Voyez Luce [Hist. de du Guesclin, I, p
6. D'après M. Luce {Hist. de du Guesclin, I, 358), l'affaire de Saint- Guillaume-de-Mortain (Manche) serait antérieure au siège de Saint- Martin-de-Séez. — Saint Guillaume Firmat était le patron de la principale église de Mortain.
les Anglais de Quinquernon* et de Romeilli^ (Pages 160-161).
Siège de BéchereP par Charles de Blois et Bertrand du Guesclin. Jean de Montfort, Robert KnoUes, le sire de Clisson et Hugh de Calverly viennent au secours de la place et occupent la route de Dinan, coupant ainsi les vivres aux Français. Les deux prétendants conviennent d'un lieu et d'un jour pour combattre. Au jour dit, après plusieurs hésitations, la paix est conclue entre eux; elle dura d'ailleurs peu de temps "^ (Pages 161-162).
De retour en Bessin, les chevaliers normands de l'armée de Charles de Blois reprennent la forteresse de Beaumont-le-Richard^. Peu après Philippe de Navarre se dispose à assiéger les châteaux de Quinquernon et de Rimilly, à deux lieues de Beaumont-le- Roger, occupés par les Anglais. Les Anglais de Tubeuf^, du Plessis-Buret "^ et d'autres forteresses de Normandie, de Perche et de Maine viennent au secours des assiégés. Les deux troupes restent deux jours et deux nuits en présence, sans combattre. Au bout de ce temps le capitaine de Remilly, nommé Glainville, rend la place. Les Anglais de Quinquernon suivent son exemple s. Phi-
1. Quincarnon, Eure, arr. d'Évreux, cant. de Couches. Ce combat est antérieur au mois de juillet 1363 (V, Delisle, Hist. de Saint-Sauveur, p. 127).
2. Romlily-Ia-Puthenaye, Eure, arr. de Bernay, cant. de Beaumont-le- Roger.
3. Bécherel, Ille-et-Vilaine, arr. de Montfort-sur-Meu. — Le siège de Bécherel commença en mai 1363 (Luce, Hist. de du Guesclin, I, 387, note 2).
4. Cet accord entre Charles de Blois et Jean de Montfort fut conclu le 12 juillet 1363 (Luce, Ibid., p. 388).
5. Beaumonl-le-Richa>d, Calvados, arr. de Bayeux, cant. d'Isigny, comm. d'Englesqueville. Cette place ne fut occupée par les routiers que le 18 juillet 1363, ce qui place sa reprise par les Français bien après le siège de Romilly (Luce, Hist. de du Guesclin, I, 414, n. 1).