ f^H 0uç iles «avires, barbes et gajlères qui se çon^u^seot en iRomanie ; et il y avait à Lestenayre plus de cent cinquante barques d'une ou d'autre sorte ; et les nôtres les pnrent et brûlèrent toutes ,. et ils Tavag>^«fiA toute

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la ville et les maisons du pays , et il s'en retournèrent avec d'immenses prises , et ils gagnèrent sans fin. Peu de jours après ^ nous nous mimes en tête, En Rocafort, En Ferran Ximénès , moi et les autres, que tout ce que nous avions fait n'était rien , si nous n'allions combattre les Âlains qui

avaient tué le césar ; et finalement la chose fut décidée, et nous la mîmes de suite en œuvre ; et il fut décidé que ceux de la Compagnie qui étaient à Panido et à Redisto avec leurs femmes et enfants^ retourneraient à Gallipoli avec leurs femmes; leurs maîtresses , leurs enfants , et tout ce qui était à eux, qu'ils les y laisseraient avec tout leur avoir, et qu'ils déployeraient les bannières. Cela se fit ainsi, parceque Gallipoli était le chef-lieu de toute l'armée ; et j'étais à Gallipoli avec toute ma maison et tous les écrivains de l'armée, et j'étais commandant de Gallipoli; et, comme l'armée y était, tous étaient sous mon pouvoir , du plus grand au plus petit. J'étais chancelier et maître-rational" de toute l'armée, et tous les écrivains de l'armée demeuraient tôujeurs avec moi ; de telle sorte qu'en niil temps, ni en aucune heure, aucun de ceux qui étaient dans l'armée ne savaient combien nous étions , excepté moi; et je tenais registre des chevaux armés ou non armés ,- ou hommes de pied que chacun prenait avec lui. Avec mon livre, on pouvait faire

i. Dignité de la couronne d'Aragon.

('^<^) DE RAMON MURTANER. ig^

le partage du butin des course^, et j'avais la cinquième partie des courses de mer et de terre. Je tenais aussi le sceau de la Compagnie ; car , lorsque le césar fut mort et En Déranger d'Ëntença pris^ la Compagnie fit faire un grand sceau sur lequel était le bienheureux saint Georges , et il portait ces mots : Sceau de F armée des Francs (jui régnent sur le royaume de Macédoine. Et ainsi Gallipoli fut toujours le chef-lieu de cette Compagnie ; savoir^ pendant sept ans que nous en fûmes les maîtres , depuis la mort du césar ; et pendant cinq ans que nous y écumes des bontés de Dieu , sans semer y planter nilabourer.Et quand toulela Compagnie fut à cette ville, le sort me désigna pour rester à la garde de Gallipoli , des femmes , des enfants et de tout ce qui appartenait à la Compagnie «On me laissa deux cents hommes d'armes à pied et vingt à cheval , de ma compagnie ^ et il fut décidé qu'ils me donneraient le tiers du cinquième de ce qu'ils gagneraient , qu'un autre tiers serait partagé entre ceux qui restaient avec moi , et l'autre tiers serait pour En Rocafort.

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