Le Favril, Eure, arr. de Bernay, cant. de Thiberville
6. Le combat du Favril eut lieu avant Pâques 1360 (Cont. de Guill. de Nangis, II, 298; Chronique des quatre premiers Valois, 107-110). Ce dernier auteur dit (pp. 113-114) que Louis d'Harcourt fut pris par un Angloiz de petit estât, qui lui offrit de le faire évader pour n'avoir pas à partager la ranron. En effet le 29 septembre 13G0, Louis d'Harcourt paya à Rouen, à un écuyer anglais qui l'avait fait prisonnier, « deux mil deux cent soixante royaux d'or, en rabatant de greigneur somme de fleurins en quoi il estoit tenu pour cause de sa raanchon » (Hel'.ot, lissai historique sur les Martel de Basqueville, p. 70, n. 211). Guillaume P' Martel de Saint-Vigor était encore à la fin de 1359 et au commencement de 1360 capitaine de Château-Gaillard {Ibid., p. 71). Voir, sur celte affaire du Favril, l'ouvrage de M. Hellot, pp. 69-70.
7. Caudecotte, Eure, arr. de Bernay, cant. de Thiberville, comm. de Bazoques.
de Hapart Le Bigot. Jean Le Bigot, maréchal de Normandie, fait prisonnier à Faverel^, mis en liberté, défait les Anglais de Honfleiir à Tosteville, près de Pont-Audemer^ (Pages 150-151).
Bertrand du GuescUn sort de prison. Il occupe l'abbaye de Saint-Meen de GueeP. Attaqué de nuit par les Anglais, il les défait. Éloge de du Guesclin (Page 151).
Edouard III quitte les environs de Paris et se rend àBonnevaH et vers Chartres (commencement de l'année 1360)5. L'armée anglaise soutfre de la disette; tempête épouvantable; Edouard III offre la paix au régent qui l'accepte^, et va se rembarquer àHonfleur''^. L'armée anglaise retourne à Calais^; la paix conclue est signifiée aux garnisons anglaises des forteresses de France, qui ne l'observent que très peu de temps (Pages 151-152).
Arrivée du roi Jean à Calais^. Remise des otages <o. Analyse du traité de paix : Edouard III reçoit Calais, les comtés de Guines et de Ponthieu et le duché de Guienne en toute souveraineté **. Il s'engage à renoncer dans l'année à ses prétentions à la couronne de France et à faire quitter le royaume par les gens d'armes anglais qui en occupent les forteresses. Il est convenu en outre
1. La prise de Jean Le Bigot est également mentionnée par la Chronique des quatre premiers Valois, p. 109.