CHAPITRE CLXXXIL
Comment le duc de Bourgogne passa outre atout (avec) sa puissance ▼ers Paris; et se mirent en son obéissance plusieurs villes et forteresses, où il mit capitaines et gouverneurs.
Après que le duc de Bourgogne eut par aucuns jours séjourné en la ville d'Amiens , et aussi commis au gouvernement de ses pays de Picardie ,;en y délaissant pour principal chef son seul fils le comte de Cliarrolois, accompagné de notable conseil pour le conduire , se partit dudit lieu d'Amiens en retournant à Corbie , et de là s'en alla à Montdidier. Durant lequel temps la dame du Châ tel -de- Mou y promit que plus ne souffriroit que ses gens fissent guerre au pays dudit duc.
En la compagnie duquel allèrent audit lieu de
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Montdidier , le jeune comte de Saint-Pol , messire Jean de Luxembourg, et plusieurs autres notables grands seigneurs. Et le seigneur de Fosseux, accompagné de ses trois frères , c'est à savoir messire Philippe , Jacques et Jean , de messire Jennet de Poix, d'Hector, de Philippe et de Bon de Saveuse , du seigneur de Rambures , de messire Brunel , de Louis de Wargnies, et de plusieurs autres notables hommes ; s'en alla à Beauvais , auquel lieu il fut reçu par certains moyens , pour et au nom dudit duc de Bourgogne , ainsi et par la manière qu'avoienl fait ceux d'Amiens. Dedans laquelle ville ledit sire de Fosseux fit proposer , présents le maire , cchevins et communauté d'icelle , par maître Robert le Jeune , avocat et conseiller dudit duc de Bourgogne ,.la bonne amour et vraie affection que ledit duc avoit toujours eue au bien du roi et à sa génération , et de la chose publique ; en remontrant aussi l'intention qu'il avoit , en ce présent voyage , afin de relever le royaume , et mettre hors des grands tribulations où il étoit parle moyen d'aucunes gens de petit état , qui gonvernoient le roi. De laquelle proposition les dessusdits de Beauvais furent assez contents. Et finablementse conclurent et disposèrent du tout à recevoir icelui duc de Bourgogne dedans leur ville , atout (avec) telle puissance qu'il lui plairoit à y mettre.
Lequel duc , bref ensuivant , de la ville de Montdidier y alla , et y fut très joyeusement reçu de tous les bourgeois et habitants. A l'entrée du-.
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quel fut crié Noël î par les carrefours où il passoit , et |s'en alla loger à l'hôtel de l'Évêque , et là séjourna par huit jours entiers. Si étoient les gens d'armes logés au pays à l'environ , qui fort en fut travaillé , jà-soit-ce que le pays fût très abondamment pourvu de tous biens; auquel lieu vinrent aucuns bourgeois de la ville de Gournay en Normandie, envoyés de par les gouverneur et les habitants, lesquels se mirent en son obéisssance, promettant de tenir son parti ; et à ce les reçut bénignement , et leur fit faire serment d'être bon* et loyaux envers le roi et lui , ce qu'ils accordèrent libéralement. Et par ainsi leur quitta gabelles, subsides et impositions , comme il fit es autres bonnes villes du roi , qui se mirent en son obéissance. Et entre temps , Hector et Philippe de Saveuse , messireElyon de Jacqueville, et aucuns autres capitaines allèrent courre devant Beau montsu r-Oi se , cuidant gagner le passage; mais il fut bien défendu parles gens du connétable, qui étoient dedans. Pourquoi iceux s'en retournèrent en la ville de Chambly-le-Haubergier ; en laquelle , taot es églises comme ailleurs par la ville, ils prirent biens sans nombre , et après retournèrent à Beauvais devers le duc leur seigneur , qui de rechef envoya , aucun peu de jours ensuivant , grand' partie de ses gens loger audit lieu de Chambly et es villages à l'environ.
Et tôt après , ledit duc, partant de Beau vais , les suivit à (avec) toute sa puissance, qui étoit moult
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grande; et selon l'estimation des gens à ce connoissant; quand tous ses gens étoient assemblés, il pourvoit avoir bien soixante mille chevaux. Et lors, par le moyen et pourchas d'un gentilhomme nommé Charles de Mouy , fut tant traité que le seigneur de rile-Àdam se rendit du parti du duc de Bourgogne ; et avec ce , mit et bailla sa ville et passage en la main de Jean deFosseux , et d'Hector et Philippe de Saveuse , lesquels , pour la garder , y qriirent certain nombre de leurs gens. Pour laquelle bevSogne , quand ce vint à la connoissance du duc Jean de Bourgogne, il en fut très joyeux, tanl pour ledit passage , comme pour icelui seigneur qui s'étoit tourné de son parti.
Et d'autre part, messire Jean de Luxembourgalla passer l'eau d'Oise atout (avec) grand nombre de gens d'armes qu'il avoit, parPressy,à (avec) aucuns petits bateaux ; et firent ses gens , en la plus grand partie, nager leurs chevaux outre ladite rivière, et se logea en un village assez près ; et le lendemain , atout (avec) une partie de ses gens, alla courre devant la ville de Senlis dedans laquelle étoit messire Robert d'Esne , commis de par le roi , bailli d'icelle ville de Senlis , atout (avec) soixante combattants ou environ. Lequel fit saillir ses gens tous de pied à l'encontre duditdeLuxembourg et de ses gens, et y eut grand escarmouche. Toutefois la plus grand' partie du commun de ladite ville n'étoit pas bien content, de ce que ledit messire Robert d'Esne menoit guerre aux gens du duc de Bourgogne ; et
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pour tant , la nuit ensuivant , après que messire Jean de Luxembourg Fut retrait , ledit commun prit ledit messire Robert d'Esne et tous ses gens , et après qu'ils en eurent tué huit ou dix , le mirent en prison ; mais , par le moyen d'aucuns des plus notables , il Fut mis hors de la ville avec tous se* gens et leurs bagues. Duquel lieu s'en alla au Mont-Epi loy ; et le lendemain , très matin , Fut messire Jean de Luxembourg mandé de ceux de Senlis ; lesquels , pour et au nom du duc de Bourgogne , lui baillèrent obéissance, et entra dedans à son plaisir ; et là , reçut le serment d'eux pouf le roi et le duc de Bourgogne, promettant qu'ils sé« roient bons et loyaux ; et avec ce , fit Troullart de Montcaurel, nouvel bailli de Senlis,et aucuns adirés oFficiers tels que bon lui sembla. Après lesquelles besognes , ledit de Luxembourg retourna devers ledit duc de Bourgogne.
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CHAPITRÉ CLXXXJIL
Comment le duc de Bourgogne fît passer ses gens à Pile-Adam ; et assiégea et conquit Beau mont et Pontoise , et de là alla loger à l'Arbre-Sec, et autres matières. * *"
En après , le duc de Bourgogne fit refaire le pout de nie- Adam , par lequel passèrent grand 9 partie de ses gens , que conduisoient les seigneurs de Fossenx . de Vergy , de Saveuse et de Wargnips ,
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lesquels se logèrent à pleins champs , et sous les baies et buissons , à une lieue près du dit passage. Et le lendemain très matin se délogèrent , et puis tous en belle bataille chevauchèrent jusques à Beaumont-sur-Oise , et là se logèrent dedans la ville et tout autour du châtel , nonobstant la défense de ceux de dedans ; et messire Jennet de Poix , atout (avec ) quatre cents combattants sous son étendard, s'en alla loger en un village à une lieue près , en tirant vers Paris , et là se fortifia et tint tant que i'ost se délogea. Et ledit duc dé Bourgogne , par l'autre côté de l'eau , se logea en ses tentes à plein champ , et tantôt fit asseoir ses gros engins pour jeter audit châtel de Beaumont f par-dessus la rivière d'Oise. Lesquels engins furent continués tant et par telle manière , que ledit châtel fut grandement dommage en plusieurs parties, pourquoi les assiégés, voyants qu'ils étôient en pé* ril d'être pris de force , se rendirent à la volonté dudit duc de Bourgogne , et furent trouvés dedans cinquante^-deux personnes desquelles y en eut neuf qui eurent les têtes coupées , et furent pendus à un arbre , par les aisselles , et les autres furent depuis délivrés par finances , au moins la pluâ grand' partie j et le seigneur de Vergy , qui étoit maréchal de l'ost , à cause de son office , eut tous les biens qui furent trouvés dedans ledit châtel ; et après, le duc de Bourgogne fit refournir ledit châtel dé vivfres , et le bailla à un gentilhomme de Bourgogne , nommé Jean de Torsenay.
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Apres laquelle prise , icelui duc fit partir son avant -garde qui étoit outre l'eau au côté vers Paris, et alla loger devers Pontoise , eu l'abbayë de Maubuisson et autres lieux , devant icelie ville ; et le duc se logea à l'autre côté, par-de vers Beau vais; et par ainsi fut tantôt du tout fort environnée. Et saillirent de première venue ceux de dedans contre leursdits adversaires; mais tantôt furent reboutés dedans. Et bref ensuivant, ledit duc fit asseoir ses gros engins devant les portes de Pontoise ; et avec ce, fit commencera faire plusieurs apparaux (appareils) pour iceux prendre et subjuguer. Mais quand les assiégés aperçurent lesdits apparaux, ils commencèrent à parlementer. Et finablement, en dedans les cinq jours ensuivant, rendirent ladite ville en la main du duc de Bourgogne , par condition qu'ils s'en allèrent, saufs leurs corps et leurs biens. Et si promirent qu'ils ne s'armeroient pas à l'encontre de lui jusques au jour de Noël ensuivant; laquelle chose ils n'entretinrent pas; car eux venus et arrivés à Paris , ils commencèrent à mener guerre comme devant. Et étoient dedans ladite ville trois capitaines ayant étendards; c'est à savoir le bâtard de Sainte-Terre, Tromagon et Marigon , natifs du pays de Gascogne ; lesquels , comme dit est, se partirent tous ensemble sous lé sauf-conduit dudit duc de Bourgogne, et s'en allèrent par le pont de Meulan à Paris.
Et après leur partement, ledit duc à (avec) privée mesgnie (suite) entra dedans ladite ville pour la
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visiter : dedans laquelle il fut reçu par plusieurs bourgeois , lesquels l'airnoient long - temps par avant. Et lors fit faire défense par tout son ost , que nuls n'entrât dedans ladite ville, sinon ceux qui étoient à ce commis , afin que les vivres d'icelle ville ne fussent détruits et amoindris ; et là ordonna , de par le roi et de par lui , capitaine de la ville le seigneur de l'Ile- Adam.
En après, de là se partit prenant son chemin vers Meulan. Auquel lieu de Meulan lui fut faite ouverture , caries gens d'armes qui étoient commis à le garder de par le connétable , s'étoient partis et en allés à Paris avec ceux de Pontoise , qui étoient passés par là. Toutefois ledit duc de Bourgogne , entre Pontoise et Meulan , fit mettre tous ses gens en bataille , pour les voir tous à une fois en ordon<oance , comme s'ils eussent été en la présence de leurs ennemis. Et étoient en une belle plaine au dessous d'une montagne, laquelle chose lui fut moult plaisante à voir, car il avoit grand nombre Je gens moult bien habillés et désirant de le servir contre tous ses ennemis ; desquels , c'est à avoir des principaux, qui avoient charge de gens, les noms s'ensuivent :
Premièremen t, t Philippe , comte deSaint-Pol, Bis du duc Antoine de Brabant, neveu dudit duc de Bourgogne ; messire Jean de Luxembourg r le seigneur d'Antoing, le seigneur de Fosseux lui troisième de ses frères ; le Vidame d'Amiens , -Antoine seigneur de Croy , le seigneur d'Auxi, mes-
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sire Jennet de Poix, le seigneur d'Inchy , le seigneur de Humières , mes s ire Robinet de Mailly, et deux de ses frères ; le seigneur de Rambures , messire Jean de Vaucourt et Louis son frère; le Moine de Renty, le seigneur de Wargnies, le seigneur de Cohen , messire Alliâmes de Gapaumes > messire Hue Rrunel et son fils messire Louis , Robert le Roux, Robert de Bournonville , messire Charles Disque, le seigneur de Fremeusent, le seigneur de Humbercourt bailli d'Amiens ; messire Charles de Lens , le seigneur de Noyelle , le seigneur de Longueval , messire Payen de Beaufort , messire Pierre Kieret seigneur de Ramecourt ; George la Personne, messire Hue de Launoy et son frère messire Guillebert, le seigneur de Briauté , messire David de Brimeu et Jacques son frère , le seigneur de Saint - Léger et son fils messire Mauroy , David de Bourselaers , messire Jean de Courcelles , Jean de Flavi , messire Elion de Jacqueville, le seigneur du Mesnil , Chariot de Dully, le bâtard de Namur, messire Gastellain Vas, Jean de Guigny, Jean d'Aubigny, le bâtard deThien, Charles Labbe, Matthieu des Prés, le seigneur de Jaucourt, Guérard bâtard de Brimeu , Emard de la Rivière et Philippe son père , Gadifer de Mazinghen et son frère Thierry. Et de la comté de Flandre : le seigneur d'Estenhuse , le seigneur de Commines, le seigneur de Gruthuse, le seigneur de Roubaix , Robert et Victor bâtards de Flandre; messire Viclor deRebecque, Robert de Mamines Henri,
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de Dix mu de , mes sire Roland de Hutequerke, Heclor de Veront , le bâtard de Collequeules et aucuns autres. El de Bourgogne, le seigneur de Vergy , maréchal de Bourgogne * , messire Antoine de Vergy, Louis de Châlons, fils du prince d'Orange, le seigneur de Saluste, messire Jean de la Trimouille, seigneur de Jonvelle, messire Régnier Pot, le seigneur de Montagu , le seigneur de Neuf-Châtel, le seigneur de Château- Villain , le seigneur de Château-Viel, le seigneur de Rochefort , le seigneur de Thy, messire Jean de Cotté-Brune, le seigneur d'Ancre , le seigneur de Tboulongeon , messire Guillaume de Champ- Divers , le seigneur de Chastellus , messire Jean de Digonne, messire Antoine de Thoulongeon , et André son frère , le Veau de Bar bailli <T Auxois , Henri de Champ-Divers , messire Gauthier de Huppes, Andrieu de Salines , Regnaultde Màucouvin, Antoine de la Marche, messire Jacques de Courte* jambe seigneur de Saint-Liébaut , le seigneur de Ranse , Pierre de Digenne , messire Pierre de Beau ifre mont , Emard de Vienne , Jean Claviù du Clan 5 et plusieurs autres nobles hommes de di-
i . Jean Legrand , seigneur de Champlitte. Il mourut en i4i8; son fils aîné, Guillaume , mourut pendant la vie de son père , laissant pour son successeur Jeap IV , seigneur de Chairiplilte après la mort de son grand-père, et sénéchal de Bourgogne. .
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verses nations, qui, en moult belle ordonnance, avec tous leurs gens, lurent bien par l'espace de deux heures.
Durant lequel temps ledit duc et aucuns de ses plus féables avec lui , alla tout au long des batailles pour les voir,en faisant à iceux 1res grands honneurs et inclinations , et aussi les remerciant du bon service qu'ils lui faisoient; et pour vrai c'étoit belle chosedelesvoir , iant il yavoit de notables hommes et fleur de gens d'armes bien habillés.
Et après ce qu'il les eût ainsi vus , passa avec tout son os t la rivière de Seine au pont deMeulan. Et adonc Jean de Fosseux et Hector de Saveuse , atout (avec) deux cents combattants , allèrent au ValdeGalie, devant un châtel nommé Vayne, qui était à l'abbé de Fécamp , lequel étoit dedans ; et leur fit obéissance par le moyen d'un nommé Louis de Saint*Sauheu , qui étoit son parent , lequel étoitavec ledit Hector. Et lant fut traité, qu'une partie de leurs gens demeurèrent léans pour garder ledit châtel contre les autres gens du duc de Bourgogne; et moyennant certaine somme d'argent qu'ils en reçurent , baillèrent leurs scellés, Mais depuis, brefs jours en suivant, parle consentement dudil Hector, comme il fut commune renommée , furent pris et emportés tous les biensd'icelui par Philippe de Saveuse et aucuns autres en sa compagnie , et y fut fait très grand dommage.
En après, ledit duc de Bourgogne chevaucha atout (avec) son exercite , tant qu'il vint et se logea sur
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le Mont-Rouge , et ses gens autour de lui ; auquel lieu le pou voient voir tout à plein ceux de Paris. Et y a voit si grand nombre de tentes , que ce sembloit une grande bonne ville. Et lors par icelui duc fut envoyé messire Jean de Luxembourg, avec tous ses gens, loger à la ville de Saint- Cloue] et devant le pont. Auquel lieu fit assaillir une petite lour qui étoit au bout du pont vers la ville , laquelle fut assez tôt prise et mise en feu ; et aussi les moulins qui étoient au-dessous furent ars. Et tantôt après on dressa grosses bombardes devant ladite tour deSaint-Cloud , qui grandement ladommagèrent en plusieurs lieux ; mais pour tant elle ne fut pas prise; car chacun jour venoient gens tous nouveaux de Paris pour la défendre. Et après que le duc de Bourgogne eut été huit jours logé sur le Mont-Rouge , il se départit et tout, son ost, et alla loger plus avant une lieue en tirant sur Paris, sur une montagne où il y avoit un arbre sec, sur lequel il fit mettre son étendard ; et pour ce fut ce logis nommé l'Àrbre-Sec. Et y fut ledit duc bien huit jours ; et plusieurs de ses gens étoient logés es villages assez près de Paris ; dont il advenoit que chacun jour couroient devant Paris. Et ceux qui en ladite cité étoient en garnison , saill oient souvent à Fencontre; pour quoi il y avoit souvent de grands escarmouches entre icelles parties, combien que d'un côté et d'autre n'y eûtpource temps guères grand* perte. Mais ceux de l'ost , souvent et en plusieurs parties couroient le plat pays jus-
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quesà sept ou huit lieues à l'environ , et là pren oient et rame noient à leurost, chevaux, vaches, brebis, pourceaux et tous autres biens portatifs, dont le pauvre peuple et le pays étoient fort travaillés.