Manche, arr. de Coutances, ch.-l. de cant
7. Mauny, Manche, arr. de Coutances, cant. de Gavray, comm. de Hambye.
8. Le château de Pont-Audemer fut rendu par composition, le 4 décembre 1356 (Grandes Chroniques, VI, 45). La retraite des Navarrais fut achetée 6000 florins. Robert d'Houdetot avait échoué peu de temps auparavant devant cette place, qu'il avait assiégée d'avril à fin juin 1356 (Secousse, Preuves, p. 62).
Le régent revient à Paris. Entreprises du prévôt des marchands et de Robert Le Coq, évêque de Laon, contre son autorité. Nomination d'un conseil de neuf membres pour le gouvernement du royaume. Convocation des trois états à Paris'. Les partisans du prévôt cliassent de leur conseil^ l'archevêque de Rouen, Simon de Buci, Jacques La Vache, Pierre de Mainville et plusieurs membres du Parlement et du conseil royal-''. Résistance infructueuse du régent (Pages 118-119).
Peu après la bataille de Poitiers, Robert de Clermont, capitaine de Normandie'', chevauche en Cotentin jusqu'à Harfleur; tout le pays s'était déclaré pour les Navarrais. Godefroi d'Harcourt, Pierre de Saquenville, Guillaume de Braquemont, son frère et autres Navarrais, poursuivent les Français pendant leur retraite et les atteignent au lieu appelé la Chaussée d'Escoquebugle^. L'arrièregarde, commandée par le Baudrain de la Heuse et Rigaud de Fontaines, protège la retraite et bat Godefroi d'Harcourt. Celui-ci atteint pourtant les Français près des gués de Saint-Clément*^. Robert de Clermont se décide à combattre. Les Navarrais sont
1. Notre chroniqueur embrouille ici un peu les événements. L'évêque de Laon ne devint un des chefs de l'insurrection parisienne que lors de la seconde réunion des États, convoqués pour le 5 février 1357 {Grandes Chroniques, VI, 52); Robert le Coq y prononça sa première harangue le 3 mars. De plus, le conseil dont la formation fut demandée le même jour, comptait trente-quatre et non pas neuf membres (Douët d'Arcq, Bibl. de l'Ec. des chartes, II, p. 382). Il est probable que sur ce point notre chroniqueur a commis non pas une erreur, mais une confusion : en effet, le 8 mars 1357, le régent nomma neuf réformateurs (Froissart, V, xix, n. 1).
2. Comme on peut le voir en note, p. 118, le ms. 5610 dit nettement que le parlement fut chassé et remplacé comme cour de justice par les États.
3. Ce sont quelques-uns des officiers dont les États demandèrent la retraite le 3 mars 1357 [Grandes Chroniques, VI, 53). Simon de Bucy avait vu dès le 25 janvier sa maison envahie par les sergents et ses biens inventoriés. L'archevêque de Rouen, Pierre de la Forêt, était chancelier de France (V. le P. Anselme, YI, 330-331).
4. Robert de Clermont était lieutenant du duc de Normandie, « es parties des bailliages de Caen et de Cotentin », dès le mois d'octobre 1356 (Delisle, Histoire du, château et des sires de Saint-Sauveïir-le- Vicomte, p. 91, note); il servait encore en Normandie au mois d'octobre 1357 (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 783, doss. Clermont, n° 12).