‹ Chronique de Rimouski [microforme] (volume 2)Chapitre 1 sur 45 · Chronique de Rimouski [microforme] · texte numérisé non relu

Chronique de Rimouski [microforme]

Quand la moisson, dans los prairies, Se dore aux rayons du soleil ; Quand la branche aux grappes mûries

Laisse tomber son fruit vermoil ;

Quand le vendangeur, dans la plaine, Penche sous un fardeau pesant ; Quand s’entasse la gerbe ploine

Dans le grenier du paysan :

Alors, dans sa reconnaissance, À Dieu qui bénit ses travaux,

Le laboureur offre en silence

Les prémices des fruits nouveaux.

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histoire de l'hermite, et quelques autres passages concernant le Père Labrosse et M. LeCourtois, dus

aussi à la pluine finement taillée de M. J. C. Taché.

M. l'abbé Cyprien Tanguay avait eu l'intention de publier un travail sur la paroisse de Rimouski ; mais ayant été appelé à la composition de son Dictionnaire (énéalogique, surnommé en France, ‘“ Le Livre d'Or du Canada,” il ne put mettre la dernière main à son œuvre. Ayant été curé neuf ans de cette paroisse, il recucillit des notes intéressantes qui nous ont été d'un grand secours,

Uu autre écrivain de mérite et bien connu pour ses talents littéraires, M. F. M. Derome, se propose depuis longtemps de donner au public une histoire de Rimouski, mais ses nombreuses occupations l'en ont toujours empêché jusqu'à ce jour. Il est à espérer que M. Derome verra ses occupations diminuer, et pourra se livrer bientôt à ses goûts littéraires.

Le présent travail est destiné particulièrement aux paroissiens de Rimouski; tous pourront se le procurer, tous y trouveront des renseignements de la plus haute importance et qui menacent de tomber dans l'oubli. Ils verront avec intérèt la liste des premières familles

de la paroisse, le mouvement de la population, à

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différentes époques, les noms des prêtres qui ont desservi la paroisse, la date de la construction des Eglises successives, etc. ctc. Entin le lecteur trouvera plusieurs faits importants, qui seront pour lui,

croyons-nous, d'un interêt tout particulier.

Les plus grands soins ont été apportés, atin de » ?

donner aux faits toute l'oxactitude possible. Je compte cependant sur l'indulgence du lecteur pour les défauts littéraires qui s'y rencontreront.

Nous uvous visité les archives de la cure que M. l'abbé C. A. Winter, Curé de Rimouski, a eu la bien-

veillance de mettre à notre disposition, et avons parcouru plusieurs documents enfouis dans nos biblio-

thèques.

Les sources auxquelles nous avons puisé sont indiquées autant que possible, et ce n'a été quelquefois qu'après de longues recherches que nous avons trouvé une date précise ou les circonstances d'un fait particulier.

Nous devons nos plus sincères remerciements à M. le Grand-Vicaire Langevin, à l'Hon. Juge Tessier, à M. l'abbé Cyprien Tanguay, à M. André Elz. Gauvreau, Régistrateur, et à MM. les Bibliothécaires du Parle-

ment local pour les documents et les renseignements

er

se LT me tres-importants qu'ils nous ont fournis, et nous les prions d'accepter en ce moment, l'expression de notre vive et parfaite reconnaissance,

Nous devons aussi nos félicitations à M. l'abbé

Georges Potvin, pour ses recherches importantes con-

signées dans les archives de la paroisse, pendant son vicariat à Rimouski.

Ces recherches Tui ont coûté plusieurs mois de labeurs, et nous ont puissamment servi dans la com-

position de ce travail.

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Etendue et description de la paroisse de Rimouski. —Signilication du mot Rimouski.—Séjour des Miemacs sur les bords de la Rivière Rimouski.—Leurs mœurs et leurs contumes.—

Leur missionnaire.

“Aux parages lointains où le fleuve est immense, # Non loin des grandes eaux où l’océan commence, “Sur un banc de récifs, et dans l'ombre du soir

# L'Ile Saint Barnabé dessine un long trait noir, 4° Il faut jusqu’au détour en suivre le rivage,

# Par derrière s'élève, au midi sur la plage,

‘Le bourg de Rimouski, déjà tant orgue eux

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© De l'honneur infini d’être l’un c'es chefs-lieux, ” F, M. DERoONME,

Vers l’an 1680, la rive sud du fleuve Saint Laurent, n’offrait encore au regard du marin français, qu’une vaste forèt verdoyarte, non interrompue jusqu’à l'entrée du golfe.

Le navigateur entrainé par le cours majestueux du Saint Laurent, contemplait avec ravissement cet immense panorama, dont la fraiche verdure se dessinait avec grâce sur le fond azuré de l'Orient.

De loin, il découvrait cette belle chaîne de montagnes qui forment une longue muraille, appelée aujourd'hui Muraille du Bie.

A l'Est de cette suite de montagnes, il apercevait l'Ile St. Barnabé, ‘“ délicieuse corbeille de verdure vive, au sein des eaux du grand fleuve,” nons dit M. J. C. Taché.

En arrière de cette ile magnifique, devenue célèbre par son hormite, se voyait le bourg naissant de St. Germain de Rimouski, destinée à devenir dans la

suite, une des paroisses les plus importantes de la côte sud.

Dans le lointain, du côté de l'Est, le Mont Commis attirait les regards du nautonnier. Cette montagne, à une hauteur de plus de 2,000 pieds, est presque toujours

couronnée de vapeurs, ét demeure pour ainsi dire,

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étrangère au milieu de cette immense plaine que la vue ne peut embrasser. Cette montagne peut rendre témoignage de la vérité du déluge. Située à trois lieues

de la mer, le Mont Commis conserve encore, dit-on, la

gigantesque charpente calcaire d’une baleine qui, à

coup sûr, ne peut s’y être arrêtée qu'à cette époque. (1).

La paroisse de Rimouski, située à soixante lieues en bas de Québec, sur la rive sud du Saint Laurent, a aujourd’hui une étendue de trois lieues et demie de

largeur sur deux lieues de profondeur.

Les limites de la paroisse étaient, jusqu'à 1850, de quatre lieues de front ; mais, à l'époque susdite, les habitants de Ia partie ouest furent annexés à la

paroisse de Ste. Cécile du Bie.

L'heureuse situation de cette paroisse, possédant déjà le siége épiscopal, étant le chef-lieu du comté et d’un grand district judiciaire, la fertilité de sos terres, la facilité des communications par la voie de l'Intercolonial et du Port de Refuge, feront que

Rimouski deviendra avant peu une des villes impor-

(1) Le fossile d’un morse a été découvert en 1853, à 200 pieds au-dessus du niveau du Saint Laurent, et à trois lieues dans l’intérieur de Rimouski, et faisait partie du muste de M. l'abbé Tanguay, qui en a fait cadeau à l’Université-Laval.

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