Cf. p. 99, note
6. Le 2 5 février 1419, Guillaume de la Luzerne, écuyer, ien garîiison â Honfleur, avait été, avec Thomas de Carrouges, Gtiillatime d'Ahférftét, Ï5urând de Trouville, Brevet de Breveden, Robert de Bérengerville, l'un des six gentilshommes qui avaient signé la capitulation. Après là reddition de cette place, le 16 mars suivant, Guillaume était allé s'enfermer dans le Mont-Saint-Michel. Dans une lettre déjà citée, en date du i5 juin 1420, John of Assheton, bailli du Cotentin, signale le baron des Biards, Jean Paynel, Guillaume de la Luierne et Jean de la Haye comme les quatre principaux défenseurs de la ville du Mont- Saint-Michel, dont les remparts formaient la première ligne de défense de l'abbaye ("Mém. de la Soc. des Ant. de Norm., XXIII, 254, n» iSyô). Thomas de la Luzerne, ch«'', seigneur de la Luzerne (Manche, arr. et c. Saint-Lo), dont il avait fait aveu au roi de France le 22 février 1414 (Arch. Nat., P 3o6, n» 81), loin de suivre l'exemple de Guillaume, prêta serment de féauté à Henri V le 8 mars 1419 {Bibl. Nat., Quitt., t. 5i, n» 5333) et fut maintenu, le 2 5 mai de cette année, en possession de ses biens aux termes de la capitulation de Cherbourg, forteresse où ce chevalier était renfermé au moment de la reddition {Ibid., t. 52, n" 5523). Le 24 juin suivant, après la prise d'Avranches par les Français du Mont-Saint-Michel, Thomas de la Luzerne fut, avec Guillaume Carbonnel, Henri de Guéliébert, Jean de Saint-Germain, Guillaume aux Epaules, Jean Fauc, ch*", Jean Fortescu, Raoul de Camprond et Cariot Carbonnel, écuyers, l'un des neuf gentilshommes normands chargés par lè roi d'Angleterre d'appeler sous les armes la noblesse du Cotentin [Mém. de la Soc, des Ant, de Norm., XXIII, 100, no 617). Le même jour, il recevait, en
drac I, Jehan Benest 2, Guillaume Artur, Thomas du Val , Richart de Glinchamp 3, Colin de Clinchamp 4, Robert de
récompense de son dévouement aux envahisseurs, une partie des dépouilles d'Olivier de Mauny (Ibid., no 618), notamment la seigneurie de Marcé {Bibl. Nat., Quitt., t. 53, no 5638). Après la mort de Thomas de la Luzerne, antérieure au 26 août 1422, Catherine Suhart, sa veuve, fut maintenue par Henri V en possession de 60 livres de revenu (Ibid., no i334). Quant à Guillaume de la Luzerne, son dévouement à la cause française ne paraît pas s'être démenti un seul instant. Le 6 novembre 1422, il fut chargé, ainsi qu'Ambroise de Loré, par Jean de Harcourt, comte d'Aumale, lieutenant du roi en Normandie, Maine, Anjou et Touraine, de faire mener en la place du IMont-Saint-Michel : 1° i,5oo grosses dondaines ; 20 4,000 de trait commun ; 3o 290 bottes de fil d'Anvers ; 40 1,600 livres de poudre à canon; 5o 4 grosses arbalètes, de bois de « Roumenie » ; 60 60 arcs à main ; 70 80 douzaines de flèches factices ; 80 6 pieds de chèvres; 90 3o pavois ; 100 2 falots; iio i canon de cuivre, pesant 400 livres, portant pierre de 12 livres (La Roque, Hist. de la maison de Harcourt, IV, 1684).
1. Ce Henri Murdrac, écuyer, tenait en parage de Jean de Grimouville, écuyer, le quint de fief de Grimouville (auj. section de Régnéville, Manche, arr, Coutances, c. Montmartin), et en arrière-fief de Guillaume Carbonnel, ch»'', seigneur de Saint-Denis le Gast, du chef de sa femme Raoule de Saint-Denis, un quart de fief à Sainte-Marguerite-sur-Mer (auj. section de Bricqueville-sur- Mer, Manche, arr. Coutances, c. Bréhal) (Arch. Nat., P 289*, no 472 ; P 304, no 164). Trois ans après la date de cette montre, le 8 juillet 1424, Henri Murdrac, gagné par l'argent des Anglais, se rendait coupable de la plus lâche trahison. En vertu d'un marché passé avec Thomas Burgh, capitaine d'Avranches, ce misérable s'engageait à livrer aux envahisseurs la ville du Mont- Saint-Michel en échange de 1,000 écus d'or ; et le jour même où il recevait le salaire de sa trahison, il livrait son neveu Raoulet Murdrac comme otage en garantie de l'exécution de ce marché (voyez plus loin les n»s XXVHI et XXXV).
2. Jean Benest, écuyer, tenait du seigneur de la Haye-Pesnel deux franches vavassoreries au Luot (Manche, arr. Avranches, c. la Hay€-Pesnel) qui, le i«f mars 1457, étaient possédées par Guillaume Boutelou, son gendre (Arch. Nat., P 2892, no 169). Le 2 5 février 1452, les héritiers de Jean Benest tenaient en arrière-fief de Jean Hérault, écuyer, un membre de sergenterie « nommé la sergenterie Benest, qui japieça fut baillie a ung sournommé Benest », à cause d'une franche sergenterie, sise en la vicomte d'Avranches, nommée la sergenterie Hérault, dont Jean Hérault rendit aveu au roi à la date susdite. Cette sergenterie Hérault, qui comprenait alors 28 paroisses, se subdivisait en 3 verges : 10 la verge de Genest, chef de toute la sergenterie, composée de 1 3 paroisses ; 20 la verge de Grippon où l'on comptait 8 paroisses ; 3o la verge de Pons qui ne s'exerçait que sur 6 paroisses seulement (^rcA. Nat., P 290 l, no 81). A la date du 25 mai 1420, le lieutenant général du bailli du Cotentin s'appelait Jean Benest, comme l'écuyer qui figure dans la montre du 1" juin 1421. (Bibl. Nat., Quitt., t. 52, no 5523J.