I. In-4% vélin y difficile à lire, contient
i<» Un calendrier.
îi® Des vers pieux.
3". Le Doctrinal.
4** Un dialogue satyrique et en vers sur les différentes professions.
5** L'image du monde.
6^ Cicommence la Bible enfrançaiSy qui parole des choses qui furent jadis avenues et qui à aven ir sontselons les autorités des apostres.
7° Des sept péchés capitaux.
8® Le lucidaire.
9® L'ame contre le corps , en vers.
lo** Pronostics d'Ezéchiel, en vers.
1 1« Explication du Pater.
Tous ces morceaux sont de différentes mains et peu lisibles.
U. In-4^ vélin, 2 col., 49 feuill., mal écrit. Cil livre de clergie quiest appelé fymage du monde , en roumans, contient p tout LV capiires et XVIII san {v.n^ IV) figures sans quoi li livres ne poiroit estre legierement entendus, ki est divisez en III parties.
\\\ In-4'* vélin. i coll. Sqo ff très lisibles.
cxxx DES MÉMOIRES
Le dernier livre mérite une attention paticulicre ; l'auteur , qui vivait dans le treizième siècle , traite du ciel et de la terre, de Dieu et de l'homme , de la géographie , de l'astronomie , de l'histoire naturelle , et autres sciences connues de son temps ^ qu'il divise en sept branches, comme Martianus Capella l'avait fait au septième siècle , Alcuin au huitième.
« Un passage fort curieux de ce manuscrit , dit » M, Degerando ' , personnifie la nature comme » l'agent intermédiaire employé par le Créateur , » à la manière des nouveaux platoniciens , et avec » des attributs semblables à ceux que nous a déjà » offerts, dans l'âge précédent, le poème d'Alain » de risle. » Suivant Omons , quand Dieu créa la matière , il la fit brute , et ne lui donna aucune forme , mais il créa en même temps la nature , à qui il confia le soin de lui en donner une, et de la
IV. ïd. id., 56 ff. Ci livres, de clergies^ en roumans, k£ est apieles fymage du monde. Sont contenut LV capitte et XX V m figures ; sans coi K livres ne poroit iestre legiere* ment entendus , ki est devises par lit parties. A la fin est indiquée une figure de mappemonde qui ne s'y trouve pas. Du reste ce MS. est bien conservé; il porte à la dernière page la date de 1^45, comme le n» lU et le n<» I. Le n*» II porte i333.
V. Fol. obi., à une seule col. 70 feuill., aussi daté de ii^S. I . Hist. comparée des Systèmes de Phil.y a» édit. , t. IV
pag. 55i.
DE J. DU CLEBCQ. cm^
lui conserver. Il définit la nature ce <fui donne naissance et durée à toutes choses j Dieu seul en connaît l'essence , il la forma pour tout accomplir et parfaire ; cependant, quand il créa Tbonmie, il se réserva l'entière exécution de ce bel ouvrage » • Ce qui suit confirme combien les écrivains classiques étaient peu connus. Virgile , que l'auteur fait petit et bossu, opéra plusieurs merveilles : telles furent , entre beaucoup d'autres , une lampe inextinguible , un pont très long qui se soutenait sans être appuyé dans aucune de ses parties , une tête parlante qui prononçait des oracles et répondait aux questions qu'on lui faisait , un jardin impénétrable , et qui cependant n'était fermé que par un mur d'air; une mouche d'airain qui, quand il se trouvait dans l'appartement une autre mouche vivante , volait sur elle et la tuait ; un cheval de même matière , et dont la vertu était telle , que les cUevauiç malades qui le regardaient étaient guéris ; enfin un œuf sur lequel était bâtie une très grande ville qui crouloit tout entière quand on remuait l'œuf, mais qui, l'instant d'après, se rétablissait d'elle-même. L'auteur ajoute que la mouche , le cheval et la boîte de l'œuf se voyaient encore de son temps à Naples.
1 . Notice des MS. de la Bibl, du Roi, t. IV, p. *i^6y 247. L'article estde Legrand d'Aussy, Mon. du Lih,, t. Il, p. 36i .
cKjoài DES MÉMOIRES
f DES BV^HVEILLES QUE YIROILLES FIST PAR L^ ASTRONOMIE.
Devant Jësas-Christ fnst Virgule»
Qui les ars ne tint pas à çuiles ' , Alns i usa toute sa vie, Tant qu'il fist par astronomie Maintes grant merveilles à plain ; Il fîst une mouche de arain :
Quant la drechoit en une plàché j Si faisoit des autres tel cache Que nule autre mouche qui fust Vers lui approchier ne peust.
Si refîst d'arain un cheval Qui garissoit de cascun mal Les chevaux qui malade estoient Maintenant que vcu Favoient».
On eut long-'lemps sur Virgile des idées singulières. Au quinzième siècle, dit l'abbé Bettinelli, dans son Discours sur* Uétat des lettres et des arts ^ a Mantoue y 1776 , in-4° , on avait coutume de chanter à Mantoue, à la messe de Saint-Paul, un hymne en l'honneur de Virgile ; on y supposait que l'apôtre des nations arrivant à Naples, tourna ses regards vers le mont Pausilippe , où reposent les cendres de Virgile , et qu'il regretta de n'avoir pu le connaître pendant sa vie , afin d'en faire un prosélyte; ce qu'exprime la strophe suivante :
Ad Maronis mausoleum Buctus , fndit super eum