Kevue arc/iéoiogigue, 1883, I, p. 248 [plus haut, p
5. Revue archéologique^ 1883, II, p. 63 [plus haut, p. 15]. Les fragments conservés à Tchinli-Rio3k sont au nombre de douze; on les dit de toute beauté.
une statue en marbre de grandeur naturelle, provenant d'Adalia, représentant un personnage debout en costume militaire; un fragment de banquet funéraire trouvé à Tchanak-Kalèh (Dardanelles) ; un bas-relief funéraire provenant du vilayet dlsmid et comprenant deux hommes et deux femmes debout dans une niche, avec une petite servante en bas à droite ; en haut, fragment d'inscription de deux lignes :
YrEIATHMHTPIAPTEMEI2IAKAIAKYAA(?)KAIIOYAinTPY0//////
XAIPE
' Signalons encore quatre mosaïques de Cyzique , avec des portraits bien conservés , et un bloc de marbre portant sur une de ses faces l'empreinte de deux pieds avec une inscription qui a déjà été publiée par M. Mordtmann*. Les monuments de cette dernière classe sont assez nombreux et ont été expliqués comme des ex-voto de pèlerins *. Ils se sont surtout rencontrés jusqu'à présent à Cyzique et à Eresos de Mytilène.
Les premiers résultats épi graphiques des fouilles de M. Cavvadias à Épidaure ont été publiés dans les deux fascicules de T 'E^Yipiepl^ ipy^(x\o\o^'.%Ti portant la date du 23 mai et du 18 juillet. Ces inscriptions font connaître, entre autres, un sculpteur d^Argos, Dion fils de Damophile(*E9. «px»» P« 27) et un poète comique athénien, Diomède fils d'Athénodore [ibid,).
La dernière campagne de fouilles de M. Cavvadias a donné plusieurs nouveaux textes importants, que M. Palumbo a communiqué? en partie au Muséon de Louvain (t. II, n* 4). Signalons une dédicace curieuse à Zeus Kasios :
Ail KaaiG) *EXXavcxpaTT;ç 'HpaxXetccu.
Mais la plus remarquable des découvertes de M. Ca\Tadias est celle d'une vingtaine de fragments d'inscriptions en marbre qui, rapprochés et rajustés avec soin, ont permis de reconstituer presque entièrement deux des stèles mentionnées par Pausanias (II, 27, 3), où
1. AYP.XAPIAHMOY AEKAUniA... Cf. MillheiL des deulschen Inslil,, 1882, t. VII, p. 252.
2. Déthier et Mordtmaaa, Epigraphik von Byzanlion, Denkschr. der philos, histor. Klasse desk.Acad. zu Wien, 1864, p. 63, pi. VII et VJII; Boeckh, C. 7. G., 4946; Conze, Reise auf der ïnsel Lesbos, HaDUOver, 1865, p. 33, pi. XIII; Raoul Rochetle, Mém. de VAcad, des inscr,, Xlll, p. 233; 0. MQller, Handtuch, § 436, 2; MordtmanD, Mitiheilungen, t. VI, p. 121 ; t. Vil. p 252.
f3«, 397-8] CHRONIQUE D'ORIENT (1883) 39
étaient inscrits les noms des malades traités dans TAsclépiéion, la nature de leurs maladies et les remèdes qu'on leur avait appliqués. Voici le texte du Périégète :
h^ £ji.ou îà 15 Xcixai. TaJTaiç k-^ye'^pçL[L\Li^x xa: àvopwv y.al Y^vaty-wv èoTiv ovoixata àx6«jOévTù)V u-^co tcîî 'Aay.Xr^'iciou, -jupédeTi Sa xat vo(n;p.a,
€ 11 y avait autrefois dans rinlérieur de Tenceinle un grand nombre de cippes; il n'en reste plus maintenant que six, sur lesquels sont inscrits des noms d'hommes et de femmes qu'Esculape a guéris, avec désignation de la maladie de chacun et de la cure, le tout en dialecte dorien. ^^
L'usage des registres de cas et de guérisons paraît avoir été assez général dans les Asclepieia du monde grec, dont ils étaient comme les titres d'honneur; Hippocrate, d'après une tradition antique, aurait dû une partie de son savoir à l'étude des registres de cas conservés dans le temple d'Esculape à Cos.
M. Cavvadias a encore découvert à Épidaure une petite plaque d'or, parfaitement conservée, portant deux tètes de style archaïque travaillées au repoussé. L'une d'elles e^t celle d'un homme barbu, l'autre celle d'une femme qui tient une branche de palmier.
Dans l'Asclépiéion même, les fouilles ont mis au jour un puits de construclion ancienne, profond de 25 mètres, dont l'eau était sans doute employée au traitement des malades. 11 ne serait pas impossible qu'en 1 explorant avec soin on ne découvrit au fond quelques pièces de monnaies, offrandes des convalescents oubliées par les prêtres du sanctuaire.
Parcs. — La Stoa annonce la découverte, à Paros, d'une carrière antique de l'albâtre qui servait à la fabrication des petits vases dits alabastra et de divers objets d'ornement. Suivant M. Cordella, le prétendu albâtre serait seulement l'espèce la plus recherchée du marbre de Paros, que les anciens appelaient X^j'/yi^ri^ ou Xu^ve^iç. La Compagnie belge qui exploite les carrières de l'ile a retrouvé deux galeries souterraines à 70 pieds de profondeur; à Ventrée de chacune d'elles é:i un mot écrit en lettres rouges sur le marbre, EATTIZ et ETTO. M. Cordella se plaint qu'au lieu d'exploiter de nouvelles galeries la Compagnie fasse poursuivre les travaux dans les anciennes, qui ne tarderont pas à être défigurées et perdues pour la science *.