‹ Chroniques d'Enguerrand de Monstrelet (volume 2)Chapitre 1 sur 167 · SUR · texte numérisé non relu

SUR

JACQUES DU CLERCQ

Oq n'avait connu ^ pendant long- temps ^ les pre'cieux mémoires de J. du Clercq que par quelques indications de Swertuîs (Athenae Belgîcae ), de Valère André (Bibliotheca belgica) de Foppens (Bibliotheca belgica ), et de la Bibliothèque historique de France. M. Perrininséra , plus tard, dans sa Collection universelle des mémoires particuliers relatifs à l'histoire de France, republiée par M. Petitot,un

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ij SUR J. DU CLERCQ.

extrait assez ëtendu de ce chroniqueur, extrait reproduitsanschangemeutdansla nouvelle édition; mais M. deReiflfenberg est le premier qui ait fait des recherches scrupuleuses pour le retrouver et le reproduire eu entier. L'e'ditioa qu'il en a donnée à Bruxelles, en 4 vol. in-8% a été faite sur une copie communiquée par M. Van Hulihen. J'ai suivi textuellement l'édition de M. deReiffenberg, en la coUationnant avec une autre copie, que le marquis Levert a fait faire sur le manuscrit de J. du Clercq, de la bibliothèque de Saint- Vaast d'Arras, et qu'il a bien voulu me communiquer.

J. du Clercq est, de tous les chroniqueurs, celui qui donne les plus nombreux détails sur la vie domestique des classes moyennes

de la société. Ses mémoires s'étendent de 1448 à 1467.

Il nous apprend lui-même qu'il naquit en 1 424^ et qu'il fut escuyerj sieur de Beauvoir, en Ternoisj licencié es droits j conseiller de

SXm J. DU GLEROQ. ili

PhUippe-le-Bon ^ duc de Boiu^gognej en sa chastellenie de Douay ^ UUe et Orchies.

n épousa^ en 1446^ la fille de Baldoin de la Chérie, ëcuyer, de Lille.

La partie la plus intéressante des mémoires de J. dn Qercq, est incontestablement celle dans laquelle il rapporte en détail les horribles persécutions des Yandois d'Arras.

J'ai joint à ces Mémoires deux pièces qui font connaître la magnificence de la cour de Philippe -le -Bon, et son étiquette toute royale. L'une est un état des officiers et domestiques de sa maison, l'autre est im petit traité d'Alîénor de Poitiers, sur l'étiquette suivie à sa cour. On aura ainsi un tableau complet de la société telle qu'elle existait alors. Ceux qui voudront la connaître dans ses habitudes les plus secrètes , pourront Ure les ceijt Nouvelles nouvelles composées à cette époque.

M de ReifFenberg , dans un mémoire fçrt bien fait, a, ça ei là, recueilli les divers dé-

iT SUR J. DU CLERCQ.

tails, donnés par J. du Clercq, sur lesmœurs^ les lois, les arts et les lettres.; à cette époque on les a reYinis de manière à présenter un tableau , aussi vrai qu'intéressant , du quinzième siècle. C'est un préliminaire utile à la lecture de J. du Clercq, et on le lira avec plaisir en tête de cette Chronique.

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