‹ Chronique normande du XIVe siècleChapitre 275 sur 315 · Mauconseil, prés de Noyon (Luce, ut supra, p · texte numérisé non relu

Mauconseil, prés de Noyon (Luce, ut supra, p

5. Nous avons vu plus haut que la Jacquerie commença en réalité le 28 mai 1358 {Grandes Chroniques, VI, 110).

6. La bataille de Mauconseil, dans laquelle l'évêque de Noyon, Gilles de Lorrls, tomba entre les mains des Navarrais, fut livrée le 23 août 1358 {Grandes Chroniques, VI, 138-139). Froissart (V, 124-125) porte le nombre des Tournaisiens qui figurèrent dans ce combat à 700 : « Et voelenl dire li pluiseur que, de sept cens que il estoient, il en retournèrent moult petit que tout ne fuissent mort ou pris. «D'après les Grandes Chroniques, ce furent surtout Jean et Robert de Picquigny qui contribuèrent à la défaite des Français.

7. Le 4 août 1358, les Anglo-Navarrais s'emparèrent, grâce à l'appui de la reine Blanche, qui tenait le château, d'une partie de la ville de Melun; l'autre partie demeura française et le régent y envoya une garnison (Voir Secousse, Preuves, pp. 117, 122, 123-, Grandes Chroniques, VI, 137-138). Le siège, dirigé par le régent en personne, dura du 19 juin au 26 juillet 1359 (Voir Froissart, V, xlvhi-xlix). Le traité de Pontoise, conclu en août de la même année, amena la levée du siège.

8. Froissart et les Grandes Chroniques sont muets sur ce fait; mais le fait de la détention à Amiens de la dame de Fluy, femme de Jean de Picquigny, est indiqué dans une pièce de 1359, publiée par Secousse {Preuves, 151). Cet acte prouve que le régent espérait par ce moyen ramener Jean de Picquigny à son parti.

nuit d'occupation*. Punition des partisans de Picquigny ; le maire, ï'rémin de Goquerel, est mis à mort comme traître 2. Cette tentative sur Amiens eut lieu en septembre 1358' (Pages 137-139).

Tentative d'Amauri de Meulan et du sire de Vienne sur Meulan ; partis de Pontoise, ils sont battus par la garnison navarraise aux portes de Meulan; les deux capitaines français sont pris'^ (Page 139).

Succès du sire d'Ivry ^ et de Philippe Malvoisin dans la vallée de l'Eure (Page 139).

Vers ce temps les Anglais occupent Pont-sur-Seine^, TraineP et autres places vers Troyes en Champagne. Eustache d'Auberchicourt est battu près de Bray-sur-Seine* par les Français que commandent le comte de Vaudemont, l'évêque de Troyes et autres nobles et chevaliers; Eustache lui-même est pris^ (Pages 139-140).

1. La tentative de Jean de Picquigny sur Amiens eut lieu en effet, d'après les Grandes Chroniques (VI, 140-141) et Froissart (V, 127), avec la complicité d un certain nombre de bourgeois. Le 16 septembre 1358, Jean de Picquigny s'empara des faubourgs d'Amiens, les pilla et les livra aux flammes. Gui de Chàtillon , comte de Saint-Pol , qui avait été nommé, le 24 août 1358, lieutenant du roi es parties de Picardie et de Beauvaisis (Arch. nat., JJ 90, n' 46, cité par M. Luce, Froissart, V, xl, n. 1), prévenu à temps, accourut de Corbie avec le connétable de France Robert de Fiennes et repoussa les Navarrais.

2. Ni les Grandes Chroniques ni Froissart ne nomment Fremin de Coquerel parmi ceux qui payèrent de leur tète leur alliance avec le roi de Navarre. Une lettre de rémission de février 1358-1359 (Secousse, Preuves, pp. 132- 133) cite toutefois feu sire fremin de Goquerel, lors maire d'Amiens, et feu sire Fremin Germont, comme les deux principaux partisans du roi de Navarre. Ce Fremin de Coquerel, clerc et conseiller du roi, avait été envoyé en 1344 et 1345 avec l'évêque de Beauvais à Avignon pour poursuivre des négociations avec le pape (Bibl. nat.. Pièces orig., vol. 849, doss. Coquerel, n" 2, 3, 4).

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