Foucart, Bull, de Cotr, Uellétu, t. XllI, p. 174 et sulv
— L'inscription des comptes de TÉrechtheion, publiée dans le AeX-ctov du mois de mai et dans les Mittheilungen (1888, p. 229), a été rééditée avec un court commentaire dans la Philologische Wochenschrift par M. F. Baumgarten*. Le résultat capital de celte découverte épigraphique est de prouver que rÉrechtheion, loin d'avoir, comme on le supposait, un toit plat, était pourvu d'un toit à dos d'âne et de deux frontons (aleioç xpoç eo), atêTcç xpà; tou IlavSpooeCou). Beaucoup de détails de l'inscription sont encore obscurs.
— M. Foucart a réussi à déchiffrer complètement la stèle contenant un traité d'alliance entre Corcyre et Athènes (375 av. J.-C), dont une partie seulement avait été lue et publiée par M. Koehler [Coiy. insa\ attic, n, 49 ày.
— A l'époque où Dumont publiait son Essai sur Céphébie attique, les plus anciens textes éphébiques que l'on possédât remontaient au III* siècle avant J.-G. M. Foucart a donné au Bulletin de Correspondance Hellénique* des décrets récemment découverts sur l'Acropole qui sont contemporains de l'administration de Lycurgue. Ils nous apprennent qu'à cette époque les éphèbes étaient placés sous la direction des sophronistes et qu'il n'y avait pas encore de cosmète. En 306, on trouve un cosmète avec douze sophronistes; c'est la période de transition. Après 303, il n'est plus questions des sophronistes, dont le cosmète avait absorbé les fonctions. Les sophronistes reparaissent cependant à l'époque impériale, mais avec des fonctions différentes et une importance bien diminuée. M. Foucart a encore établi, dans son commentaire de ces textes, que les éphèbes étaient tout à fait distincts des ^cepixoXot, soldats mercenaires chargés de la police de l'Attique et commandés par les péripolarques. « Le service de gendarmerie n'avait rien de commun avec les courses en armes des éphèbes à travers l'Attique ou avec leur séjour dans les forteresses ; nous voyons en particulier que, pendant le temps qu'ils restèrent à Eleusis, ils étaient sous les ordres non d'un péri polarque, mais du sophroniste de leur tribu. »
— Le Musée Britannique a acquis une statuette en marbre haute de 0">,23, que l'on dit avoir été découverte à Athènes. C'est une nouvelle réplique, plus ûdèle que celle de Naples, du Doryphore de Polyclète; malheureusement, la plus grande partie des jambes et des bras fait défaut*.