Rull. de Corresp. Heilén , t. XIV, p
caonitty M. Hogarth a publié les résultats d'un voyage fait par M. H.-A. Brown et lui en 1887, des frontières de Galatie à la côte cilicienne. Trois des textes inédits qu'il a fait connaître contiennent plusieurs lignes en dialecte phrygien ou lycaonien (p. 158-159). Notons encore des dédicaces à Zeùç HeTapeuç (p. 160), à Ba ixYjn^ip (p. 164) et le nom propre Sotîjou (p. 163, 166).
CoROPissos *. — On connaît des monnaies d'une ville de Coropissos (Kcpozaja:? dans Strabon) avec l'épigraphe KOPOniCC€C0N THC KHTCON MHTPOnOA€C0C (Head, Hist. num., p. 601)». Une dédicace à Hadrien découverte près de l'Olympiéion mentionne le sénat et le peuple de celte ville, Kopcxidffiwv xfjç Kir^Twv [jLY;Tp5xoXeciK. Il faut donc lire, sur les monnaies^ Kttjrûv ' au lieu de Ktqtwv, mais l'emplacement de la ville ainsi désignée reste à découvrir.
Syrie. — L'important ouvrage de MM. Humann et Puchstein, Reisen in Kleinasien und Nordsyrien (Berlin, Reimer, 1890), comprend un volume de texte orné de 69 gravures et un album de 53 planches avec d'admirables cartes de M. Kiepert ^ Le texte se compose de trois chapitres : 1^ un voyage à Angora et à Boghaz-Keui (1882), relaté par M. Humann ; ^^ l'exploration de Nemroud-Dagh en Commagène (1882-1883), par MM. Humann et Puchstein; 3» la description, par M. Puchstein, des monuments de Nemroud-Dagh, de Saktsché-Gôzu, de Sindjirli, Marasch, Samsat, etc. Parmi les planches, exécutées pour la plupart en photogravure, nous signalerons notamment des vues d'Angora, d'Eyouk (Ujûk), de Jasili-Kaya (Boghaz-Keui), un plan des ruines de Pleria, les colonnes de Kara-Kurcb, un plan et des vues du tombeau de Nemroud-Dagh, le pont romain de Kiakhta, quelques reliefs hittites de Sindjirli, de Saktsché-GOzu et de Marasch, des vues de Samsat, Gerger et Kiakhta.
— La Nation du 3 avril 1890 a publié une intéressante lettre de
1. Koumanoadis, 'E9Y)(i. àpxaioX., 1890, p. 63; SvoroDOS, ibid., p. 67.
2. M. Head o'a pas connu le texte de Strabon rappelé par M. Koumanoudis, et M. Koumanoadis n*a pas connu la légende monétaire rapportée par M. Head. Cf. Waddington, Revue numism.y 1883, p. 31.
3. KtvjTûv se lit en effet sur une monnaie de Roropissos récemment publiée par M. de Sallet (ZeiUchrift f. Numism., 1885, p. 74). KHTCON est une graphie abrégée (cf. *E^r\\i. àpx*} 1889, p. 212).
4. Cf. le compte rendu de cet ouvrage publié par M. Koepp dans la PhUo- /ogische Wochenschrift, 1890, p. 1133, et un excellent article anonyme dans la Nation de New- York, 18 septembre 1890, p. 231.
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M. John-P. Pelers, sur la contrée comprise entre Palmyre et Deir. Les ruines de Zenobia (Halebiyeh) ont beaucoup souffert depuis l'époque de Chesney. A Palmyre, les Arabes se livrent à des fouilles clandestines, dont ils vendent les produits aux touristes européens. A Erek ou Rakka (Arrakka), on a découvert deux monnaies d'argent de Charles VllI de France et de Maurice de Saxe, fait curieux que M. Peters a eu raison de noter. Pour toute cette région, les cartes de Chesney et de Kiepert sont très défectueuses; l'auteur ne dit pas s'il a recueilli les matériaux nécessaires pour les rectifier.
— M. Ed. Schneider, ingénieur en chef du vilayel de Scutari, a envoyé à l'Académie des sciences une notioe sur différents tumulus qu'il a étudiés dans la plaine d'El-Amouk près d'Antioche. A côté d'objets grecs et gréco-romains qu'il y a découverts (entre autres une statuette en bronze représentant une Muse qui tient un volumen et une belle intaille avec buste viril diadème), M. Schneider signale c une espèce de cachet breloque en schiste verdâtre » portant la représentation très grossière d'un animal et un objet carré dont les deux faces latérales offrent des lignes enchevêtrées assez étranges. Il serait désirable que ces deux dernières trouvailles fussent envoyées en Europe pour y être étudiées; les empreintes à la cire que nous avons sous les yeux ne suffisent pas.
— Un juge de Chypre, M. Chr. Papadopoulos, a publié dans le S(â)TTi^iP un article sur la bibliothèque arabe de Damas. Parmi les manuscrits grecs conservés dans ce dépôt, il signale un texte en onciales de l'Ancien Testament (version des Septante incomplète), suivi du Nouveau Testament, de l'Épltre à Barnabe et d'une grande partie du Pasteur d'Hermas*. M. Bliss, s'étant rendu exprès à Damas, chercha vainement ce manuscrit; l'arche vêque syrien de Damas affirma qu'il n'existait point; finalement M. Papadopoulos écrivit à M. Lambros qu'il l'avait vu à Damas du temps que Midhat était vali de Syrie et qu'il en avait signalé l'importance à ce personnage. Donc, de deux choses Tune : ou bien quelque fanatique musulman aura détruit le manuscrit qui intéressait trop un giaour^ ou bien le gardien de la bibliothèque l'aura vendu à un voyageur. M. Lambros croit tout à fait inadmissible l'hypothèse d'une mystification tentée par M. Papadopoulos.
— M. Flinders Pétrie a été chargé par le Palestine Exploration fund
1. Sp. Lambros, The Athenaeum, 1890, I, p. 149, 405; E.-J. Bliss, ibid,, p. 372; Neubauer, The Times, 12 février 1890 (lettre de l'archevêque syrien de Damas).
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d'explorer le monticule de Tel el-Hesy (Lachisch), où il a découvert une construction qu'il croit appartenir à l'époque de Salomon, avec des pilastres ornés de volutes de type proto-ionique *. Les fragments de poterie recueillis sont très nombreux; M. Pétrie les divise en trois groupes, amorite (de 1500-1100 av. J.-C), phénicien et grec.
— Dans la Contemporaty Review (septembre 1890), M. Sayce a raconté les explorations conduites par M. Flinders Pétrie à Tel el- Hesy. « Nous avons exhumé Homère et Hérodote, conclut-il, nou^ allons maintenant exhumef la Bible. » In chà Allah!
— On ne peut accueillir qu'avec méflance les renseignements donnés par M. Durighelk) sur une vaste nécropole phénicienne qu'il aurait découverte à trois heures de Saint- Jean-d'Acre, au lieu dit El-Zib'. Parmi les objets qu'il signale, il y a de grands groupes en terre cuite représentant des scènes de métiers, des bijoux, des scarabées, etc. Tout cela est possible, mais aurait grand besoin d'être vérifié.
Les Hittites. — Les idées courantes sur Tempire et sur Tari hittites viennent d être critiquées à nouveau par M. 0. Puchslein*. Il conteste que les monuments dits hittites remontent au xiu^ et au XIV* siècle avant J.-G. La scène de chasse découverte à Saktsché-Gôzu doit être contemporaine de Sargon, qui conquit la Commagène en 708, et appartenir à la fin du vu» siècle. Les reliefs de Sindjirli ne sont guère plus anciens et M. Puchstein (contredit par M. Wiuter) croit reconnaître l'influence de l'art grec primitif dans le type des gri/fons de cette provenance. Quelques reliefs plus archaïques découverts à Sindjirli et transportés au Musée de Constantinople peuvent être attribués au X® siècle. Les hiéroglyphes hittites seraient tous postérieurs au IX® siècle. Quant aux œuvres de la sculpture dite hittite qu'on a signalées dans d'autres régions d'Asie Mineure, M. Puchstein croit qu'elles se rattachent à celles de la Syrie du nord et en conclut que les reliefs d'Eyouk et de Boghaz-Keui sont les uns du ix* siècle, les autres plus récents encore. Les figures rupestres de Nymphio seraient l'œuvre d'un roi lydien, peut-être d'un des premiers Mermnades. Ainsi tout cet ensemble de monuments n'a rien de commun avec les Chéta des textes égyptiens. M. Puchstein propose de les altribuer aux Muschkaja (Mosques), qui envahirent la Commagène vers 1170.