‹ Chroniques d'Orient; documents sur les fouilles et découvertes dans l'Orient hellénique de 1883 à 1890Chapitre 201 sur 406 · Revue archéoL, 1888, 1, p · texte numérisé non relu

Revue archéoL, 1888, 1, p

4. Une commission, composée de MM. Pick, Cavvadias, Staîs et LoIIiog, fiit chargée par la justice hellénique de comparer Tétatdu Cabinet d'Athèues avec les catalogues existauts et de signaler les pièces qui manquaient On voulait s*assurcr par là si d'autres monnaies n avaient pas disparu avant Tépoque du voi de Raftopoulos.

5. *H xXoTTTi ToO ev 'AOi^vai; cOvtxoO vo|i,t9iiaTixoO MovvsTou, ^xOeat; 'Iwawou £6op(f&vou, 9cp(i>T)v pOYjOoO ToO Mouottov, xa\ vOv OicaXXi^Xou t^c AùroxpotTOpix^c IIpcoaotxY); 'AxaSy)(i.tac tûv *£Tri9TY}{jLta>v. 'Ev 'AOi^vai;, ex toO Tvicoypa^eiou tôv ocicXfûv néppv). 1889, 28 p. in-8.

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lions ou de connaissances suffisantes, n'en avaieni pu découvrir qu'un petit nombre. D'après M. Svoronos, M. Pick se serait brouillé avec rÉphorie parce qu'on voulait se servir de lui pour compromettre M. Postolakka. L'auteur a cité une lettre de M. von Sallet, directeur du Cabinet de Berlin, où TÉphorie serait traitée d'« affreuse clique » (çptxwÎTjç (yujjL;jLop(a JjaSiojpywv, traduit M. Svoronos) et une autre de M. Imhoof-Blumer, où il est dit que M. Cavvadias aurait voulu se servir de M. Pick contre M. Postolakka. Il ajoutait qu'il avait retrouvé à Paris, chez M. Feuardent, un bon nombre de monnaies rares provenant du vol, qui avaient échappé aux recherches superficielles de MM. Comnos et Staïs; enfin, chose grave, si elle était vraie, que MM. Rollin et Feuardent lui auraient tenu le propos suivant : € Depuis des années, nous savons que le Musée des sculptures d'Athènes (celui qui est confié à la garde de l'Éphorie) est mis au pillage. » M. Svoronos annonçait à son avocat l'envoi d'une attestation écrite de MM. Rollin et Feuardent, confirmant cette singulière accusation (*H xXcxr, Toy £V 'AÔT^vatç Mouaeiou, p. 28).

Naturellement, cette brochure produisit un énorme scandale à Athènes. Une interpellation, provoquée par M. Carapanos, eut lieu à la Chambre des députés ; le ministre de l'Instruction publique, M. Manétas, fit interroger MM. Rollin et Feuardent par le ministre de Grèce à Paris, et ceux-ci nièrent formellement le propos que leur avait prêté M. Svoronos. M. von Sallet nia également qu'il eût traité rÉphorie d' < affreuse clique »; seul, M. Imhoof-Blumer répondit qu'il n'avait pas à s'expliquer sur le contenu d'une lettre particulière publiée à son insu. M. Cavvadias a résumé les faits et présenté la défense de l'Éphorie dans l' 'Axp6xo)viç du 15 janvier, la Nia 'E(pYîy.£p{<; du 16 janvier 1889 et dans un supplément du AsXtiov (p. 1-8). Un procès en diffamation serait intenté à M. Svoronos.

Dans sa brochure, dont la publication est assurément regrettable, M. Svoronos a reconnu (p. 18) que plusieurs des accusations portées contre M. Postolakka étaient fondées. Il paraît que c'est là une nouvelle erreur, car, par un jugement en date du 5 avril, la cour d'assises d'Athènes a déclaré que M. Postolakka était innocent. Nous ne pouvons que nous réjouir de ce jugement, qui met fin aux tristes épreuves de ce vétéran de la numismatique. M. Svoronos, non moins que son ancien directeur, a droit à une complète réhabilitation. Après cela, et l'affaire du vol Raftopoulos une fois liquidée, on pourra continuer ou non à échanger des insinuations malveillantes et des injures : la querelle perdra toute importance au point de vue scientifique. Le temps de M. Cavvadias est en général trop bien employé pour que les

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archéologues du dehors, juges désintéressés de l'affaire, ne souhaitent pas de voir cesser promptement une polémique dont ni la science ni personne ne tire profit.

— On lisait dans la Gazette de Francfort, à la date du 8 septembre 4888 :

Les autorités du Musée Britannique et les conservateurs du Musée de Soulh-Kensington se trouvent dans une situation embarrassante. Il y a peu de temps, ils acquirent à grands frais un magnifique buste de Fempereur Hadrien, et ils invitèrent un diplomate bien connu à venir examiner leur acquisition. Ce dernier, qui est grec, se souvint d^avoir vu le buste au Musée d'Athènes; une enquête fut immédiatement ouverte et Ton acquit la conviction que non seulement ce buste, mais d'autres sculptures encore, avaient été dérobées au Musée athénien avec la connivence de personnages haut placés dans la capitale de la Grèce.

J'ai communiqué cet entrefilet à M. Gavvadias ; l'éphore général m'a répondu que c'était une pure et simple invention. Mais qui donc a intérêt à faire croire au public que les Musées a:héniens sont mis au pillage? La chose vaudrait la peine qu'on s'en occupât.

PiRÉE. — On annonce la découverte d'un fragment des comptes de la marine, en trente lignes, où sont énumérés les oxeÙYj xpejjLaara de la galère N(xyî *.

Eleusis. — On a découvert à Eleusis une villa ornée de peintures murales qui ont été copiées par M. Gilliéron et puis de nouveau recouvertes de terre en attendant que l'on puisse les détacher*. Une excellente publication de ces peintures a été faite dans V*Ei^r,\Ltpiç par M. Philios (1888, p. 77, pi. IV et V). On y remarque notamment des animaux d'un beau caractère et une figure de Jupiter assis sur un trône, qui est désormais un des documents à consulter pour la restitution du chef-d'œuvre de Phidias.

Le même recueil a publié, avec des commentaires de M. Philios, plusieurs inscriptions d'Eleusis, entre autres l'inventaire des richesses du temple en 332 avant J.-C. •. Un important passage du premier de ces textes (1. 22-45), dont l'éditeur grec n avait donné qu'une lecture défectueuse, a été restitué par M. Foucart, quo est ingenii et oculorum

i. Philologische Wochenschrift, t889, p. 425, 489 (transcription du texte en caractères curslfs).

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