PRÉFACE
C'est à M. Georges Perrot, Fun des directeurs de la Revue archéologique^ que je dois Tidée de ces Chroniques d Orient. A mon retour de Grèce, vers la fin de 1882, j'avais conservé des relations avec quelques hommes instruits, archéologues de profession ou amateurs, qui m'informaient de temps à autre des découvertes faites au cours de fouilles et m'envoyaient les feuilles locales où ces trouvailles étaient relatées. J'eus plusieurs fois l'occasion d'en causer avec M. Perrot, qui me conseilla de porter les renseignements que je recevais à la connaissance des lecteurs de sa Revue. Tel fut le modeste début de ces Chroniques: elles ne devaient être, à l'origine, que la mise en œuvre de matériaux peu accessibles en France, ou plutôt la mise au net de mon coiœrier personnel relatif aux découvertes archéologiques du moment.
Ma première Chronique a paru au mois d'avril 1883. A cette époque, il n'y avait guère que deux revues anglaises, VAthenaeum et l'Acoûfemy/qui donnassent assez régulièrement des nouvelles touchant les fouilles et les