‹ Chroniques d'Orient; documents sur les fouilles et découvertes dans l'Orient hellénique de 1883 à 1890Chapitre 290 sur 406 · BulL deCoîT. HelL, t. XIH, p · texte numérisé non relu

BulL deCoîT. HelL, t. XIH, p

4. Joum. He/l, Studiet, 1889, p. 46-85. L'article est accompagné de bonnes cartes de la presqu'île qui limite an sud le golfe de Syme et de celle où se trouvent Lissae et Lydae.

Lyqe. — La belle découverte de U. Imbert sur rideniiiicatioii du Homiyya de la stèle de Xanthos avec le révolté 'A|x6pYi}ç fils de ri'.cjcjouOvr^ (Thuc, VIII, 5), suivie bientôt de ridentiGcation de Râlapala avec 'OpovroôiTYjç^ ouvre la voie à des recherches sérieuses dont il a déjà été question ici^ Il est d*autant plus déplorable de voir un topographe consciencieux, qui est en même temps, pour son malheur, un linguiste de l'école antédiluvienne, M. le major Conder, remplir trois colonnes de VAcademy avec le plus absurde £atras snr les analogies du lycien, qu'il ne sait pas, avec le zend, où il entend moins encore*. Je crois qu'il y a peu de revues sérieuses en Europe qui accueilleraient de pareilles billevesées ; pourquoi VAcademy se montret-elle par moments si indulgente?

Phrygie. — Le second article de M. Ramsay sur l'art phrygien* comprend une série d'intéressantes remarques relatives au Y^ volume de VBistoire de F Art dans Vantiquité de MM. Chipiez et Perrot. M. Ramsay réitère son opinion que la porte des Lions à Mycènes appartient à l'époque des rois coriens d'Ârgos (800-750) et que les tombes découvertes par M. Schliemann sont prédoriennes *. Reprenant ensuite la question de la chronologie relative des monuments phrygiens, il place la tombe de Bey-Keui au ix* siècle, celle de Midas au viii^, celle de Bakshish au commencement du vii^. Puis il maintient, contre M. Perrot, le caractère sépulcral du monument de Midas, dont il regrette qu'il n'existe pas encore de publication satisfaisante. La partie la plus intéressante de son travail est celle où il allègue des arguments paléographiques nouveaux à l'appui de son hypothèse que l'alphabet phrygien serait originaire de Cymé*. On sait que M. Hirsch-

1. Revue archéol.^ 1890, l,p. 129; cf. Imbert, Babylonian and Oriental rtcordy 1888, p. 210 sq., 279 sq. ; Le Biuséon {Louy&ïn), 1889, p. 319 sq., 419 sq., 617 sq.

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