et le conte seigneurs manque A
2. Le conimenceinent du paragraphe existe seul dans 5G10, qui omet ensuite le récit du combat de Formeries.
estoit sui' les champs à tout environ vi"" combatans. Et lors ilz alerent celle part et le trouvèrent, et furent les Englois descontîz et presque tous mors et pris, et après prindrent yceulz François leur forteresse. Et en cellui temps tenoient Englois Ghaumont, Latainville et Rovencelles et pluseurs autres forteresses ou pais de Veuquessin. Et lors avoit bonne garnison de gens d'armes à Gisors et en autres forteresses sur le pais, qui grant guerre leur faisoient, et y ot pluseurs besongnes et rencontres, où les Englois perdirent, et tant que en la fin les Englois laissierent pluseurs d'icelles forteresses et s'en alerent, car le pais estoit si gasté et destruit que petitement y povoient vivre ^.
En la nouvelle saison de l'esté ensuivant, ala Moreau de Fiennes, connestable de France, et le conte de Saint Pol et grant foison de nobles de Piquardie et avecques eulz les communes des bonnes villes du pais à siège devant Saint Valéry, et vint à ce siège Mouton, sire de Blainville, le Baudrain de la Heuse et Guillaume Martel et pluseurs Normans. Tant furent ces seigneurs au siège que bien estoient mi cens combatans. Tant firent que ceuz de la ville de seans rendirent la ville, sauves leurs vies, mais quant ilz en partirent, les gens de commune en tuèrent plus de cent, ne le connestable,
1. Voici ce qui dans 5610 correspond à la fin de ce paragraphe : En che tamps s'assanblerent Navarois en le fortresche de Louch en Pontiu et fourerent le ville et tout le paiis entour. Lors s'assanblerent le gent de pluiseurs villes d'Artois, de Picardie et de Pontieu et allèrent à siège par devant Lonc, mais rienz n'i firent, ains s'en rallerent par le conseil du conte de Saint Pol et pour le saison d'iver qui estoit froide. Et moult tost apprés prirent li Navaroiz le ville de Saint Vallery.
à qui seurté en estoit baillée^, ne les en povoit garder. Phelippe de Navarre assembla grans gens, Englois et Navarrois, pour secourre ceulz de Saint Valéry, mais la forteresce fut rendue, entretant que il se ordonnoit pour y venir^. Lors entra Phelippe de Navarre ou pais de Vermendois et d'Artois et fourrèrent le pais jusques vers Dourlens, et de là alerent vers Saint Quentin, mais les Piquars et autres qui avoient esté au siège de Saint Valéry, excepté les Normans qui s'en râlèrent-^ en leur pais, pour ce que grans guerres y avoit, le suirent et tant que ilz [le] trouvèrent prés d'un hamel, que on nomme Torgny ^ emprés Saint Quentin en Vermendois, et approucherent François si prés des Navarrois comme pour assembler et moult en estoient desirans, et estoient les François prés de mil (sic) combatans et les Navarrois n'estoient^ que environ xv'^''. Mais par le petit gouvernement et petite emprinse de^ Moreau de Fiennes et d'aucuns autres, qui les François avoient à gouverner, fut la besongne retardée. En cellui jour, si comme pluseurs gens l'ont dit, et en celle nuit ensuivant, se deslogerent Englois et Navarrois moût saigement de la place où ilz estoient, et furent moult eslongnez avant que les François feussent en ordonnance pour les poursuire, car ilz avoient grans gens de commune qui ne povoient pas aler tost. Ainsi Phelippe de