The Academy, 25 janvier
2. Jahrb. des Inslit.y 1889, p. 85-107. Suit (p. 107-110) une liste, saas illustrations, des acquisitions du Musée Britannique.
3. Plusieurs monuments que nous signalons ici proviennent de cette coi* lection.
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el la biche cérénytide, bas-relief de beau style, analogue à THercuIe de la collection Garapanos dont Tauthenticité aété contestée par Emerson (Amer. Journ. ofArchaeoL, 1 1, pi. V, p. 153). .— Hermès d'Euripide. — Tête polychrome d*Aphrodîte, avec enduit de cire sur le visage. — Belle tête d*éphèbe (type d'Alexandre). — Tète grimaçante de vieille femme, d'un curieux réalisme. — Tète de vieux paysan, avec chapeau. — Disque en marbre avec Apollon lyricine et Marsyas suspendu à l'arbre. — Beau relief avec masques bachiques. — Bas-relief bachique de style archaïsant.
— Bas-relief inachevé représentant Jupiter et Ganymède. — Atys debout, les bras levés, avec de curieux attributs. — Relief funéraire d'un charcutier, très curieux (gravé, p. 102). — Œil de statue en marbre polychrome (Revue anhéoL, 1887, I, p. 103). — Artémis très archaïque et éphèbe de style archaïque mettant une jambière, bronzes. — Fragment d'un basrelief en bronze représentant une scène de combat; v* siècle. — Apollon en bronze, du type archaïque, et Apollon en bronze analogue à Overbeck, Kunstmyihol.y IV, p. 198, fig. 11 ; style de Praxitèle. — Jupiter avec l'égide et Esculape, bronzes. — Deux jeunes musiciennes sur un socle où est représentée une scène rustique ; bronze. — Squelette articulé, bronze,
— Collection de trente^-quatre fibules formée par M. Dressel. — Très remarquable pointe de lance avec douille ornée de gravures dans le style du Dipylon (p. 107).
4o Musée britannique. — Nombreux objets provenant de Naucratis. — Trente-quatre vases de Ghypre, style archaïque. — Trois fragments d'un sarcophage en marbre avec reliefs représentant les travaux d'Hercule ; Lydae. ~ Vase en terre cuite découvert dans le Fayoum et destiné à contenir le breuvage des crocodiles sacrés (Slrab., p. 812), avec l'inscription IspoO ao\ix(ou). — Portraits peints trouvés dans le Fayoum. — Tète d'enfant et épingle d'or avec inscription, provenant des fouilles de Paphos. — Giste de bronze avec gravures relatives à la guerre de Troie. — Boîte de miroir de Gorinthe (?), avec la représentation d'Éros et de Phèdre à l'extérieur, d'une nymphe jouant à la morra avec un Satyre à l'intérieur. Très beau slyle. — Vingt et un moules de terre cuite ; Tarente.
— Le Musée de Berlin a récemment acquis un grand nombre de vasesà reliefs où sont représentées des scènes de VIliade, deVOdyssée, des cycles épique et thébain, avec des inscriptions qui se rapportent aux épisodes figurés. Ces vases iliaques, dont on connaissait déjà quelques spécimens, donneront lieu à une public ition intéressante ».
L'archéologie et les amateurs. — Le VI* volume de VHistoire universelle de M. Marins Fontane, intitulé Athènes, montre une fois de plus comment un homme intelligent peut écrire des choses bizarres
i. PhiloL Woch., 1890, p. 104.
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lorsqu'il discourt sur ranfiquité sans être antiquaire. Je prends pour exemple le passage reproduit avec éloges dans le Temps du 16 octobre 1889 et relatif aux figurines en terre cuite. Il y est question des € fabricants de statuettes dont la liberté d'imagination était sans frein et qui reproduisaient, avec tous les types, toutes les scènes de la vie divine et de la vie humaine ». Mais si M. Fontane avait pris la peine d'étudier son sujet, il n'aurait pas écrit cette phrase, car il est précisément remarquable que les coroplastes ont laissé de côté, pour des motifs que nous ignorons, beaucoup de types qu'affectionnait la sculpture, par exemple ceux de Zeus et de Poséidon. Plus loin, M. Fontane nous dit que c les figurines des habitants de Rhodes étaient célèbres », affirmation gratuite qu'il ne pourrait étayer d'aucun texte. — c Corinthe, qui s'essaya dans l'art des figurines, ne sut trouver que des modèles disgracieux, alourdis, aux chairs grasses. » Encore une affirmation en l'air, mais ce qui suit est bien pire : < Les figurines de Rhodes, de Chypre, de Thèbes, deCorinthe, de Tanagra et de Myrina résultaient du mercantilisme phénicien (îî) exploitant l'art hellénique; les artistes, inconscients, s'amusaient à ce labeuf dissolvant. » Ce que Ton peut dire de mieux à la décharge d'une pareille phrase, c'est qu'elle ne signifie rien. Je souhaite que le reste du volume de M. Fontane soit meilleur, mais ce spécimen ne me donne pas le goût d'y aller voir.
— Voici un autre homme d'esprit qui, parlant de la Céramique de MM. Rayet et Collignon dans la Revue bleue *, découvre que les stations lacustres du lac de Moratsont c peut être tout simplement contemporaines d'Auguste », que « l'âge de la pierre, finement ou grossièrement taillée, » existait sur certains points de l'Europe au temps des Romaini^, que <r l'ère des poteries à dessins creusés » a duré c vingt mille ans, cinquante mille, peut-être davantage », que € le style des objets de métal (de Mycènes) décèle sans conteste une origine phénicienne. » Tout en commettant ces erreurs de dilettante, l'auteur écrit Sin-Akhé-Jrib pour Sennachérib : voilà de l'érudition qui est aujourd'hui à la portée de tout le monde et qui me touche peu î L'essentiel serait de se persuader que l'archéologie, comme tout autre science, a besoin qu'on Tétudie sérieusement avant qu'on n'en parle; c'est ce dont beaucoup de personnes ne sont pas encore convaincues.
— Le mot de la fin — car il en faut à toute Chronique — nous est fourni par M. Auguste Vitu ^ Il s'agit d'une grande pièce à tableaux,