‹ Chroniques d'Orient; documents sur les fouilles et découvertes dans l'Orient hellénique de 1883 à 1890Chapitre 358 sur 406 · Sayce, The Academy, 1890, I, p · texte numérisé non relu

Sayce, The Academy, 1890, I, p

4. Ibid.^ p. 273. On trouve peut-être Jaourishalama sur la liste de Raruaic (Maspero, La liste de Sheshonq, p. 31).

5. îàid., p. 305. Le nom de Mitanni (Maten) 8*est rencontré dans une liste géographique à Karnak, Recueil de Travaux, XI, 3, 4, p. 156. — Voir eneorc, sur les tablettes de Tel el-Amarna, un travail critique de M. J. Halévy, Revue des Études juives, 1890, p. 197.

[0«, 357-8] CHRONIQUE D'ORIENT (i890) 727

dable*. Voici les principales acquisitions dont il nous a donné la nouvelle :

Bronzt's — Une boîte à miroir représentant deux femmes au bain et un groupe de Dionysos avec une panthère, ce dernier très remarquable par ce que l'altitude et les proportions de la figure principale rappellent le Diadumène de Polyclèle. Ces deux objets ont été décrits par M. de Villel'osse et médiocrement reproduits aux pages 21 et 185.

Terres cuites. — Satyre de style archaïque (Élatée).

Vases. — Riche série de vases peints légués par M. le baron J. de VVitte ; M. E. Pottier les a décrits en détail (p. 106-112), et a publié deux croquis d'après Tun d'eux (cf. Chabouillet, Collection Pould, n* 1387). Comme les marbres récemment acquis sont, pour la plupart, originaires de Carthage (collection Marchand), nous ne pouvons pas y insister dans cette Chronique, dont le domaine est borné à l'ouest par VAdria,

— Le même Bulletin des Musées a publié une virulente philippique contre Tart grec et l'art romain, despotes gênants que veut précipiter de leur trône un apôtre aussi enthousiaste qu'érudit de l'art du Nord*. Ceux qui répètent avec orgueil siamo Romanu — même lorsqu'ils ont vu le jour sur les bords de TÈbre ou de la Seine, — sont des <t Grecs et Romains de contrebande », des « pédants inconscients » et même des « cuistres involontaires ». C'est un peu exagéré. Goethe, un septentrional pourtant, voyait mieux les choses lorsqu'il écrivait : <t Mais comment Jean van Eyck peut-il seulement se mesurer avec Phidias? Oubliez, c'est mon avis, oubliez d'abord l'un pour l'autre. Car si vous étiez demeuré toujours auprès d'une seule femme, comment pourriezvous aimer encore? Il en est ainsi de l'art, ainsi du monde : une chose nous plaît après l'autre » *. Voilà l'éclectisme, qui est le fruit mûr de la sagesse. J'entends celui qui goûte^ tour à tour, Phidias et van Eyck, car de juger l'autre, ce n'est pas ici le lieu.

— Le Musée Britannique a acquis le célèbre vase de Python, de la collection de Castle Howard, qui représente Alcmène sur le bûcher*. On annonce que le même Musée va aussi entrer en possession de la riche collection de pierres gravées conservées jadis à Castle Howard, collection connue, ou plutôt mal connue, sous le nom de Carliste g em$. Il n'y a pas moins de cent soixante-six pierres grecques et romaines,

1. Les éditeurs feront bien de surveiller la rédaction des notices bibliographiqnes (voir p. 280).

Page 1