‹ Chroniques d'Orient; documents sur les fouilles et découvertes dans l'Orient hellénique de 1883 à 1890Chapitre 206 sur 406 · Bull, de Corresp. Hellén., t. XIII, p · texte numérisé non relu

Bull, de Corresp. Hellén., t. XIII, p

5. Ce plaa a été reproduit dans la Philologische Wochenschrifl, 1889, p. 131.

élaient traversés par de grandes poutres horizontales. Les murs intérieurs étaient décorés de peintures. M. Doerpfeld pense que Tensemble de cette construction ressemblait au temple de Salomon tel qu'il a été restitué par M. Chipiez.

Plus bas vers le sud, auprès du mur d'enceinte de TAcropole, on a trouvé, parmi des ruines de maisons, le fragment de peinture avec personnage à tète d'àne dont il sera question plus bas.

— Le quatrième numéro du Journal ofthe British and American Archaeological Society de Rome contient un mémoire de M. W. J. Slillman sur les « murs préhistoriques en Grèce et en Italie >. L'auteur, qui a fait de ces murs dits cyclopéens l'objet de longues études, en indique la distribution dans la péninsule italienne, le Péloponèse, les Iles et l'Asie Mineure. Pour lui, les plus anciens en Grèce sont ceux de Tiryntlie ; puis viennent ceux de Mycènes, d'Argos et de Corinthe. La théorie de M. Stillman, qui ne laisse pas d'exciter quelque surprise, est celle-ci : la civilisation caractérisée par les murs cyclopéens est originaire d'Italie ; elle se répandit de là vers le sud-esl et il faut renoncer à admettre un courant en sens contraire venant de la Phénicie ou de lÉgypte. € En effet, dit M. Slillman, cette dernière hypothèse ne permet pas d'expliquer pourquoi les pierres des murs cyclopéens ne portent aucune trace de l'emploi d'outils en métal. » Je ne connais d'ailleurs ce mémoire que par une courte analyse publiée dans une revue américaine*.

Épidaure. — M. Furtwaengler, qui a visité Épidaure en 1888, dit que les publications de 1' 'E^r^iJt.ep(ç et des Ilpaxiixi ne donnent pas une idée exacte de l'importance des découvertes qu'on y a faites. Les sculptures du temple sont d'un style exquis; elles rappellent celles de la Balustrade de la Niké Aptéros à Athènes, et M. Furtwaengler* n'hésile pas à les placer, ainsi que la construction du temple, vers 420 avant J.-C. Il admire très vivement les ruines de la Tholos de Polyclète ; à son avis, l'auteur de ce monument doit être le grand Polyclèle lui-même, et non pas un homonyme plus jeune. La ressemblance du style de la Tholos avec l'Érechtheion d'Athènes l'a frappé, mais il préfère encore la Tholos.,, Quant au beau chapiteau corinthien qu'on

i. The Nation, 10 janvier 1889, p. 32. Il y a un article sur le même sujet dans VAcademy, 6 avril 1889, p. 244, où l'on trouve cette idée extravagante que la pratique du décharnement des corps doit s'expliquer par le cannibalisme ! NI Tauteur de cet article, ni, à ce qu'il semble, M. Stillman, ne connaissent les nombreux travaux qui ont été publiés en France sur cette question.

Page 1