‹ Chronique des ducs de BourgogneChapitre 100 sur 142 · NOTICE · texte numérisé non relu

NOTICE

l'imprimerie , mentionnée en ces termes, dans la continuation de J. Molinet *.

J'ay^veu grant multitude De livres imprimes , Pour tirer en estude , Povres mal argente's.

Par ces nouvelles modes, Aura maint escollier Décret , bibles et codes , Sans grant argent bailler.

Il existe à la bibliothèque du roi de France , plusieurs manuscrits des poésies de J. Molinet.

Les n°" 7685 , 7686 et 7687 contiennent un grand nombre de vers de lui et de ses amis et correspondants , Crétin et Robertet.

Le n° 2926 , petit in-fol< sur papier , renferme aussi quelques pièces de J. Molinet et de J. Trottier.

Le n° 7998, manuscrit sur papier, format in-^° , couvert en parchemin, contient dans la seconde moitié du volume une partie de celles qui ont été imprimées dans les Falcts et dicts.

Le manuscrit du Supplément n° 208, est un recueil des lettres et poésies de Robertet , Chastellain et Molinet.

Le n° 7984, format in-4°i sur parchemin, de 36 feuillets, relié en oiaroquin rouge, est un Petit Traictié compilé par maislrc Jehan Molinet , à V instruction de ceulœ qui veulent apprendre Varl de re'thorique. Ce manuscrit a appartenu au dauphin François, mort à Tournon, le 1 2 août 1 526, fils du roi François T. On y trouve: « Patrons, exemples, » couleurs et figures de dictiers et tailles modernes , qui » sont maintenant en usage, comme: lignes doubleltes, »» vers sixains, witains, alexandrins et rime britelée , rime » brisée, rime enchayenée , rime à double queue, et forme ■^— ™ — — ^-. ■— — — — ■ »^ ^— — — — ^— ^

1. Voyez cette pièce dans ma noticesur G. Chastellain, t. 4» de cette collection.

SUR JEAN MOLITSET J

» de complainte amoureuse; rondeaux simples, d'une, » de deux , de trois , de quatre et de cinq syllabes ; ron- » deaux jumeaux et rondeaux doubles , simples virelais , » doubles virelais et respons ; fatras simple et fatras dou- » ble; balade fatrisée, simple lay, lay renforchiet, chant » royal , servenlois , riqueraque et baguenaude. »

Malheureusement pour le lecteur, les patrons , couleurs et figures de ces dictiers et tailles modernes , alors en usage , au lieu d'être puisés dans les auteurs les plus célèbres du temps, sont tous de la façon de maistre Jean Molinet , qui étoit bien le plus médiocre et le plus lourd poète, et le plus maniéré des beaux esprits de son siècle.

J. Molinet a encore translaté en prose , à la demande de Philippe de. Clèves , le célèbre roman de la Rose, composé par Guillaume de Lorris, et continué par Jean Clopinel ou deMeung. Cet ouvrage a été imprimé à Lyon , en i5o3, par maistre Guillaume Balsarin , libraire et imprimeur , autrement corrigé et amendé , qu'il nestoit par-devant, comme il appert clèrement en divers passages et chapitres* Cette nouvelle édition, corrigée et amendée, a pour titre ces quatre vers :

C'est le romant de la rose , Moralise cler et net , Translaté de rime en prose , Far vostre humble Molinet.

Le seul ouvrage de J. Molinet qui justifie à certains égards la célébrité qu'il a obtenue de son temps , est sa Chronique, depuis l'année i^ji-, jusqu'à l'année i5o6. Celte Chronique était jusqu'ici restée inédite. Jean Godefroy et Aubert-Lemire avaient eu le dessein delà publier; et M. de Reiflemberg , qui a déjà rendu de si grands services à l'histoire de son pays , s'est proposé de la comprendre dans sa collection de l'histoire de la Belgique. Je regrette beaucoup que son travail n'ait pas encore vu le jour, je me

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