Ib. ch
DE J. DU CLERCQ. xcv
» Parlez à nœs gens, Guidants , par cette parole, » coûtrefaire les très grand; seigneurs ' . » Le chevalier de Beauforl , véritablement grand seigneur, était riche de 5 à 600 francs de rente, Pierre du Garieuls, appelé très riche homme ^ en avait 4 ou 5oo , ce qui le fit accuser d'hérésie et de sortilège ^ . Il est vrai que la fortune d'un particulier consistait en partie daas les redevances en nature , les corvées, et surtout l'argent comptant, dont on ne savait point encore tirer parti.
Dans l'année 1459, lem<?/w?/Mi^/d'avoine, mesure d'Arras, valait 16 ou 17 sous, ce qui faisait, pour la charge d'un cheval , 33 sous ; et trois mois après août, la charge d'un cheval coûta 28 sous 3.
En i46o « bled et avoine renchérirent très fort,i » et valloit , la charge d'un cheval de bled , 4o » sols , monnoye d'Artois , et l'avoine autant ; » mais l'aoust venu, il rabaissa, et ne vallist le bled » que 24 sols la charge d'ung cheval , et l'avoine » 16 sols 4,
En i46o, « on avoit fait crier de par le roy, à son » de trompe , parmi la ville de Paris , que nul pour » la venue du roy ni des seigneurs, sur grande