Schuchhardt, Schliemann*s Ausgrabungen, p
4. E. Boetticher, Hissarlik wie es ist^ Beriio, 1890, chez Tauteur. Cf. Berliner Boersen- Courier, 24 août 1890.
5. Cependant M. Boetticher insiste sur la singularité de cette acropole, qui, d'après les découvertes récentes, n'aurait pas eu moins de quatre portes oq entrées (p. 12, 92).
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dans son nouvel ouvrage une discussion minutieuse, accompagnée de gravures, des plans et des coupes donnés dans les livres de M. Schliemann ; une élude comparative des vases à visages et des canopes funéraires de rÉgypte; beaucoup de polémique sur les trois Congrès de 1889 et de 1890; le compte rendu des expériences établissant que les vases poreux trouvés à Hissarlik, en particulier les piihoi^ sont im* propres à la conservation des liquides, résultat qui a été admis par M. Virchow (p. 91, 94); enfin, la réimpression corrigée d'un article de la Gazette de Cologne, où M. Boetticher a comparé Hissarlik aux nécropoles découvertes par M. Koldewey en Babylonie.
— M. Virchow, de son côté, est intransigeant : il affirme qu'il n'y a jamais eu d'ensevelissement ni d'incinération à Hissarlik*. La découverte de la nécropole, qu'on doit supposer voisine de la citadelle, mettrait fin au débat, mais elle est restée jusqu'à présent aussi in* trouvable que la ville proprement dite, la fameuse Unterstadt. Du moins les dernières fouilles ont-elles eu pour résultat de compléter 1res heureusement notre connaissance de l'acropole; sans la question soulevée par M. Boetticher, bien des années se seraient peutêtre écoulées sans qu'on donnât un nouveau coup de pioche à Hissarlik.
— Au mois de mars 1890, de nouvelles fouilles ont eu lieu à Hissarlik en présence de MM. Babin, Calvert, von Duhn, Grempler, Hamdi-Bey, Humann, Virchow et Waldstein, sous la direction de MM. Schliemann et Doerpfeld. Le Congrès ainsi réuni a publié une déclaration à l'appui des opinions professées par MM. Schliemann et Doerpfeld et contraire à la thèse de M. le capitaine Boetticher*. Les travaux ont continué sans relâche au sud et à Touest pendant le printemps et l'été de 1890; M. Schliemann en a communiqué les résultats au public en différents articles insérés dans la Nouvelle Presse de Vienne et reproduits par d'autres journaux*. On a trouvé des
1. Verhandlungen der Berliner anthropologischen Geaellschaft, 1890, p. 130.
2. Revue archéoL, 1890, I, p. 310-312. Cf. Niemann, Kampf um Troja, daa» la Kunstchronik de Lûlzow, 20 février 1890 et Hissarlik-Ilion, dans les Mittheilungen der anthropoi. Gesellschaft in Wien, 1890, p. 1 10; [Schliemann], ^is«ir/iifc-//io7i, Leipzig, Brockhaus, 1890; Emile de Munck, Documents nouveaux sur la question troyenne, avec annotations de M, le D* Schliemann, Bruxelles, Vromant, 1890 (extrait des Annales de la Société d'archéologie de Bruxelles, t. lll et iV) ; von Duho, Deutsches Wochenblatt, 26 juin et 3 juillet 1890; M. Hoernes, Nordund Sarf, juin 1890. M. Perrol a présenté à l'Académie des inscriptions, dans sa séance du 18 juillet 1890, le rapport de M. Babiu sur le Congrès du mois de mars dernier auquel cet ingénieur a pris part.
3. Neue Freie Presse, 11 juin 1890; Philologische Wochenschrift,iS90, p. 809;
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terres cuites peintes de ttyle- grec archuqueef^ éaaam la qiiairiè»e ville (à partir du somtneè)/UD^ quantité de potencs à coaferte grise monochrome^ que M. ScUîevuuui considère naamieBaml canme senties d'une fabrique- locale. M. Doerpfelé a reeonBH Fexislenee d^im très anciefi mur d'enceinle' de la steconde ville (la ville brûlée] ; le mar désigné par les lettres BG sur le plan YU ^IUoêt neat pas int vas, mais une raavpe, comnie' l'avait deriné M; Boctticher.  l'angle noréest de l'acropole on a mis au jcvor un petit tléôtre bien conservé, avee deux statues en marbk^ de grandeur natnrelie, dont' l'une représente probaWenaent l'empereor Claude. Une inseriplion grecque de même provenadee est coatenporainé de Tibère.
— Dans une lettre datée du 22 jurll^ et adressée au- prince de Bismarck, M. SchlieiAann es pose brièvement les résultats de sa campagne d'été ' : € Les murs* de la Pergamos ont été d^gés dans toute leor étendue, sauf au nord; ils ocmsistaient en un étage inférieur de perres unMs^avee de l'argile, qui^ en vue de l'établissement du mveas, atteignait à l'ouest et au sud une hauteur de 10 mètres et était pourvu de nombreuses tours faisant saillie. Sur le premier éb^e s'élevait le mur supérieur construit en briques crues, encore conservé dans toute sa longueur, jusqu'à une hauteur de 4 mètres, vers l'est. Ce mura 4 mètres d'épaisseur et doit avoir eu 8 mètres de haut; conome les murailles de Thémistocle à Athènes, il doit avoir été poun'u d'une galerie couverte haute de 2",50. Mur et galerie ensemble s'élevai^t ainsi à 20 mètres et devaient offrir un coup d'œil très imposant*.. Dans ce mur nous avons découvert quatre grandes portes; cdles de l'ouest et du sud appartiennent à la première période de la seconde ville et devaient être déjà détruites depuis longtemps lors de la prise de Troie par les Grecs. A cette époque, les portes du sud-est et du nord-ouest subsistaient encore ; une rue large de 7™,50, pavée de grandes dalles, conduit de cette dernière à la ville inférieure [Unterstadl). Jusqu'à présent, bien que travaillant avec soixante-dix hommes et trois voies ferrées, nous n'avons pu découvrir que très peu de chose de cette ville, car l'amas de décombres y atteint 16-20 mètres d'épaisseur et contient des fondations de maisons appartenant aux différentes périodes qui doivent toujours être soigneusement explorées et photographiées, avant d'être enlevées pour que l'on pénètre plus
cf. Frankfurter Zeilung, 12 juin 1890. Je dois ici des remerciemeaits à MM. SchliemauQ et Doerpfëld, qui ont bien voulu me tenir au courant de leurs découvertes.