Manche, arr. de Saint-Lô, ch.-l. de cant
9. Pont-Douve, Manche, arr. de Saint-Lô, cant. de Carentan, comm. de Saint-Côme-du-Mont.
10. Charles V fut sacré à Reims le 19 mai 1364 {Grandes Chroniques, VI, 233), ce qui reporte les événements précédents vers le 15 mai. Toutefois il serait possible qu'ils fussent postérieurs à la bataille de Cocherel; voyez Delisle, Hist. de Saint-Sauveur-le-Vicomte, p. 133.
11. Louis, vicomte de Beaumont-le-Vicomte, était gendre du comte de la Marche, tué à la bataille de Briguais.
12. Cet Hugues de Chalon, comme l'a fait remarquer M. Luce {Hist. de du Guesclin, I, 420, note 3), était lils de Jean III de Chalon, comte d'.\uxerre ; il a été omis par le Père Anselme {Histoire généalogique, VIII, 419); peut-être cependant y a-t-il erreur dans notre chronique et s'agit-il ici de Louis de Chalon, surnommé le Vert chevalier, second fils de Jean III (V. Chérest, L'Archiprctre, p. 200, note 'i).
des marches de Normandie, de Perche et de Maine' (Pages 170- 471).
Bertrand du Guesclin s'approche du captai de Buch et passe la nuit à la Groix-Saint-Lieufroy^. Le lendemain les deux armées se trouvent en présence au pas de Cocherel^. Bertrand passe la rivière d'Eure; le captai reste campé sur la colline, vers Évreux. Le troisième jour, le manque de vivres force Bertrand à décamper'*; l'arrière-garde française est attaquée au passage de la rivière et la bataille s'engage. Les ennemis finissent par être enveloppés et complètement battus; le captai est pris; mort du vicomte de Beaumont , du sire d'Ennequin, maître des arbalétriers, du sire de Betencourt, etc. Cette bataille a lieu le jour de la Trinité (19 mai) 1363 s (Pages 171-172).
Bertrand vient ensuite à Gaillon, passe la Seine et va ravager le pays de Gaux. Gharles V se rend à Rouen, donne le comté de Longueville à Bertrand du Guesclin^ et délivre le captai de Buch
1. Voir une liste des chefs de compagnies qui accompagnaient le captai, dans Luce, lïist. de du Guesclin, I, 436-4.37.
2. La Croix-Saint-Leufroy, Eure, arr. de Louviers, cant. de Gaillon.
3. Cocherel, Eure, arr. d'Évreux, cant. de Vernon, comm. de Houlbec- Cocherel.
4. Notre chronique est la seule qui mentionne cette inaction de trois jours avant la bataille de Cocherel, ainsi que la retraite forcée de du Guesclin. D'après Froissart (VI, lîI-122) cette retraite n'était qu'un stratagème pour attirer le captai dans la plaine; M. Luce, dans son excellent récit de la bataille de Cocherel {Hist. de du Guesclin, I, 444), a adopté cette dernière version; nous avouons toutefois avoir quelque peine à prendre pour une ruse de guerre la retraite de du Guesclin : passer une rivière sous les yeux de l'ennemi pour battre en retraite, est une extrémité à laquelle on se résout quand on ne peut faire autrement, mais il est difficile d'admettre l'emploi volontaire d'un pareil stratagème qui pourrait coûter fort cher à celui qui renii)loierait. Le succès de du Guesclin à Cocherel ne saurait justifier une pareille tactique.
5. D'après Froissart (VI, 130), le Continuateur de Xangis (II, 342) et les Grandes Chroniques (VI, 232), la bataille de Cocherel eut lieu le jeudi 16 mai 1364; et la Chronique des quatre premiers Valois (p. 146) dit qu'elle fut livrée le jeudi 19 mai; or le 16 mai était un jeudi, c'est doue cette dernière date qu'il faut adopter. La même date est encore fournie par une note d'un Mémorial de la Chambre des comptes, publiée par Secousse [Preuves, p. 196).
6. Du Guesclin reçut le comté de Longueville, le 27 mai 1364, à Saint- Denis et non à Rouen (Luce, Hist. de du Guesclin, I, 454).
sans rançon à condition qu'il entre à son service ^ Pierre de Saquenville, fait prisonnier à Gocherel, est décapité sur la place du Vieux-Marché à Rouen 2 (Page 173).
Siège et prise de Valognes* par du Guesclin. Siège des château et cité d'Evreux-* par Jean de Clialon, fils du comte d'Auxerro, Jean de La Rivière, chambellan de France, et Mouton de Blain- "ville. Prise de Bernay^ et du Sap^ par le sire de La Ferté, maréchal de Normandie. Le même, avec le sire de Tournebu et Guillaume du Merle, reprend l'abbaye de Silly^ (Page 174).
Les mêmes seigneurs vont ensuite assiéger Eschauffou ^. Le
1. Secousse a publié {Preuves, pp. 211-214) un acte de .sejiîembre I3G4, par lequel le captai de Buch promet au comte d'Étampes , fondé de pouvoir du roi, d'être de retour le dimanche après la Saint-Remy à Paris, lieu qui lui avait été assigné pour prison.
2. Les prisonniers de du Guesclin furent remis par celui-ci aux mains du roi. Pierre de Sacquenville, partisan du roi de Navarre, fut en effet décapité à Rouen ; un acte du 13 juin 1364, cité par M. Luce {ut supra^ 455, n. 1), ne laisse aucun doute à cet égard. Celle exécution eut lieu sans doute lors du voyage de Charles V à Rouen, dont fait mention la Chronique des quatre premiers Valois {p. 149), c'est-à-dire entre le 8 juin, date à laquelle Charles V était encore à Château-Gaillard (Delisle, Mandements de Charles 1", n° 21)) et le 13 Juin, date de l'acte cité plus haut. Charles V était encore à Rouen le 16 juin 1364 {Ibid., n» 33).
3. Du Guesclin élait au siège de Valognes, le 9 juillet 1364; le 11 ia ville venait d'être prise (Froissart, VI, lxiv, note 3).
4. Le siège d'Évreux par Mouton, sire de Blainville, commença au mois de juillet; c'est ce que nous apprennent des comptes des élus du diocèse de Rouen (Bibl. nat., ms. fr. 26006, n" 53), qui vont du mois de juillet à la fin d'août 1304: au commencement de ces comptes, on lit cette note : « Pour les despens des dessus diz et de n chevaux louez comme dessus, fais en alant de Rouen devant Evreux au dit Mons. de Blainville qui avoit mis un siège devant ledit fort. » H fut levé vers le mois d'octobre (Froissart, VI, lxv, note 2).