‹ Chronique normande du XIVe siècleChapitre 224 sur 315 · La bataille de Courtrai fut livrée le 9 juillet · texte numérisé non relu

La bataille de Courtrai fut livrée le 9 juillet

5. Les Lillois promirent aux Flamands de se rendre à la mi-août s'ils n'étaient secourus; les habitants de Douai obtinrent les mêmes conditions {Annales Gandenses, Pertz, Scriptores, XVI, 572-573).

La même année, vers la fête de saint Rémi^, le roi vient assiéger Douai. Les Flamands campent près de l'armée française, aux fosses de Boulorm^. Noms de leurs chefs. Jean de Namur envoie demander des secours au roi d'Angleterre. Embarras du roi Edouard. Intrigues de la roine Marguerite de France. Historiette à ce sujet. La reine avertit son frère Philippe le Bel d'une prétendue trahison ourdie par ses nobles*. Le roi de France entame des négociations avec les Flamands; elles échouent et il lève •le siège de Douai. Les Flamands retournent dans leur pays, le roi en France, en laissant de bonnes garnisons sur les frontières'^ (Pages 20-22).

Entrée des Flamands en Artois le jeudi saint suivant^. Les Français marchent contre eux; noms des principaux seigneurs. Défaite des Flamands à Arques 6. Peu après, ils vont attaquer le comte de Hainaut, allié du roi de France. Charles de Valois revient de Grèce. Philippe de Diest, fils du comte Gui, vient en Flandre devant la ville de Lessines'^ que les Flamands assiégeaient. La

1. Ce ne fut pas vers la Saint-Rémi, c'est-à-dire au commencemenl d'octobre, mais de la fin d'août à la fin de septembre 1302. que l'armée française assiégea Douai (Guill. de Nangis, 1, 321-322 : Annales Gandenses, Pertz, Scriplores, XVI, 573).

2. Les fosses de Boulorm ; nous croyons qu'il s'agit ici des marais avoisinant le lieu de Bellonne (Pas-de-Calais, arr. d'Arras, canton de Béthuue) ; cette localité est située à 7 kil. au S.-E. de Douai, et plusieurs villages des environs rappellent son nom, Noyelles de Bellonne, etc. On peut remarquer que le pays avoisinant les marais en question forme un plateau, dont la défense devait être facile contre une armée venant de Douai.

3. Le Continuateur de Nangis (I, 337) attribue l'inaction du roi de France aux mauvais conseils du comte de Savoie. Guillaume de Nangis (I, 322) laisse entendre la même chose sans nommer personne. — Les Chroniques de S.-Denis (éd. Paris, V, 144) donnent dans des termes un peu différents la même version que notre chroniqueur. C'est évidemment une anecdote sans aucune authenticité.

4. Le roi de France laissa des garnisons à Saint-Omer et à Tournai {Annales Gandenses, Pertz, Scriplores, XVI, 574).

Page 1