CHAPITRE XXÏIL
Comment les ambassadeurs raHèreBt à Ganâ, tant qne trèfles fearent 4oiiiiëes 4e m semûnes , et comment après ce le dac leva le«i^ et deffît son année.
Ayant le 4uc de Bourgogne, comme dit est, nais le siège autour d'une partie de la ville , ses gens alloient toQts les jours jusqu'aux portes de Gand , et brnsloient tonts les moilins et les pays entour de la ville; et ceux de la ville de Gand, voyants comme d^sus est dit , le siège devant eiïx, avec la grande perte qu'ils avoient eue de tant de gens comme autrement , et avecq ce qu'ils avoient
lez et costé du njarclitié , et ceux <jui n*eu voulloîent pas , d'un autre lez et costé ; et ainsi se divisèrent et) deuit parties , dobt il y efloft d'iitie partie sept mille, lesquels désiroienttouts la paix; et d'autre partie y en avoiefnt douze mille qui nj voulloîent entendre. Quant les ambassadeurs veirent ce^ conclurent que le lendemain on revenist sur lémarchié pour veoir sy on se polroit accorder ensemble. Le lendemain venu, vindrent touts ceux qui avaient dit qu'ils désiroient paix; mais des autres n'en revindrent nuls. Lors touts ceux qui estoient sur le marchié crièrent ensemble, tout d'une voix, qu'ils voulloient paix , en priant aux ambassadeurs
ne se poront ceux dé Ixand, sur peine de rompre les trefyes , garnir de nuls vivres ce temps pendant, et si he poront entrer en nulles villes du duc, sans demander congié à la porte; et encoîres fut ordonné que pour venir traictier de paix, ils ne viendroient que jusques au nomBre de cinquante; et fust prins le lieu de traictier à Lille , où les ambassadeurs debvoient estre, et le conseil du duc Philippe de Bourgogne , lequel leva le siège et deffit so^ armée ^ réservé qu'il laissa à Terremonde, Aloste, Courtray et Audenarde, à çhs^cune desdites villes très fortes garnisons; puis s'en alla le duc à Bruxelles, et son conseil à Lille, et le remennant de son armée, chacun en son lieu.
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