Seine-Inférieure, arr. de Neufchâtel-en-Bray
2. Lignières- Châtelain, Somme, arr. d'Amiens, cant. de Poix.
3. Sur cette défaite des Jacques par les chevaliers normands et picards, voyez la Chronique des quatre premiers Valois, i>p. 75-76. Le vrai nom du sire de Picquigny, tué par trahison dans cette affaire, était Guillaume; voir une lettre de rémission qui confirme tout à fait le dire de la Chronique normande, dans Secousse, Preuves, pp. 78-79.
4. La bataille de Clermont, dans laquelle les Jacques furent complètement défaits, fut probablement livrée le 10 juin (Flammermont, ozivr. cité, p. 139, n. 3). Leur capitaine Guillaume Carie fut décapité à Clermont.
, 5. Etienne Marcel et ses partisans profitèrent il est vrai de la Jac- ' querie, mais n'en furent pas les instigateurs.
6. Les Parisiens détruisirent le château d'Ermenonville de concert avec les Jacques ; après quoi ils se séparèrent et Jean Vaillant et les Parisiens se dirigèrent sur Meaux; ces faits sont antérieurs de trois ou quatre jours à la bataille de Clermont (Flammermont, ouvr. cité, pp. 138-139).
7. Ce chevalier de Lorris était de la famille de Robert de Lorris, conseiller du roi Jean, auquel appartenait le château d'Ermenonville. Voir à ce sujet l'ouvrage cité de M. Flammermont, p. 138. Si ce n'était Robert lui-môme, c'était ou Lancelot de Lorris, chevalier et chambellan du duc d'Anjou en 1370, ou Garin de Lorris, écuyer et panetier du même duc à la même date (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 1755, doss. Lorris, n°' 6 et 9). Un manuscrit de la seconde rédaction de la Chronique normande (Bibl. nat., ms. fr. 17272, f. 34 r») porte Robert de Lorris, ce qui donne à croire que telle était la leçon du ms. original.
8. La duchesse de Normandie, sa fille et Isabelle de France, sœur du régenf, s'étaient enfermées dans la forteresse du marché de Meaux [Grandes Chroniques, VI, 114). Ce passage prouve que la rédaction de notre chronique est postérieure à l'avènement de Charles V.
de Meaux appellent à leur aide le prévôt des marchands et attaquent la forteresse 1; mort du Borgne de Ghambly^. Le comte de Foix vient au secours de Meaux, défait les Jacques, brûle et pille la ville s (Pages 130-131).
Le prévôt des marchands, effrayé des préparatifs du régent, décide le commun de Paris à prendre pour capitaine le roi de Navarre*. Celui-ci vient à Paris et détermine les gens du commun à marcher contre le régent, qui est à Compiègne; ils ne poussent pas plus loin que Senlis et retournent à Paris ^. Pillage et dévastation du Beauvaisis par les nobles^ (Pages 131-132).
Le régent se dispose à assiéger Paris''. Embarras dans lequel il se trouve : il craint d'être obligé de laisser détruire la ville**, ou,
1. Les gens de Meaux n'appelèrent peut-être pas les Parisiens, mais ils ne firent aucune difficulté pour ouvrir leurs portes à lepicier Pierre Gille et à Jean Vaillant et dressèrent des tables dans les rues pour leur donner des rafraîchissements. Le combat de Meaux eut lieu le 9 juin 1358 (Grandes Chroniques, VI, 113-114). Une lettre de rémission d'août 1358 donne pour date à cette affaire le 10 juin 1358, samedi veille de la tJaint-Barnabé (Secousse, Preuves, pp. 90-91). En 1358, la veille de la Saint-Barnabe tombait un dimanche, et le samedi précédent était juste le 9 juin. On peut donc accepter la date des Grandes Chroniques.
2. Ce Borgne de Chambly jouait vraiment de malheur; s'il faut en croire les Grandes Chroniques, il fut tué « d'un vireton près de l'cuil. »
3. S'il faut en croire Froissart, le comte de Foix, Gaston Pbébus, et son cousin germain, Jean de Grailly, captai de Buch, revenaient de guerroyer en Prusse contre les infidèles (V, 103) et ce fut par hasard qu'ils se trouvèrent à Meaux, lors de l'attaque de la forteresse par les Parisiens. La présence du comte de Foix à ce combat est aussi attestée par les Grandes Chroniques (VI, 114). Après le combat la ville fut en partie livrée aux flammes.
4. Ce fut le 15 juin, qu'à la suite d'une harangue prononcée par bù à l'Hôtel de ville, le roi de Navarre devint capitaine de Paris [Grandes Chroniques, VI, 115-116).
5. Cette expédition contre Senlis est mentionnée dans une lettre du régent Charles, du 5 octobre 1358 (Secousse, Preuves, pp. 99-100). Elle eut lieu le 22 juin (Flammermont, ouvr. cite', pp. 142-143, note).
6. Jean de Venette dit que les nobles se permirent alors des excès pires que tous ceux qu'eussent pu commettre les Anglais (Contin. de Nangis, éd. Géraud, II, 266-267).
7. Le 29 juin, le régent et son armée occupèrent le bois de Vincennes, le pont de Charenton et les environs de Conflans (Seine, comm. de Charenton) {Grandes Chroniques, VI, 119).
8. L'auteur de la Chronique des quatre premiers Valois (p. 80) dit
dans le cas d'une défaite, d'être chassé du royaume par le roi de Navarre. On lui conseille de s'accorder avec ce dernier; entrevue des deux princes entre le bois de Vincennes et l'abbaye Saint- Antoine*; la paix est conclue (Pages 132-133).
Départ du régent^; le roi de Navarre retourne à Saint-Denis. Rixe entre les bourgeois de Paris et les Anglais de Charles de Navarre^. Le prévôt des marchands se fait remettre les Anglais prisonniers par les bourgeois , les enferme au Louvre et les l'ait délivrer secrètement^ (Page 133).
Hostilités entre la garnison anglaise de Saint-Cloud et le peuple de Paris. Les Parisiens forcent le prévôt des marchands et ie roi de Navarre à les conduire contre la garnison de Saint-Cloud. Leur avant-garde est défaite; mécontentement des Parisiens s. Plusieurs bourgeois supplient le régent de rentrer dans la ville. Refus de celui-ci qui écrit au commun des lettres ^ dont le prévôt
que pour grossir son armée, le régent avait promis aux gens d'armes le pillage de Paris.
1. Ce fut surtout la reine Jeanne d'Évreux, tante du roi de Navarre, qui s'employa à la conclusion de cet accord ; il fut passé à la suite de deux entrevues du régent et du roi de Navarre, la première eut lieu le 8 juillet 1358, entre Saint-Antoine et le bois de Vincennes « en un lieu que l'en dit le Moulin-à-vent » {Grandes Chroniques, VI, 120-22); la seconde, le 19, sur un pont de bateaux, entre les Carrières et Vitry [Ibid., 126).
2. Le régent se rendit le 20 juillet au Val-la-Gomtesse [Ibid., 128).
3. Cette rixe entre les Parisiens et les Anglais, que le roi de Navarre avait fait venir à Paris, éclata le 21 juillet [Ibid., 128).
4. Etienne Marcel fit délivrer les prisonniers anglais le 27 juillet [Grandes Chroniques, VI, 131).
5. Cette expédition des Parisiens contre Saint-Cloud (Seine-et-Oise, arr. de Versailles, cant. de Sèvres) eut lieu le 22 juillet; elle a été racontée par les Grandes Chroniques (VI, 129-130) d'une façon peu compréhensible. Pour expliquer leur récit, il faut supposer qu'une partie des Parisiens, commandée par Etienne Marcel et le roi de Navarre, se dirigea vers Montmartre et Saint-Denis, tandis qu'un second corps marchait sur Saint-Cloud; ce dernier, abandonné par le roi de Navarre, fut très maltraité par les Anglais. Remarquons que les Anglais établis à Saint-Cloud n'obéissaient pas à Charles le Mauvais, mais à Edouard III, comme le prouvent des lettres de rémission publiées par M. Luce [Mémoires de la Sociéié de l'histoire de Paris, I (1875), pp. 122 et s.).
6. Ces lettres furent apportées à Paris par un certain maître Jean de Besançon, qui fut anêté par ordre du prévôt, enfermé au Châtelet, interrogé et mis à la torture. L'un des magistrats chargés de l'instruc-
s'empare'. Etienne Marcel, se sentant soupçonné, se décide à livrer la ville à Charles de Navarre 2. Dispositions prises par les deux alliés. Jean Maillart, capitaine de l'un des quartiers de Paris, et Pépin des Essars s'opposent à leur projet. Rixe dans les rues de Paris. Le prévôt des marchands est tué à la porte Saint-Antoine^. Noms de ses partisans tués en même temps que lui ; plusieurs autres sont enfermés au Louvre. Le régent refuse de rentrer dans la ville avant que les mutins aient été exécutés. Rentrée du régent à Paris; il pardonne à la ville*. Le roi de Navarre abandonne Saint-Cloud et Saint-Denis après avoir pillé cette dernière ville , et ravage les environs deParis^; il fortifie Mantes ^ etMeulent'^ et
tion, Jean Rose, avocat au Parlemeat, obtint pour ce fait des lettres de rémission en août 1358 (Secousse, Preuves, pp. 90-91).
1. Notre chronique tendrait à faire croire que la réaction qui mit tin à la domination d'Etienne Marcel fut d'avance complotée avec le régent ; cependant, ainsi que l'a remarqué M. Luce (Froissait, V, xxxiv, n. 1), il n'est pas probable que les choses se soient passées ainsi ; il est plus vraisemblable que la malheureuse expédition du 22 juillet contre Saint- Cloud fut pour beaucoup dans le revirement qui s'opéra dans les esprits en faveur du régent, et qu'il n'y eut aucun projet arrêté entre ce dernier et le parti modéré.
2. D'après une lettre du régent au comte de Savoie (Mémoires lus à la Sorbonne, Histoire, 18G9, pp. 23G-42), Paris devait être livré au roi de Navarre et aux Anglais qu'il menait avec lui, le 31 juillet au soir. Dès le 1" août 1358, c'est-à-dire quelques heures après la mort du prévôt, Charles le Mauvais signa avec les Anglais un traité de partage de la France, auquel M. Luce a restitué sa véritable date (Mémoires de la Société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-France, I (1875), pp. 113 et s.). A la suite de ce mémoire, M. Luce a publié plusieurs lettres de rémission des plus précieuses pour l'histoire de Paris à cette époque et que nous avons déjà citées plus haut.
3. Etienne Marcel fut tué à la porte Saint-Antoine le soir du 31 juillet [Grandes Chroniques, VI, 132-133).
4. Le régent entra à Paris le soir du 2 août; le même jour, mais avant son entrée, Joseran de Màcon, trésorier du roi de Navarre, et Charles Toussac, échevin de Paris, furent décapités en place de Grève (Grandes Chroniques, VI, 134-135).
5. Le roi de Navarre fit défier le régent le 3 août [Grandes Chroniques, VI, 136); le 9 août il était à Mantes (Froissart, V, xxxvii. n. 1).