‹ Chroniques d'Orient; documents sur les fouilles et découvertes dans l'Orient hellénique de 1883 à 1890Chapitre 175 sur 406 · Ibid., 12 mai · texte numérisé non relu

Ibid., 12 mai

[8, 372] CHRONIQUE DECRIENT (1888) 4ô3

tienne parmi les trouvailles deux cantbares peints, une cylix avec la représentation d'une Centauromacbie, une figurine de Satyre assis avec coloration noire et rouge, des statuettes de femmes, de cavaliers et d'animaux.

AcARNANiE. — A Katokhi (Acarnanie), on a trouvé, en creusant les fondations d'une maison, un millier de monnaies anciennes d'or et d'argent que l'entrepreneur et ses ouvriers se sont partagées, à l'exception d'une soixantaine que la gendarmerie a pu retrouver et saisir*.

Tripolitza. — Grâce à une généreuse donation, on a pu entreprendre la construction d'un Musée qui renfermera les objets d'art découverts à Tégée, Manlinéeet autres localités environnantes*.

Mantinée. — L'École française a recommencé les fouilles le id avril dernier, sous la direction de M. Fougères.

Olympie. — Dans son dernier programme de Dorpat (1887), l'ingénieux archéologue M. Loeschcke a établi que les deux femmes âgées, placées à l'angle du fronton de Paeonios et considérées autrefois comme des esclaves des Lapithes, étaient bien plutôt des Dryades, mères des Centaures engagés dans la lutte. Dans la séance du mois de janvier de la Société archéologique de Berlin ( Wockenschri/t fur klasshche Philologie^ 8 lévrier 1888), M. Treu a présenté d'intéressantes observations sur la restitution du fronton occidental. Éclairé par une observation de M. Doerpfeld, il a trouvé nécessaire de remanier l'arrangement qu'il avait proposé d'abord lui-même et qui a été adopté au Campo Santo de Berlin. Les recherches de M. Grûttner à Olympie même ont prouvé qu'il était inadmissible. 11 est difficile d'expliquer, sans ûgures à l'appui, les modifications recommandées par M. Treu ; nous nous contenterons de renvoyer aux résumés qui ont été publiés de son mémoire ceux qui s'intéressent à cette importante question. M. Treu a également établi que trois des figures du fronton ouest, les deux femmes âgées et la nymphe locale à gauche, étaient sculptées en marbre pentélique et non pas, comme le reste, en paros ; ce sont des restaurations faites à une époque qu'il est difficile de préciser et qui trahissent un style différent. Beaucoup de plaques en marbre de la toiture sont également de marbre pentélique et portent des marques

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