‹ Chroniques d'Orient; documents sur les fouilles et découvertes dans l'Orient hellénique de 1883 à 1890Chapitre 141 sur 406 · EçYiiA. ôcpxaioX., 18S6, p · texte numérisé non relu

EçYiiA. ôcpxaioX., 18S6, p

4. BulL de Corr. Hellén., 1880, t. IV, p. 225, pi. XV (Foucart) ; Corp. inscrafiic, IV, no 27 6.

5. TçyjjjL. «pxawX,, 1883, p. 110 ; BulL de Corr, Hellén,, 1883, t. VU, f* ^^* (Foucart.)

prioriy il pouvait sembler vraisemblable que le buste récemment découvert, avec Texpression rêveuse et sombre qui le distingue, représentait Eubouleus. Cette hypothèse est devenue presque une certitude, grâce aux faits suivants que M. Benndorf a foit valoir :

1<» On possédait à Rome, au siècle dernier, un piédouche de buste retrouvé depuis peu au Vatican, avec l'inscription, longtemps incomprise, EYB0YAEY2 nPAZITEAOYI \ Rapprochée d'une autre inscription sur la base d'une statue, FANYMMAHI AEnXAPOYI (Loewy, n«> 505), elle ne peut se traduire qu'ainsi : c Copie de T/j'ubouletis de Praxitèle. » Donc, Praxitèle avait sculpté un Eubouleus, ce qui n'est pas autrement surprenant, cet artiste ayant choisi dans le cyde d*Éleusis le sujet de plusieurs de ses statues * ;

2* Le style du buste d'Eleusis est celui d'un très grand sculpteur ; c'est, d'autre part, incontestablement un original ; il est donc permis d'y reconnaître l'Eubouleus de Praxitèle, qui ne pouvait guère avoir été placé qu'à Eleusis. Assurément^ cette tête ne ressemble pas beaucoup à celle de l'Hermès d'Olympie, mais l'Hermès est un œuvre de de la jeunesse de Praxitèle (de 362, à ce qu'il me semble), tandis que l'Eubouleus appartient à la maturité de l'artiste, à l'époque de sa liaison avec Phryné, de ses Aphrodite et de ses Éros (355 à 340, si je ne me trompe) ;

3* La preuve que le buste d'Eleusis était célèbre dans l'antiquité, c'est que nous en possédons des répliques, que M. Benndorf a signalées. Les prétendus Virgile de Mantoue et du Capitole y répondent presque trait pour trait. Des archéologues contemporains avaient voulu reconnaître, dans ces figures, un des Dioscures ou Hélios ; d'autres avaient songé à Alexandre le Grand, et il existe, en effet, une certaine analogie entre la tète d'Eleusis et celle du prétendu Inopos du Louvre, qui paraît bien être un portrait libre d'Alexandre*. M. Benndorf a indiqué d'autres répliques plus éloignées du même type, par exemple le buste de la collection Nicaise, récemment publié dans la Gazette archéologique *. Disons, en passant, que l'archéologue autrichien a tort de citer ce buste comme provenant du Châtelet près de Saint-Dizier; en vérité. Ton n'en sait absolument rien, et le posses-

1. Loewy, Inschriften gi-iechischer Biidhauer, u9 504; Raibef, Hermès, t. XXIÎ, p. 131.

2. Ovfcrbeck, Schriflguellen, no» 1195 (Ddméter, Coré, lacchos); 1198 (Trlptolème, Cérès, Coré}; 1199 (la Katagousa ou Baslazousa, c'est-à-dire Déroéter portant Coré).

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