Verhandlungen der beriiner Gesellschaft^ 1889, p
2. Je publie quelques passages de cette lettre de M. Schliemann, pour montrer avec quelle familiarité l'iieureux explorateur manie la langue grecque. Bien des hellénistes de profession seraient embarrassés pour en faire autant. On trouvera un jour, dans les archives du Musée de Saint-Germain, une ^osse liasse de lettres grecques écrites par M. Schliemann et on les publiera peut-être à une époque où personne ne sera plus capable de l'imiter.
fjV, SuaScaxpCTù); tJrQXa^iovTeç 4v tô XuxauyeT oc/pao^ç xapsXOovroç, xpoïffToptXYjv icpoaaYopeùeiv etcoOapiev xal xpoç ^ tyjv SizXeuxovTiv ^larsv jjLOi èffît îtorpCôetv. »
Je comprends tout cela et me contente d'adresser à M. Schliemann le conseil évangélique : Ilopeuou xal ji-YjxéTt àfjiapTave.
Sparte. — Dans un jardin de Sparte, on a découvert une mosaïque où est représenté un buste de femme couronnée d'un travail remarquable; l'inscription CAOOH placée tout auprès prouve que c'est un portrait de la divine poétesse de Lesbos*. Non loin de cette tète, on lit l'inscription AAKHBHAAHC (stc), mais le buste d'Alcibiade qu'elle accompagnait a malheureusement disparu*. La suite des fouilles a montré que le reste de la mosaïque était détruit; on a cependant découvert une troisième inscription, KAAAIOTTH.
Vaphio*. — Dans son ouvrage sur les Minyens, publié en 1820, Otfried Mûller écrivait (p. 319) : « Je ne sais pas si je fais une supposition téméraire en pensant qu'Amyclées a été l'ancienne résidence principale des Pélopides et qu'elle est la ville appelée Lacédémone^r Homère. Là était le monument d'Agamemnon, car il passait pour y avoir été tué, et les Amycléens disputaient aux habitants de Mycènes la possession du tombeau de Cassandre; là aussi vivait Tyndare, et les Tyndarides sont appelés dieux amycléens; même dans les poèmes postérieurs^ on trouve des traces de la tradition qui plaçait à Amyclées la tragique histoire des Pélopides. Je me demande si des recherches plus exactes ne feraient pas découvrir prés d' Amyclées des monuments semblables à ceux de Mycénes. »
0. Mûller ignorait, en écrivant ces lignes, que dès 1805 le consul Gropius avait trouvé près du village désert de Vaphio une construction avec coupole analogue aux prétendus trésors de Mycènes*. La pre-
1. On possédait déjà le portrait de Sappho sur des monnaies de Lesbo^ {Zeitschjnfi fûv Numismatik^ t. XI, p. 114) et sur des vases {Museo HaHano, t. II, p. 41).