‹ Chroniques d'Orient; documents sur les fouilles et découvertes dans l'Orient hellénique de 1883 à 1890Chapitre 311 sur 406 · Cf. 6p. Lambro?, The Athenaeum, 1890, 1, p · texte numérisé non relu

Cf. 6p. Lambro?, The Athenaeum, 1890, 1, p

vient d'être mis à la tête du Cabinet numismatique d'Athènes*. Aucun juge impartial et bien informé n'a jamais mis en doute sa parfaite innocence dans la regrettable affaire dont nous avons entretenu nos lecteurs*. M. Svoronos n'avait donc pas besoin d'une réhabilitation, mais il avait droit à une réparation et Ion ne peut que féliciter le gouvernement grec de la lui avoir accordée. M. Tricoupis, président du conseil, en recevant M. Svoronos, lui a exprimé tous ses regrets de ce qui s'était passé et son entière confiance dans l'avenir de li collection que M. Svoronos est chargé de réorganiser. Le bàliment où elle a été conservée jusqu'à présent ne présentant pastoules les garanties de sécurité désirable, il est question de la transporter dans une des ailes du Musée central. Malgré le vol commis par Raftopoulos, elle- est encore extrêmement riche et l'on doit être heureux pour la •science que le classement en soit confié à M. Svoronos*.

— Il y a eu cinquante ans, le l^*" août dernier, qu'Otfried Mûller rendit le dernier soupir à Athènes, au retour de sa fatale excursion à Delphes. A l'occasion de ce triste anniversaire, le gouvernement hellénique a fait nettoyer le monument de Colone, où les archéologues allemands ont suspendu des couronnes et des bandelettes, semblables à celles que l'on voit sur les lécythes funéraires. MM. Rangabé, Koumanoudis et Cavvadias ont assisté, avec d'autres savants grecs, à celte cérémonie touchante et M. Koumanoudis, qui a connu 0. Mûller chez Thiersch à Munich, a pris la parole au nom de la Société archéologique. Le nom d'O. Mûl'er est de celui qui n'appartient pas à une nation, mais à l'humanité tout entière; udus nous associons de grand cœur à l'hommage public qui vient d'être rendu à sa mémoire.

— M. Ch. Normand, de passage à Athènes, a étudié avec soin les ruines de l'ancien Paiihénon (?) et y a découvert, sur la marche inférieure, un revêtement en stuc portant des traces certaines de polychromie*.

— Lepyrgos du temple d'Athéna Niké est l'œuvre de Cimon, mais le temple actuel n'a été conslruit qu'après les Propylées; telles sont les conclusions d'un article de M. Wolters inséré dans les Borner Studien^ volume d'études dédié à M. R. Kekulé".

\. 'Axp^TcoXi;, 27 juin (v. g.) 1890.

2. Revue archéoL, 188S, I, p. 366; 1888, II, p. 214; 1889, II, p. 101.

3. M. Svoronos a publié récemment la première partie de sa Numitmaligue de la Crète ancienne (Athènes, Beck, 1890) et un supplément à ce travail dans r'E9ritup\; àpxaioXoyixii, 1890, p. 194, pi. XI-XIII.

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