J'ay veu saint Pol en gloire Ravy jusques es cieulx
V. 454. Bersaudé (blessé) et non pas hersandé, comme dans M. Buchon et les imprimés.
V. 435. Variante. Ces butes , Buchon elles imprimés. Ses butes , son camp fortifié.
V. 457. Edouard IV débarqua en France en 1473, mais Louis XI gagna ses principaux officiers, et le roi retourna en Angleterre sans avoir rien fait. (Buchon.)
V. 465. Foij. Chr. de Molinet, chap. xxvn et xxvin et Barante, VIII, 166. La strophe de Molinet fait allusion au mot qui courait alors que saint Pierre avait pris saint Paul ,alleB(\a que le seigneur de Saint-Pierre avait étéchargé avec le sieur du Bouchage d'arrêter le connétable. La mort de ce prince donna encore occasion à ces rimes rapportées dans le Cabinet de Louis XI, ch. VII :
Mil quatre cens , l'année de grâce Soixante et quinze , en la grant place A Paris que l'on nomme Grève , L'an qu'il fut fait aux Anglois trêve ,
Puis descendre en bas loire , Mal en grâce de dieux ; Sainct Pierre s'en délivre, 470 Pas ne le respita, Et au prince le livre , Qui le descapita.
Et si fault que je dise Ceux qui ont eu mal an :
475 Meurdry fut à l'église Le grand duc de Millan; Pour user des plus belles Femmes de son pays , Et mettre sus gabelles ,
480 II fut à mort hais.
Et de décembre le dix-neuf Sur un eschaffaut fait de neuf Fut amené les connestable, En compagne grande et notable, Comme le veut Dieu et raison, Pour sa très-grande trahison , Et là il fut décapité En ceste très-noble cité.
V. 467, Loire, M. Buchon écrit ce mot par une majuscule comme s'il s'agissait de la rivière de Loire. Mais ce mot signifie embûche, et non pas lieux, ainsi que l'ont cru les éditeurs des Archives curieuses de l'Hist. de Fr., I, 48, note. Desceiulre en bas loire , c'est tomber dans le piège.
V. 468. Quoique les imprimés aient mal en grâce des dieux , nous avons préféré le singulier qui est plus en harmonie avec le ton général employé par Molinet.
V. 473. Variante. Et s'il faut que je lise, éd. de 1551, Coustelier.
V. 476. Galéas-Marie Sforce, fils du célèbre François Sforce. Il fut assassiné le 26 décembre 1476, dans l'église de Saint-É tienne de Milan. (Buchon.) Foy. Chron. de Molinet, chap. xxxiv.
Y. 477. Variante. Par user des plus belles , imprimés.
RECOLLECTION. 81
J'ay veu le plus fort prince De la chrestienté, En turquoise province Fort crainct et redoubté, 485 Surmonter en bataille Par ung petit ducquet ; En gens de rude taille On n'y a point d'acquest.
Ainsi donc , loups saulvaiges 490 Occirent le Lyon
Gardant sur les rivaiges
D'aigneaulx un million ;
Moutons , loups et ouailles
S'accordèrent enfin 495 Pour pillier les oreilles
Au renard rouge et fin.
J'ay veu citez et ville Ensemble mutiner, Villains , meschans et viles 500 Les nobles huttiner;
V. 486. Foy. Molinet, chap. xxxv. Charles le Téméraire, malgré sa puissance, fut vaincu par le duc de Lorraine.
V. 487-488. Ces vers semblent s'appliquer plus convenablement aux Suisses qu'aux Lorrains.
V. 49-5. Ouailles j prononcez oueilles. Cette strophe rappelle une autre pièce de poésie de Molinet, intitulée la Rohbe de l'Archeduc, et que nous avons déjà citée dans les notes sur M. de Barante. Le poète représente celte robe comme déchirée par tous les ennemis de la maison de Bourgogne.
82 RECOLLECTION.
Ce tourbe que j'alégue Occist le chancellier Et le comte de Megue, De l'ordre chevallier.
605 En Gueldre qui prospère , J'ay veu grant mesprison, Le fils tenir le père En obscure prison ; S'en fut bouté en celle,
510 Puis mourut champion D'une noble pucelle , Comme ung vray Scipion
J'ay veu dedans Mallines Notable parlement, 51 5 Pour faulses gens malines Corriger justement ;
V, 502. Barante, IX.