‹ Chronique de Rimouski [microforme] (volume 3)Chapitre 45 sur 71 · CE PE ES · texte numérisé non relu

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lui firent certains étrangers venus comme touristes,

dont la mine et les allures n’allaient guère à personne

dans le poste.

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# Le père Labrosse, fort occuppé de ses études et de ses travaux, imagina un moyenqui montre chez ce bon Père autant de fine satire dans l'esprit, que de bonté dans le cœur. Il écrivit le quatrain suivant, qu’il

afficha sur sa porte pour l’occasion.

‘ Pour un homme occupé, rien de plus ennuyeux ‘# Que de gens désœuvrés le visite importune ; ‘J'aimerais presqu’autant qu’on me crevât les yeux

‘ Que de venir ici, pour m’en procurer une !

“Ces vers eurent leur eftet : les inopportuns visiteurs prirent bientôt le parti de délivrer Chicoutimi de leur désagréable et pernicieuse présence.”

Mr. Drapeau, en 1791, le 6 août, demanda par lettre à Sa Grandeur l’Evêque de Québec qu’un prêtre fût résident à Rimouski.

Le 30 Juillet de l’année suivante, les habitants de Rimouski, au nombre de quatre-vingt seize, présentèrent de nouveau la même demande à Mgr. Hubert. Monseigneur, cette année-là, ne put acquiescer à leur

demande; mais l'année suivante il leur envoya, comme

curé, M. Picrre Robitaille. M. Robitaille est le premier

Curé résident à Rimouski. (1)

(1) Mr. Pierre Robitaille, né à Lorette en septembre 1758, fut ordonné prêtre en octobre 1788, et en 1793, nommé curé de Rimouski et de la côte Nord.

et de , bon onté

qu'il

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ni de

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e fût

s de entébert.

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À son arrivée à Rimouski, Mr. Robitaille adressa la

lettre suivante à Mgr. Hubert.

“ Monseigneur,

“ Je supplie Votre Grandeur d’agréer les humbles respects d’un pauvre isolé qui n’a pour toute consolation sur ces côtes de Rimouski qu’un bréviaire qui servira encore quinze jours. J'ai trouvé ici de braves gens qui m'ont très-bien reçu, ils sont accourus au-devant de moi et ont été très-surpris de me voir seul, parce qu'on leur avait dit de ne point s'inquiéter. Ilsavaient fait faire pour deux piastres de réparation au presbytère, il est bâti comme par charité; j'ai assemblé tous Les paroissiens et leur ai montré tous les défauts, ils en sont convenus et se sont obligés à le réparer autant qu'ils le pourront. Ah! Monseigneur, qu'il est terrible pour moi d’avoir été sous la tutelle de M. Drapeau pour le transport de mon butin, qu'il prouve son génie par l'exécution de ses projets, s’il avait pris un bâtiment qui n’eût point été obligé d'attendre les autres, il se serait rendu à bon port. Tous mes frais

sont perdus, et ici j'en fais de nouveau tous les jours.

“ Les habitants ont bon cœur, mais ils sont pauvres.

La grande fatigue du voyage m'avait rendu malade,

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mais je suis mioux. Je demeure chez M. Germain

Lepage, “ Je suis, Monseigneur, très-respectuensement, ‘# De votre Grandeur, “ Le plus humble et soumis fils.

(Signé) “R, RoBIMAILLE, PTrRE.

# Rimouski, 14 Septembre 1793."

Dans une autre lettre écrite la méme année, en

Fè date du 9 décembre, M. Robitaille nous dit qu'il y

Sel avait dans Rimouski quatre-vingt-cinq feux catholiré!

LI Q 4 \ tu ques. Iltrouve que tous les habitants sont occupés à ra

la chasse et à la pêche.

M. François Gabriel Lecourtois arriva en Canada

le 26 juin 1794, d’après la liste chronologique de M.

ns Noïiseux. Il fut nommé curé à Rimouski en 1798, de et il y demeura pendant huit ans. Il fut le second

curé de Rimouski. Il était en même temps chargé Te

cs

des missions de Ja côte nord. ie

Les missions du nord étaient alors desservies par pr

M. Lecourtois, prêtre français, échappé aux mas- all

sacres de la révolution française. àc

| Nous lisons ce qui suit dans les ‘ Forestiers et jou

Voyageurs ”, à l’article des missionnaires :

“ Le lendemain de notre arrivée était donc le jour

et

ur

de la venue du missionnaire, Dès le matin, les sau-

vages étaient sur l'alerte, se préparant à recevoir

leur bon Père,

“ Vers midi, on vit le canot du père Lecourtois dédoubler la pointe, accompagné de plusieurs autres canots de sauvages qui lui faisaient escorte. Alors sortit des cabanes toute la population montagnaise,

les hommes en tête, armés de leurs fusils, puis les

femmes suivies des enfants.

‘# Les hommes se mirent en rang devant la chapelle

et commencèrent une fusillade, qui dura jusqu'à ce que

le canot du missionnaire fut près de toucher le sable

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de la baie. Les femmes, coiffées de leurs jolis bonnets,

étaient groupées, avec les enfants, tout antour du talus

de la dune.

“ Quand le canot du missionnaire prit terre, tous les montagnais descendirent la côte pour le recevoir au rivage et lui donner la main, les hommes les premiers et les femmes ensuite, le père Lecourtois

allait de l’un à l’autre, à travers les groupes, donnant

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à chacun la main en répétant Koillel Koille! Bon-

jour ! Bonjour !

“ Le Père se rendit ensuite accompagné de tout son

troupeau à la chapelle, pour offrir une prière au

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