V. 229. Craventer, crouler
V. 231. E s Naploises pourprises , dans lesprovinces du royaume de Naples. Les noms des villes qui souffrirent dans cette occasion sont désignés par Du Clercq. Les lieux principaux où le tremblement de terre se fit sentir furent Bénévent, Brindes, Ascoli, Ariano, Campobasso, Avellino. Cumes,Nocera, Gaete. Plus de 20,000 personnes périrent. « Et tout ce, dit le bon Mathieu de « Coussy, venu par le péché des sodoraites , duquel les femmes se estoient « plainctes à Dieu Nostre Seigneur. »
V. 232. Ce fist ce grant ay-my. Si le texte des imprimés est correct , le sens est : ce qui produisit un si grand cri de douleur, ai-my, aidez-moi, miséricorde! Méon, Nouv. recueil de fi^UHaux , II, 438 :
Lors s'escria et dit : Aïe , Glorieuse vierge Marie , etc.
Mathieu de Coussy dit : « Et sachez que grande pitié estoit à veoir les re-
RECOLLECTION. 63
J'ay veu descendre en France
Anglois encontre Angles, 235 Par contraire puissance ,
Pour contendre au passes ;
Pour Calès et pour Guines
Si fait tout cest esmeu ;
Ce sont estranges signes , 240 Le cas bien entendu.
Passant par Angleterre , Je veiz, en grand tourment, Les seigneurs de la terre S'entretuer forment , 245 Avec ung tel déluge , Qui cueurs esbahissoit.
Qu'à peine y eut refuge Où mort n'apparoissoit.
ligieux , prebstres , hommes , dames et demoiselles et enfants qui se pouvoien t saulver, allant désordennémentjusques au poinct du jour, criants par la cité, à haulle voix, comme brebis sans berger chassées de loups : Miséricorde ! miséricorde! miséricorde ! desquels mots estoient si grands les cris, qu'il sembloit que les pierres pleuvassent. » Cependant des MSS. portent :
Là fut le grand amy .
Ce qui n'a pas de sens et pourrait peut-être se remplacer par :
Là fut le grand etiui.
Ou peut-être :
Ce fît le grand enmy.
C'est-à-dire le diable.
V. 235. Variante. Par contrainte et puissance , Buchon et les imprimés. V. 238. Variante. Se fist tout cest esmeut, MS. V. 240. Variante. Que bien entendre y veult, MS. V. 246. Variante. Que moult esbahissoit, MS.
V. 248. Querelles entre les maisons d'Yorck et de Lancastre, connues sous le nom de guerres de la Rose Blanche et de la Rose Rouge. (Buchon.)
64 RECOLLECTION.
Ung nouveau roy créèrent .
250 Par despiteux vouloir; Le vieil en déboutèrent , Et son légitime hoir, Qui fuitif alla prendre D'Escosse le garant ,
255 De tous siècles le mendre Et le plus tollérant.
J'ay veu en grant fortune Une des fleurs de lys Tenir en prison brune 260 En très povres délitz, Privé de seigneurie Et de royal honneur, Dont la gloire périe Est en sa prime fleur.
265 De Cypre la couronne Ay-je veu emprunter
V. 249. Edouard IV, créé roi par la victoire du comte de Warwick , en 1461. (Buchon.)
V. 231. Henri VI, après sa défaite, se réfugia en Ecosse, près de Jacques III encore enfant. (Buchon.)