V. dans I.efj;rand d'Aussy, Fabl. T. Il, p. i
DE S. DU CLERCQ. cxyij
but politique , et ne voulait qu'arracher a ses sujets les moyens de suffire à sa magnificence , ou distraire l'attention de ses desseins. Le seigneur de Pons se distingua par la bizarrerie de son serment. Il jura de ne coucher jamais le samedi dans son lit , pour l'amour de sa dame, jusqu'à ce'qu'il eût combattu corps' à corps" un Sarrasin ou un Turc, avec lapermission de son Uvs redouté seignew* » *
Malgré la complaisance avec laquelle il rapporte les moindres détails de ces banquets , Olivier de la Marche et Mathieu deCoussy ne peuvent s'empêcher de les trouver outrageux et déraisonnables. En effet^ il y régnait autant de prodigalité que de mauvais goût, et ce n'est pas peu dire. Du Clerq parle en plusieur endroits , mais avec moins d'étendue , de ces spectacles à machines qu^on appelait entremets y parce cpi'on les représentait entre les différents mets ou services du festin.
Norus remarquerons, en passant, une coutume assez singulière ; c'est que si , dans ces réjouissances on présentait une couronne de fleurs appelée chapelet du banqUet^ à l'un des convives, c'était lui faire contracter l'obligation de donner un festin à son tour. Cette présentation avait lieu avec beaucoup de formalités quand il s'agissait d'un personnage illustre. Chez le comte d'Etampes , le cha-