V. aussi Hist. de la Viepriv. des Fn, t.îj, p. 4î
DE J. DU CLEROQ. cxv
» bestes^ lièvres, conins ( lapins) , perdricx, fai- » seans^ et autres bestes et <Hseaux ; et n'y en euist » nuls à qui on ne lesbruslast, fuissent nobles, che- » valliers ou barons , réservé à aucunes garennes » desprinches de Franche. Et pareillement, comme » on disoit , avoit faire par tout son royaume , et là )) où il avoit esté. Et moi estant à Compiègne, en vis » plusieurs ardeoir : la cause pourquoy il le faisoit , » estoit, connue on disoit, que la pluspart de son » déduict estoit en chasserie et vollerie ' . »
« Encore en cette chasse, écrit Commines, avoit » quasi autant d'ennui que de plaisir ; car il y pre- » noit grande peine, pourtant qu'il couroit les » cerfs à force , et se levoLt fort matin , et alloit au- » cunes fois loin , et ne laissoit point cela pour nul » temps qu'il fist. Et ainsi s'en retournoit aucunes » fois bien las , et quasi toujours courroucé à quel- M qu'un , car c'est matière qvi n'est pas conduite » toujours au plaisir de ceux, qui la conduisent. » Toutesfois il s'y cognoissoit mieux que nul homme » qui ait régné de son temps , selon l'opinion des » chasseurs. A cette chasse estoit sans cesse, et logé » par les villages, jusques à ce qu'il venoit quel- » ques nouvelles de la guerre ^. »
Cette prison fameuse dans laquelle Louis XI