‹ Chroniques d'Orient; documents sur les fouilles et découvertes dans l'Orient hellénique de 1883 à 1890Chapitre 138 sur 406 · Journal of Uellenxc Sludies, 1887, p · texte numérisé non relu

Journal of Uellenxc Sludies, 1887, p

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retournant sa pierre contre le mur, il nous vifl en écrire le texte dans nos carnets. L'inscription porte la date de 221 (136-137 ap. J.-C); c!e«t la dédicace d'une exèdre et d'un portique (S^oja, sic) à Zeus Sôter, les Theoi Sebastoi et les MoteUenoi.

« Nous traversâmes ensuite la vallée d'Ishekli, où notre récolte épigra{^ique fut si abondante que nous pûmes porter à cent dix-huit le nombre des textes connus jusqu'à présent d'EuMENEiA. Je compte publier sous peu une étude d'ensemble sur les antiquités de cette ville.

^ Dans la vallée du Glaukos, où j'ai déjà placé la pentapole phrygienne, à savoir les villes d'EuCARPU, HiÉnopoLis, Otrous, Brouzop, Stectorion, nous n avons rien trouvé de nouveau, si ce n'est deux monnaies inédites de basse époque que l'on aurait autrefois attribuées à Hiéropolis près de Laodicée, mais qui doivent maintenant être données à Hiéropolis sur le Glaukos.

€ Nous avons passé environ quinze jours dans la région des monuments phrygiens, dessinant et dressant des plans. M. Hogaiih réussit à découvrir un escalier taillé dans le roc et put s'élever ainsi jusqu'à une vieille acropole phrygienne au sommet d'un rocher que j'avais jugé inaccessible. Celte acropole est dans le voisinage immédiat du tombeau avec les Lions que j'ai publié dans le Journal of Hel'enic Sludies (pi. XVII). La découverte de M. Hogarth fait connaître l'emplacement de la ville à laquelle appartenait la nécropole qui entoure le tombeau des Lions.

« Notre plus importante trouvaille sur ce point fut celle de la sculpture qui décorait la façade occidentale du tombeau avec le lion mutilé {Joum. of Heli, Slud., pi. XVIII-XIX). Nous exhumâmes cette façade en pratiquant une fouille et nous vîmes qu'elle est ornée de deux guerriers armés chacun d'un bouclier circulaire, d'un casque avec grand cimier, nasal et garde-joue, d'une cuirasse et d'une longue javeline. Le style et l'armement sont grecs archaïques ou cariens. Ces gardiens du sépulcre sont debout de paii et d'autre de la porte qui conduit à la chambre funéraire ; ils sont tournés vers elle et paraissent frapper de leur javeline un monstre grotesque placé entre eux. Ce monstre est probablement une Gorgone; il a une tête énorme avec de hautes oreilLes, presque pointues, un nez retroussé, une bouche béante relevée aux coins. Les yeux ne sont pas indiqués et Ton ne voit pas la langue, comme dans les représentations greajues de la Gorgone. La pierre est brisée un peu au-dessous des épaules entre lesquelles s'ouvre la porte du tombeau, mais la hauteur indique que la Gorgone n'était pas debout; elle était probablement figurée dans Tattilude de la course rapide, fréquente dans l'art archaïque. Si je ne me trompe

pas en qualifiant ce monstre de Gorgone, c'est peut-être la plus ancienne représentation connue de ce type. M. Furtwaengler écrit avec raison , dans Tarlicle Gorgone du Lexikon der Mythologie de Rocher, que le type de la Gorgone est arrivé en Grèce par l'Asie Mineure; nous en avons maintenant une nouvelle preuve.

c Un détail remarquable dans ce monument, que je crois de la fin du VIII® siècle, c'est que les yeux des guerriers, comme ceux des lions, sont Ggurés de profil. Â cela près, nos dessins des deux guerriers pourraient être considérés comme des copies d'après quelque vase grec archaïque. L'armement est tout à fait conforme à celui des Grecs; j'ajoute que le cimier est réuni au casque par une tète de cygne. J'incline à penser que les rapports les plus anciens ce sont établis entre la Phrygie et la ville de Cymé en Éolide : une fille d'Agamemnon de Cymé épousa Midas. Ce fut probablement Talphabet archaïque de Cymé, dont nous n'avons aucun spécimen, qui se répandit en Phrygie et fut la souche de l'alphabet phrygien. J'expliquerais, par 1 hypotèse de ces rapporis, la singulière analojie entre la Gorgone phrygienne que je viens de découvrir et celle qui a été trouvée à Orvieto [ArchaeoL Zeit. , 1877, pi. XI). Je pense aussi que le type des lions sculptés sur la porte de Mycèncs passa d'Asie Mineure en Grèce vers la même époque, ce qui placerait la porte mycénienne au temps des rois argiens, c'est à-dire vers 700 avant J.-C.

« Il est aujourd'hui à peu près inutile, pour un archéologue en quête d'inscriptions, de parcourir à la hâte une région quelconque du plateau anatolien*. Il faut qu'il marche lentement, qu'il passe quelque temps dans chaque canton, qu'il visite soigneusement chaque village. Partout il doit examiner avec attention les cimetières, les fontaines, les mosquées; cela fait, quand il a noué des relations amicales avec les indigènes, en leur offrant des cigarettes ou en causant avec eux, il doit promettre une petite récompense pour chaque inscription nouvelle qu'on lui fera voir. Les mêmes individus qui, interrogés brusquement par le voyageur au moment de son arrivée, jureraient, tant par ignorance que par méfiance, qu'ils n'ont jamais vu une inscription dans le village, passeront des heures à chercher des pierres avec lettres dans les maisons particulières, s'ils ont été traités amicalement par le moussafir. Mon expérience me permet d'affirmer que, dans les

1. Je suis heureux de voir que M. Ramsay, dans ce qui suit, approuve, avec toute l'autorité que lui donne son expérience, ce que j'ai dit sur le même sujet dans mes Conseils aux voyageurs archéologues^ Paris, Leroux, 1886, p. 43 et suiv.

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enviions d'une ancienne ville, presque tous les villages possèdent des inscriptions provenant du site antique ; elle m'a prouvé également que la majorité de ces textes reste inaccessible au voyageur qui ne fait que traverser rapidement le pays.

« Un archéologue ne devrait jamais voyager sans lever la carte du district qu'il parcourt. Une simple boussole de poche est suffisante, si Ton procède avec soin et sans ménager sa peine, pour dresser un croquis assez exact qui rendra service. Avec un compas prismatique, tout voyageur qui se doijne un peu de mal et cherche à être exact lèvera une carte non seulement utile, mais digne de foi.

c P. S. Permettez-moi de contester ici l'exaclitude de quelques corrections qui ont été proposées récemment au texte d'inscriptions publiées par moi.

€ !• Dans la série des documents relatifs aux jeux Tralliens, célébrés, d'après mon comput des dates, en 153 de notre ère, j'ai lu et transcrit '0XujjL7:ià$a vç'. M.Youc^ri 6hser\e {/Julie lin de CofTespondance Hellénique^ 1887, p. 299) que « le chifTre de l'Olympiade NT paraît plus exact que NC, le trait du bas n'étant probablement qu'une fissure de la pierre ». A cela je réponds que j'ai lu avec certitude NC sur deux pierres; le jambage inférieur du C, qui est recourbé, pouvait être facilement négligé par un épigraphiste noTice, mais je ne l'ai noté sur ma copie qu'à bon escient.

c 2^ Dans une inscription de Sagalassos, publiée dans le Bulletin d'après la copie d'un certain Constantinos-Effendi, on lit TepévTtov 'Aopixavdv. M. Foucart écrit à ce propos {Bulletiny 1887, p. 222) : « Cette inscription a déjà été publiée par M. Ramsay, qui avait mal lu le nom du personnage et avait restitué Mapxtavdv. » Je réponds que ma lecture est correcte, bien que deux lettres du nom propre fussent effacées, et je suis certain que M. Constantinos a lu de travers.

€ 3«> Le n" 18 de la même série épigraphique publié par le Bulletin (1887, p. 222) se trouve dans le cimetière du village d'Eski-Yéié, à une heure vers le nord -est de Bouldour, et non pas, comme cela est imprimé, à Twx{v, oi [;.ay.piv toD BouXSouptou.

« 4* La dernière ligne du n® 16 est incorrecte : ma copie porte avi(h;xa.

« 5** Le n* 15 est au village de Kishla [village d'hiver par opposisition à résidence d*été)y tout près de Ijski-Yéré.

« 6« Le n' 13 a déjà été publié par moi dans le Bulletin de 1S83 ; je l'avais copié en 1881, au prix de grands efforts, dans un coin obscur et malpropre. La nouvelle transcription complète la mienne et

la coafirme sur presque tous les points ; elle montre seulement que j'ai omis la syllabe TAN à la troisième ligne. La pierre, dit l'éditeur grec, M. Cofitoléon, a été apportée d'Àfioum-Kara-Hissar à Sinyme: si ce renseignement est exact, il faut en conclure que rinscriplion appartient à Prymnessos, car la vieille opinion, suivant laquelle Kara- Hissar serait Synnada, a été défini livement écartée dès 1876 par M. Perrot. En publiant ce texte pour la première fois, j'avais écrit qu'au dire du propriétaire à Kara-Hissar elle aurait été apportée là de Gassaba, située à cinq heures de chemin au delà des collines. Or^ Cassaba marque l'emplacement véritable de Synnada. >

Macxé^ie du MÉA.NDRE. — M. Démosthène Baltazzi, profitant de la sécheresse de l'été passé, a exploré les marais voisins du temple d'Artémis Leucophryne. On sait que la frise du temple d'Artémi?, représentant, dans une longue série de plaques, une bataille de Grecs contre les Amazones, fut étudiée par Texier en 1836, et qu'une grande partie de ce riche ensemble décoratif appartient depuis 1842 au Musée du Louwe. M. Baltazzi a été assez heureux pour recueillir onze plaques nouvelles, signalées par MM. Wintm* et Judeich, ainsi que de nombreuses inscriptions. Des phoiographies de ces bas-reliefs ont été communiquées à l'Académie des inscriptions par les soins de M. Champoiseau, consul de France à Smyme ^

SiDON. — S. M. le Sultan a promulgué im iradé impérial aux termes duquel une somme de 1 ,500 livres turques et la décoration du Medjidié de 4® classe sont accordées à Hadji Ghériff-Effendi, propriétaire du terrain où a été découverte la nécropole. La continuation des fouilles^ sous la direction de Hamdi-Bey, doit avoir lieu au mois de février 1887. Il est accordé, en outre, une somme de 2,500 livres turques pour la construction d'une salle annexe du Musée de Tchinli- Kiosk et l'inslallation dans cette salle des grands sarcophages qui ont été rapportés de Saïda. Le transport, le débarquement et le camionnage de ces sarcophages au Musée se sont effectués sans accident*.

1. [Une des plaques nouvelles a été publiée dans la Revue archéologique, 1887, 11, pi. XVIII; cf. ibid., pi. XVII.]

2. Une intéressante correspondance sur le commencement des fouilles de Sidon, due à M. Eddy, a été publiée dans V American Jowvnal of Archaeoiogy, 1887, pp. 97-101.

(REVUE ARCHÉOLOGIQUE, 1888, t. 1, p. 61-97.)

Le Cobpus. — M. KirchhoITa publié un second fascicule du supplément au Coiyus inscriptionum atticarum (volume IV), contenant les inscriplions antérieures à Euclide découvertes depuis 1877 jusqu'en 1886. L abondance des trouvailles faites sur l'Acropole a singulièrement compliqué la numérotation des textes nouveaux; il a fallu recourir au système des indices, apirès avoir épuisé les lettres de laipbabet, et c'est ainsi que nous remarquons, dans le nouveau fascicule, un 1a*> 373"". Beaucoup de fragments, encore inédits, ont été publiés d'après les copies de M. Lolliog. Tous les textes intéressants pour la paléographie ont été, suivant l'usage, reproduits en fac-similé.

M. Koehler ayant quitté Athènes pour professer à l'Université de Berlin, l'impression du Corpus insaiplionum oÀticai^m^ II, 3, que Ton attend depuis longtemps avec les index, a subi de nouveaux relards. M. Lolling a entrepris, au mois de novembre 1886, de revoir les inscriptions de la Mégaride en vue du volume projeté des Inscriptions de la Grèce du nord\ arrêté par une attaque de fièvre, il a dû remettre a l'automne de 1887 la continuation de son travail. L'impression du volume contenant les inscriptions grecques de l'Italie et de la Grèce avance lentement, mais sans interruption Ml n'est pas encore question du Corpus des lies, qui ne peut évidemment pas être commencé avant que M. HomoUe ait fait connaître la bibliothèque lapidaire trouvée par lui à Délos. Et qui donc, mieux que M. Homolle, serait en état de publier le Corpus des îles?

BiBLiOGRÀPniE ofUENTAi,E. — Notre Chronique, qui doit se borner,

1. SHzungsberichte der Akademie zu Berlin, il mars 18S7 [PhiloL WoLhen- Khrift, 1837, p. 927).

ne s'occupe guère que de rOrîenl helléaique; mais celui qui 1 écrit, et bon nombre de ceux qui la lisent, voudraient bien être tenus au courant des recherches si variées dont TOrient tout entier est le théâtre. Sur ce terrain, la concentration paraît aussi difficile que sur d'autres, bien qu'elle n'y présente que des avantages. Le beau temps des rapports de Mohl à la Société asiatique est déjà loin ; les successeurs de Mohl, MM. Renan et Darmesteter, se sont bornés à la bibliographie française, et voici deux ans qu'on ne nous a plus donné aucun rapport. En Allemagne, la Zeitschrift der deutschen morgenlàndischen Gesellschaft a publié des comptes rendus généraux, tardifs mais à peu près réguliers, de 4846 à 1881. En 1881, paraît-il, le zèle se refroidit : on s'aperçut, suivant l'expression de M. Gildemeister, que si les rapports devaient être publiés rapidement, ils ne pouvaient pas être complets, et que, si on les voulait complets, ils ne pouvaient être publiés qu'avec retard. En 1876 le petit annuaire de Friederici, la Bibliotheca orientalisy avail commencé sa publication, qui se poursuivit jusqu'en 1883. Mais, comme les Jahresberichte de la Société orientale allemande semblaient définitivement abandonnés en 1884, on fonda un Literaturblalt fur orientalische Philologie et la Bibliotheca de Fiiederici disparut. Voici maintenant, avec la fin de 1886, que le Literaturblatty à son tour, suspend sa publication. Il doit être remplacé par une Orientalische Bibliographie, revue trimestrielle placée sous la direction du professeur A. Mûller, de Koenigsberg, aidé de nombreux correspondants élrangeis. Un article anonyme de la Nation^, auquel nous empruntons ces détails, demande que la nouvelle bibliographie, et celles qui sont destinées éventuellement à lui succéder, soient intitulées Le Phénix, d'abord parce que le phénix est un oiseau d'Orient, et puis, surtout, parce qu'il renaît de ses cendres.

Le premier fascicule de Y Orientalische Bibliographie a paru au mois de novembre 1887. Il comprend 69 pages et les divisions suivantes .• Généralités, Asie septentrionale et centrale, Europe, Asie orientale, Océanie, Indo-Germains, Sémites, Afrique, Comme dans la Bibliotheca classica de Calvary, on trouve, avec chaque ouvrage, l'indication des comptes rendus sérieux dont il a été l'objet.

Athènes. — On dit que M. Schliemann a fait un testament d'après lequel les antiquités qu'il possède dans son *IX{:u iJtiXaOpîv, à Athènes, appartiendront après lui au Musée ethnologique de Berlin*.

!. The Nation, 13 octobre 1887, p. 296. 2. The Nation, 27 octobre 1887, p. 325.

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— M. Zographos a donné une somme de 200,000 francs pour subvenir à la publication d'une série de cbefs-d'œuvre de la littérature grecque, pourvus de commentaires abondants en grec modeine. I,e premier volume, VAntigone de Sophocle avec notes de M. Semitellos, a déjà paru*; on annonce les Phéniciennes d'Euripide par M. Bernadakis et Hésiode par M. K. Sittl (de Munich}. Il est singulier que Ton ne trouve pas en Grèce assez de philologues sachant la langue antique pour se dispenser de recourir à des étrangers ; mais l'archéologie est lellement à la mode, il est si facile de publier médiocrement des monuments nouveaux, que la philologie xaT* klàyrcf, celle de G. Hermann et de Cobet, parait singulièrement compromise un peu paitout. Il n*y a pas que le « préhistorique » qui soit la science des illiteratiy suivant le spirituel et méchant propos de M. Mommsen.

— La Société archéologique d'Athènes a donné au Cabinet des médailles de cette ville (installé à l'Université) les monnaies antiques qu'elle possédait par suite de différents legs. La collection nationale s'est ainsi enrichie de 289 monnaies d'or, 4,244 monnaies d'argent, 21,407 de bronze et 8 d'autres métaux. Ce nouveau fonds a été inventorié par MM. Koumanoudis, Postolakka et Svoronos *.

— M. Petersen, premier secrétaire de l'Institut allemand d'Athènes, a été nommé secrétaire de Vlmtituto du Capitole, en remplacement de feu Henzen. Le successeur de M. Petersen est un savant architecte, déjà célèbre par ses beaux travaux à Olympie, à Tirynthe et à Athènes, M. "Wilhelm Dôrpfeld •.

M. Ernest Gardner, frère de M. Percy Gardner, est nommé directeur de l'École anglaise d'Athènes, en remplacement de M. Penrose. M. E. Gardner a travaillé à Naucratis, et s'est particulièrement occupé des inscriptions de cette provenance ; il a donné de nombreux articles dansle Journal ofBellenic Studiesy VAcademy et d'autres recueils.

M. Merriam prend, pour un an, la direction de l'École américaine d'Athènes. On doit à cet archéologue d!exce1lents travaux sur les inscriptions de l'obélisque de New- York et sur la loi de Gortyne ; la nouvelle École ne saurait être confiée à de meilleures mains.

i. Le commeDtaîre de VAntigone pèche par une prolixité vraiment excessive (717 pages grand in-oclavo) ; les aacleas éditeurs anglais et hollandais sont bien dépassés! Nous le regrettons d'autant plus que M. Semitellos est nn excellent helléniste; il ne lui a manqué que de savoir se borner et de supprimer résolument les conjectures plus ou moins invraisemblables qu'il a présentées on recueillies au nombre de plusieurs centaines.

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