‹ Chronique normande du XIVe siècleChapitre 160 sur 315 · Ici reprend le texte de · texte numérisé non relu

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Paris, il chevaucha jusques à Bonneval et vers Chartres, et estoit ja entré l'an mil CCG lx. Lors commança l'ost du roy Edouart à avoir grant deffaut de vivres, car le pais avoit esté moût essillié* par les guerres, qui par avant y avoient esté, tant du roy Edouart que des Navarrois. Et lors chay en l'ost des Englois une si grant tempeste du ciel , que les grosses pierres qui cheoient tuèrent grant foison gens et chevaulx, et moult en furent Englois esbahiz. Lors manda Edouart la paix au régent, laquele paix il avoit autreffois refusée, et avoit par avant esté traitie par le roy Jehan, père du dit régent, qui estoit en Engleterre. Et icelle paix et traitié accorda le régent pour délivrer le roy son père, et le roy Edouart s'en râla à Honnefleu et monta là en mer, lui et ses princes et le plus de ses gens, et passèrent en Engleterre^, et le surplus de ses gens passèrent seurement par le royaume jusques à Calais. Et fut signiffié à tous les Anglois, qui tenoient forteresses sur le royaume de France, que la paix estoit faite du roy de France et du dit roy Edouart et queilz ne feissentplus de guerre sur le royaume. Mais la plus grant partie ne s'en déportèrent que bien pou de temps.

Assez tost après fut amené le roy Jehan à Calais et furent ordonnez grant foison d'ostaiges à envoier pour lui en Engleterre jusques à tant que le traitié de la paix eust esté acompli el entériné. Lequel traitié fu

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