V. 920. Hastrel, la nuque du col
Vi 922. Voyez, dans les Mémoires de J. Duclercq, les détails curieux des persécutions de l'inquisiteur de la foi et de l'évêque de Berut contre les prétendus sorciers qui furent brûlés à Arras. La vigueur du Parlement de Paris arrêta seule les supplices , et un arrêt solennel justifia ceux qui avaient été condamnés, fit élargir les détenus et condamna les juges. (Buchon.)
Nous avons déjà remarqué que Boxhorn devait avoir eu entre les mains les Mémoires de Duclercq , puisqu'il en a traduit en hollandais presque tout ce qui concerne les Vaudois, dans son histoire de l'Église des Pays-Bas. — Molinet ne semble pas suivre l'ordre chronologique, car la Vauderie date de 1460, mais il s'est attaché sans doute à la date du Parlement, qui est de 1491, et ainsi l'ordre des temps est rétabli. Colard Mansion imprima à Bruges, vers 1480, des invectives contre la secte de Vauderie. Van Praet, Notice sur Colard Mansion, p. 45. Brunet, Manuel, au mot Traittié.
112 RECOLLECTIOIV.
René, duc de Lorraine, 930 Eut deux femmes vivans ,
Mais de la premeraine
Ne peult avoir enfans ;
La seconde fut digne
De lignie assembler , 935 Qui en bref se fit royne
De Cécille nommer.
cxvin.
J'ay veu Louvain , Nivelle , Brucelles , je m'en crois , Pour chose fort nouvelle 940 Porter la droicte croix ; Brucelles fut humilie Par mort qui l'aherdit ; De gens trente-six mille , Pour ung an , y perdit.
945 J'ay veu les bonnes villes Achapter larronceaulx
V. 929. René II , duc de Lorraine , épousa d'abord Jeanne d'Harcourt , dont il se sépara pour cause de stérilité ; il épousa en secondes noces Philippine de Gueldre , qui lui donna entre autres enfans , Antoine , son successeur ; Claude, comte, puis duc de Guise, tige des princes de Lorraine établis en France ; Jean , le célèbre cardinal de Lorraine , qui réunissait tant d'évèchés et d'abbayes sur sa tête qu'on disait qu'à lui seul il était tout un concile.
V. 936. Voyez Molinet, ch. cxcv. Ce fait se rapporte à l'an 1488.
V. 940. La droicte croix. La croix droite est celle de France , celle de Bourgogne est en sautoir. Le pays était déchiré par les partisans des États, du roi des Romains, de Philippe de Clèves, et par une foule de Français, d'Allemands et d'autres étrangers.