‹ Chroniques d'Orient; documents sur les fouilles et découvertes dans l'Orient hellénique de 1883 à 1890Chapitre 130 sur 406 · History ofdiscoveries^ p · texte numérisé non relu

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cendres, bol à deux anses, cruche, amphore avec cercles concentriques, fragments d'armes en fer, une pointe de lance et un couteau recourbé ; 2*> vase cinéraire, fragments d'une mince plaque de bronze qui avait été fixée à du bois, deux spirales en or ; armes de fer. Parmi les objets les plus remarquables des autres tombes, on signale une bulla circulaire en électrum avec trous tout autour pour la fixer, bossette repoussée au centre, triangles mouchetés de points ; un bandeau d'or avec double rangée de zigzags (cf. ArchaeoL Zeil,y 1884, pi. XI, 4); des fibules de bronze [ibid., pi. IX, 3) ; des fragments do sarcophages en terre cuite avec dessins incisés et estampés ; un askos en forme d'oiseau.

Les vases sont faits au tour, mais mal cuits ; les fibules sont d'un très beau travail. Les dessins des sarcophages ont des analogues à Cornelo {Monum, deW Inst.y t. X, 2.) M. Cecil Smith fait observer que la seule poterie qui lui rappelle celle d'Âssarlik est une série de fragments de Sardes actuellement au Musée Britannique, qui ont été découverts en 1869 par M. Dennis, dans un des nombreux tumuli de cette plaine. Le tombeau fouillé par Spiegellhal dans la même localité (Olfers, AbhandL der Akad, zu Derliriy 1858, p. 539) marque, suivant M. Smith, un développement du type d'Assarlik. L'importance de ces constatations pour Tethnographie de l'Asie Mineure et les rapports les plus anciens entre l'Asie et l'Europe méridionale, fait attendre avec quelque impatience la publication promise de M. Paton dans le Journal of Hellenic Studies,

AssiM. — On lit dans le Moniteur oriental du 22 avril 1887 :

€ La frégate Rehbéri-Tevfik avait été envoyée dernièrement, dit le Uakikat, au golfe d'Assim pour y prendre des pierres pour l'Amirauté impériale. Les travaux pour l'extraction de ces pierres ont fait découvrir des vestiges d'une construction ancienne. Le commandant de la frégate fit travailler son équipage à dégager la construction et il arriva à mettre à découvert les ruines d'un temple de l'antiquité grecque.

€ Le commandant fit procéder immédiatement aux fouilles, qui ont déjà eu d'heureux résultats. Quelques statues et un grand nombre de colonnes du plus beau style ont déjà été découvertes et embarquées à bord de la frégate pour Constantinople. »

Le même journal, à la date du 18 mars, publie l'information suivante, qui est curieuse à plus d'un titre :

€ Sa Majesté le Sultan a daigné décerner les insignes de 3« classe (commandeur) de l'ordre du Medjidié à M. Bernard Maimon en

récompense de services signalés rendus à la science archéologique et de son dévouement à l'empire.

c On sait que M. Maimon avait déjà présenté à Sa Majesté une copie des inscriptions chaldéennes qu'il a pu retirer pendant sa première expédition en Babylonie. Une de ces inscriptions contient trois cents lignes environ tracées sur un cylindre de terre cuite trouvé

dans les fouilles du temple du Soleil à Sipparah, sur TEuphrate.

Cette inscription commence : € Je suis <r Nabuchodonosor, ûls « légitime de Nabopo- « lassar, etc. i>

<r La copie de cette inscription a été imprimée sur soie pour être offerte à Sa Majesté. »

COLOPHON . — M. Schuchbardt a publié, dans les Mittketlungen de llnstitut allemand (1886, p. 398- 434), le récit d'une exploration des ruines de Colophon, Notion et Claros, accompagné d'esquisses topogra phiques de cette région jusqu'à présent peu explorée*, de dessins des murs de Colophon et de Notion construits en bel appareil polygonal. Le croquis ci-dessus donnera une idée des résultats géographiques de ce voyage, entrepris avec MM. Kieperl et Paul Wolters; l'échelle est au 1/200000*.

1. Cf. A. Fontricr, IUp\ KXâpov, KoXoçûvto;, Notsou, dans le Movo-îîov de Smyme, 1880, t. 111, p. 187-214.

Troade. — Des renseignements assez confus sur une ou plusieurs découver les faites en Troade sont donnés par le Moniteur oinental des 4, 14 et 29 avril 1887. Nous reproduisons ici ces découpures, que nous devons à Tobligeance de M. André Levai.

4 avril : k Mouslapha Niazi-EfTendi, chef comptable du sandjak de Bigha^ et Ismaîl-Effendi, commandant de la gendarmerie de la même localité, sont arrivés à Constantinople apportant avec eux des objets d'antiquité trouvés à Kaz-Dagh dans une tombe très ancienne. Ces objets sont : une riche ceinture, des plats en or, une coiffure de femme en or imitant des roses. »

12 avril : a: Trente villageois sous la conduite d'un derviche se sont rendus de nuit aux environs du village de Bounarbachi, à trois heures de Troie, et là, sans aucune autorisation, ont pratiqué des fouilles pendant plusieurs nuits et ont découvert à une profondeur de 3 mètres un tombeau très ancien. Aussitôt que le derviche a vu le tombeau, il a donné à ses hommes le conseil de se retirer pour ne pas se trouver aux prises avec les esprits méchants qui hantent la demeure des morts. Les villageois, saisis de terreur, prirent la fuite; aussitôt après le bon derviche revint avec trois compagnons, ouvrit le tombeau et enleva tout ce qu'il contenait.

« L'autorité locale, ayant eu veut de cette découverte, a procédé à l'arrestation du derviche et a repris tous les objets soustraits par lui. Ces objets consistent en une couronna en or ornée de feuilles de chêne avec fruits, une ceinture de 8 centimètres de largeur, une chaîne assez longue et deux bâtons, le tout en or pur et d'un poids considérable. Une commission, composée du mouhassébedji, du chef de la police et de trois ofûciers supérieurs, a été instituée pour faire parvenir ces objets à Constantinople. Le derviche et ses amis ont été mis sous jugement.

« Cette découverte est de la plus haute importance. Elle est destinée à soulever de nouveau des discussions archéologiques sur l'emplacement de Troie, et créer des contradicteurs à M. Schliemann, d'après lequel le village d'Hissarlik se trouve sur les ruines de Troie. »

29 avril : c Quatre archéologues, parmi lesquels M. Schliemann, dont la personnalité est bien connue^ sont arrivés dimanche, 24 cou. rant, aux Dardanelles, attirés par le bruit mené autour des fouilles et découvertes faites par un certain IsmaîL-Hodja.

€ Prévenues de l'arrivée de ces messieurs, les autorités locales ne

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